Accueil Blog Page 740

FESPACO: Quatre togolais en compétition

0

Le FESPACO célèbre cette année son 50e anniversaire.  A cette occasion plusieurs films et documentaires togolais seront projetés. Quatre sont en compétition dans les catégories films scolaire, d’animation et documentaires dont Roger Gbekou.

Commencé depuis le 23 février, il prendra fin le 2 mars à Ouagadougou (Burkina-Faso).

Le FESPACO est le Festival panafricain du cinéma et de la télévision. il constitue l’un des rendez-vous majeurs du 7e art en Afrique. 

La délégation est conduite par Dénis Koutom, le directeur national de la Cinématographie.

source: republicoftogo

Macky Sall obtient 64,57% des suffrages à Lomé

0


Après le dépouillement effectué dans les deux bureaux de vote installés au consulat, le président sortant Macky Sall obtient 64,57% des suffrages. Binéta Samba-Bâ, l’ambassadrice du Sénégal au Togo, s’est félicitée lundi du bon déroulement du vote dans son pays et à Lomé où plus de 700 ressortissants sénégalais étaient inscrits.

Le président sortant Macky Sall a battu haut les mains ses quatre autres adversaires avec 257 voix, soit 64,57% contre 86 voix pour Ousmane Sonko (21,60%).

SALU-2

Binéta Samba-Bâ

‘Je rappelle que ce ne sont que des résultats provisoires. Tout ce qu’on peut dire pour le moment, c’est qu’à Lomé Macky Sall est largement devant les autres candidats’, a précisé la diplomate.

Le camp du chef de l’Etat sortant a revendiqué, dans la nuit de dimanche à lundi, sa victoire dès le premier tour de la présidentielle. Un résultat que les deux principaux rivaux de Macky Sall avaient contesté par avance. 

Les résultats officiels des commissions de recensement des votes doivent être publiés dans chaque département avant mardi à midi. Ils seront ensuite proclamés à l’échelle du pays par la Commission nationale de recensement au plus tard vendredi à minuit.

source: republicoftogo

Banque Atlantique affiche sa nouvelle identité visuelle

0

Le groupe BCP a procédé au déploiement de son identité visuelle au Togo à travers le réseau Banque Atlantique. Le groupe finalise ainsi le processus entamé au mois d’avril 2018 au sein de sa holding Atlantic Business International et Banque Atlantique sa filiale locomotive en Afrique Subsaharienne. Les deux compagnies d’assurance du groupe, présentes au Togo devront suivre dans les semaines à venir.

La cérémonie de lancement de la nouvelle identité visuelle s’est déroulée le vendredi 25 janvier dernier à Lomé au siège de Banque Atlantique en présence du Directeur Général M. Mohamed SIMPORE et de plusieurs collaborateurs.

Banque Atlantique renforce son image à travers l’implémentation de l’emblème du « cheval » au Togo afin de refléter l’ADN du groupe BCP à l’instar des sept autres filiales de Côte d’Ivoire, du Mali, du Bénin, du Burkina Faso, de la Guinée-Bissau, du Sénégal et du Niger qui l’ont précédé dans cette démarche structurante.

La nouvelle identité visuelle du groupe

Le PND le pilier de tout développement

0

Le Plan national de développement (PND) ambitionne d’être le pilier du développement économique et social du Togo. Les autorités misent tout ou presque sur sa réussite. Il sera officiellement lancé le 4 mars prochain à Lomé.

Mais d’ores et déjà, les représentations diplomatiques se mobilisent. Celle installée au Maroc vient d’organiser une réunion d’information destinée à la Diaspora installée dans le royaume.

Une présentation des trois grands axes de cette stratégie avec les opportunités en matière d’emploi pour les diplômés et les étudiants.

La conférence a été animée par le chargé d’Affaires du Togo, Koudjo Adanou, et par Edmond Comlan Amoussou, le directeur général de l’Agence nationale pour l’Emploi (ANPE).

source: republicoftogo

Entretien : Comprendre le phénomène de transe des « filles de Sokodé » avec un psychologue

0

Depuis quelques semaines, une peur panique s’est emparée de toute la ville de Sokodé et de ses environs. Pour cause, des phénomènes de transe touchant uniquement des filles dans un certain nombre d’établissements scolaire de la ville. Depuis, les théories explicatives de ce phénomène, sont nombreuses, des plus folles aux plus réalistes. Meme si Elite d’Afrique a son approche sur la question, nous sommes allés à la rencontre d’un spécialiste de ces questions, qui a suivi « les filles de Sokodé » depuis le début. Pour M. SEDO Joseph, Psychologue clinicien en service au Centre Hospitalier Régional de Sokodé,  Doctorant en psychopathologie et psychologie clinique à l’Université de Picardie Jules Verne, ce phénomène a une explication psychologique plausible. Selon lui, il y a une très grande labilité émotionnelle couplée d’une absence de canaux efficaces de verbalisation des difficultés et d’un environnement anxiogène qui entretiennent la crise. Lecture.

Bonjour Monsieur. Présentez-vous à nos lecteurs s’il vous plait.

Je suis Joseph Yaovi Nofe SEDO, Psychologue clinicien au Centre Hospitalier Régional de Sokodé, Doctorant en psychopathologie et psychologie clinique à l’Université de Picardie Jules Verne.

Dites-nous, Monsieur SEDO, comment peut-on comprendre le phénomène de transe qui arrive aux filles dans les établissements scolaires de la ville de Sokodé?

Merci pour l’opportunité que vous m’offrez pour donner d’amples explications sur le phénomène de transe à la population. Tout d’abord, je pense qu’il serait judicieux de parler de comment se manifeste le phénomène et ensuite penser à lui donner un sens.

De ce fait, en avril 2018 et janvier 2019, environ une quarantaine voire cinquantaine de filles se sont écroulées à l’école. Le phénomène a commencé par les mêmes filles et a recruté 02 ou 03 filles de plus c’est-à-dire il y a eu plusieurs épisodes d’écroulement collectif et les filles qui sont tombées dans le premier épisode sont les mêmes à tomber en second temps avec quelques-unes qui se sont écroulées pour leur première fois. Environ 2/3 des filles sont à leur première crise et 1/3 est à leur deuxième ou troisième épisode à ce jour. Certaines filles ont fait la crise à l’école, d’autres à l’église ou encore au marché.

La crise se manifeste par des sensations d’étouffement, un mal de cœur, des polypnées, puis un écroulement avec roulement par terre, des cris, des pleurs et des propos incohérents. La crise dure minimum 05 minutes et maximum 10 minutes avec des rémissions le même jour ou les jours suivants. Elle touche les filles âgées de 12 à 21 ans et de plusieurs ethnies. Après la crise, il n’y a pas de blessures physiques sur les filles, l’état de conscience est normal, la mémoire est conservée et elles communiquent parfaitement. Après l’observation de la crise, nous avons fait des entretiens avec certaines filles et avec certains parents. Il ressort de ces entretiens psychologiques que les filles estiment avoir eu peur en voyant une camarade tombée. L’une d’entre elle nous confia que le jour où elle est tombée, elle ne tenait pas son eau bénite (en effet quand la crise a eu lieu la première fois dans son école, elle allait tous les jours avec l’eau bénite). Certaines ont affirmé qu’elles ont eu mal au cœur, puis elles ont perdu connaissances. Nous avons noté un antécédent de drépanocytose, d’asthme et de problèmes cardiaques chez au moins le tiers des filles. En explorant le contexte familial et socioculturel nous avons trouvé un fait marquant : aucune des filles n’habite avec ses parents géniteurs. Elles sont soit chez les grands-parents, ou soit chez un proche parent ou encore dans une famille reconstituée. Elles sont dans une situation de précarité, et de difficultés relationnelles. Par exemple, une fille hospitalisée a même refusé de voir son père, qui d’ailleurs était le seul accompagnant. De plus, la plupart ne mange pas avant d’aller en classe. Les propos tenus au cours de la crise sont en rapport à des faits déjà vécus par les filles.

Aucune des filles touchée par le phénomène  n’habite avec ses parents géniteurs

Q : Au regard de tous les faits que vous venez de détailler, pensez-vous que la cause est psychologique ?

Oui, puisque beaucoup d’éléments convergent là. L’anamnèse relève une discontinuité ou le manque de la figure parentale qui est soit décédée ou soit absente au cours du développement psychosexuel. Les filles ont vécu des événements traumatisants comme le viol, la rupture affective et amoureuse…Nous trouvons qu’il y a une très grande labilité émotionnelle couplée d’une absence de canaux efficaces de verbalisation des difficultés et d’un environnement anxiogène qui entretiennent la crise. La grande suggestibilité des filles explique les écroulements en masse. Un monologue intérieur est très manifeste chez ces filles qui commencent la crise. Tout ceci amène à formuler des hypothèses d’une crise conversive ou d’une crise d’angoisse. Toutefois, l’exploration psychologique continue.

Q: Certaines personnes pensent que la cause est spirituelle ? Pourquoi n’êtes pas vous de cet avis déjà qu’une fille fait la crise par manque d’eau bénite.

En fait, il faut retenir que l’être humain est un tout : physique, psychologique, social et spirituel. Nous disons ici que les filles traduisent un conflit interne. Ce conflit peut être spirituel ou social ou encore psychologique. Alors si certaines personnes pensent que le problème est spirituel, nous ne disons pas vrai ni faux, car nous ne sommes pas spirituel pour poser un tel diagnostic. Seulement nous savons qu’un conflit religieux, un contrat démoniaque non respecté ou autres peut entraîner des conflits psychiques que ces enfants extériorisent. Pour la fille qui parle d’eau bénite, quand le phénomène de transe s’est passé dans son école sans qu’elle ne fasse la crise, sa tante lui a remis de l’eau bénite qu’elle emporte sur elle chaque jour pour aller à l’école. C’est le jour qu’elle n’a pas pris son eau bénite qu’elle a fait la crise. C’est comme elle cherche son protecteur, ne l’ayant pas vu, elle a eu peur et a aussitôt fait la crise.

Q: Y a-t-il un moyen de prévenir cela?

La prévention chez les filles qui font déjà la crise est possible. Il faut un suivi psychologique qui amènera à d’autres actions au besoin par exemple l’initiation d’une thérapie familiale. Le suivi aura pour objectif  de trouver des moyens d’expression des conflits autre que le corps. A défaut de ce suivi, les filles pourront reprendre la crise, car elles présentent des prédispositions fragiles et la crise peut survenir à tout moment. Pour prévenir de façon générale, la réponse doit être écosystémique ou plusieurs acteurs doivent être impliqués tels que les parents qui doivent jouer leur rôle surtout en matière d’éducation familiale, les membres de la société qui ne doivent pas alarmer mais soutenir les personnes en difficultés et l’Etat qui doit mener des actions de sensibilisation sur la santé mentale.

Q : Pour finir, qu’avez-vous  à dire à la population ?

De ne pas paniquer. Quelle qu’en soit l’hypothèse que chacun formule, l’essentiel c’est de bien la vérifier avant de la divulguer. Les gens donnent leur avis et proposent des actions sans pour autant bien maîtriser le contour. Il faut que la population s’inscrive en toute situation, à la démarche : comprendre le problème, cerner les contours et la cause puis développer un plan de résolution. Pour un problème de santé, il faut d’abord chercher à avoir l’avis des professionnels de la santé. Et quand ceux-ci se retrouvent dans l’incapacité d’apporter des solutions, là on peut se tourner vers le spirituel. Une fois encore merci à vous.

Election 2020: Le nom du candidat d’ANC rendu officiel

0

Le mandat actuel du Président de la République, Faure Gnassingbé s’achèvera en 2020 ouvrant la voie à l’organisation d’une élection présidentielle. Sur ce, l’ANC présente son candidat.

A quelques mois de cette échéance, les choses se précisent et les candidatures se font jour. Après l’annonce de la candidature du Président Faure Gnassingbé à cette élection par le Secrétaire exécutif de son parti, l’Union pour la République (UNIR), c’est le tour de l’Alliance nationales pour le changement (ANC), de faire connaître l’identité de son future candidat à cette élection.

Au cours d’un meeting organisé dimanche 24 février 2019, par la jeunesse de l’ANC au quartier Bé Kodjindji, l’ancien député de ce parti, M. DRAH Seveamenou, a indiqué que sa formation politique avait déjà le nom de son candidat pour la présidentielle de 2020.

Et ce candidat, qualifié de « naturel » a-t-il révélé, c’est Jean Pierre Fabre.

Mais de là à affirmer que l’ex-chef de file de l’opposition et patron incontesté de l’ANC sera le prochain candidat unique de la C14, il y a un pas à ne pas franchir, indiquent plusieurs analystes de la vie sociopolitique du pays.

Les grandes manœuvres se mettent ainsi en place pour cette élection attendue pour 2020.

Source:Togoactualité

Koudapaani célébré dans la gaieté

0

Les dignes fils et filles du Mango (Grand Oti) ont célébrés la fête de « Koudapaani » la fête traditionnelle des moissons, dans la joie et dans la gaieté ce samedi. Le gouvernement a été représenté par le ministre du Tourisme et de la Culture, Kossivi Egbetonyo.

‘Cette fête nous offre l’heureuse occasion de vivre les multiples expressions de l’identité de cette mosaïque de,  peuples : Anoufoh, Konkomba, Gam-Gam, des Gourma, Komba,  Koumonga, et Natchaab, qui, au départ, célébraient, à différents moments, les fêtes Kouroubi, Dakou et Tingbanpaani et dont elle signe, désormais, l’unité dans la diversité linguistique et culturelle’, a déclaré l’officiel.

Le nom de Koudapaani est un condensé de trois appellations différentes employées par les populations mais qui signifient toutes fécondité et moisson : ‘Kouroubi – Dakou – Tigbanpaani’.

source:Republicoftogo

Un nouvel départ lancé par la FTF

0

Enfin le congrès de la FTF a tenu sa promesse. c’est la salle de conférence de l’hôtel Sancta Maria de Lomé a pris la place, le samedi 23 février, des matchs des championnats nationaux, pour le congrès ordinaire annuel de l’instance faîtière du football national. Inscrits à l’ordre du jour : le vote concernant la proposition de modification des statuts, l’approbation du congrès annuel de Kara et des comptes annuels 2017, 2018 et du budget annuel 2019, des cas de violences.

Lors de ce congrès ordinaire, des décisions importantes ont été prises notamment l’approbation des acteurs du budget annuel 2019 estimé à 2.253.136.355 FCFA, des modifications des statuts de la FTF en ses articles 23, 34, 44, 49, 50, 51, 69 et 70 et la résolution du Comex de la FTF qui donne droit de vote au congrès électif de 2020, aux 12 premières équipes de D1 et 12 également de la D2 soit 5 au nord et 7 au sud au terme de cette saison sportive. La Fédération Togolaise de Football (FTF) a élucidé les acteurs du football togolais sur sa nouvelle vision couvrant la période 2019-2023.
En ouvrant les travaux de ce congrès ordinaire, Folly-Bazi Katari, le ministre des sports a salué l’effort du chef de l’État, de la FTF à l’avancement du sport roi au Togo et a appelé toute la population à se mobiliser derrière les Éperviers pour son match fatidique face aux écureuils le 24 mars prochain.
« Je remercie le Chef de l’Etat qui a consenti un effort considérable pour avoir doté l’équipe nationale d’un sélectionneur de très haut niveau. Je salue la FTF qui, a pris l’initiative, en collaboration avec la FIFA, de rénover les stades d’Atakpamé, Kara et Sokodé afin de les doter des pelouses synthétiques. Par la suite, nos stades seront mis dans de bonnes conditions pour éviter des cas de violences. J’exhorte tout le monde à être derrière les Éperviers pour le match du 24 mars. Nous sommes à quelques doigt de notre qualification pour la CAN 2019 et je crois que nous allons le faire dans une union d’esprit », a-t-il affirmé.
A la fin des travaux du congrès, le Col Guy Akpovy,  président de la FTF est revenu sur les violences dans les stades en indiquant du rôle que jouera la commission fairplay de la FTF pour mettre fin à cette situation.
« De ce congrès, nous retenons comme grande ligne les projets avec la FIFA. Le projet Forward 1.0 où nous avons parlé des poses des pelouses synthétiques dans les différentes régions. Dans le projet Forward 2.0, c’est notre vision à parfaire tout ce que nous pensons pour le bien de la FTF surtout la construction d’un centre technique et beaucoup de choses qui vont arriver après. C’est un congrès ordinaire qui nous permet d’évaluer ce que nous avons fait de par le passé et voir nos perspectives d’avenir. La commission fairplay fait son travail et donnera ses conclusions à la fin des championnats. Cette commission est en train de réfléchir pour mettre en place une structure en collaboration avec une association pour pouvoir sensibiliser nos supporters sur les violences dans nos stades avant les matchs ou à la mi-temps en leur disant que le football c’est la joie, c’est le fairplay. Je crois que c’est un travail de longue haleine et nous devons mettre les bouchées doubles pour y arriver. Je lance un appel pressant à tous les supporters qui doivent comprendre que les lois de jeu changent, les arbitres peuvent commettre des erreurs et aujourd’hui la FIFA ne tolère pas ces genres de situations. Nous avons reçu une sanction en payant une amende en 2016 lorsque le public a envahi le terrain après avoir su que le Togo s’est qualifié pour la CAN 2017. A long terme, nous allons mettre des caméras dans les stades pour regarder tout ce qui se passe, même quand vous insultez un arbitre », a-t-il indiqué.


A quelques semaines de cette rencontre importante entre le Bénin et le Togo, le président de la FTF appelle à la  mobilisation.
« Je lance un appel à tous les présidents de clubs, à toute la population, de laisser tomber les rancœurs, les suspicions. Aujourd’hui, c’est une affaire nationale et je voudrais que tout le monde y participe pour qu’ensemble nous puissions aller gagner ce match qui est capital pour notre qualification », a-t-il déclaré.


Des dispositions à court et à long terme sont prises pour faire disparaître les scènes de violences enregistrées il y a quelques jours dans les différents stades notamment Kabou, Dapaong, Badou. A court terme on peut citer entre autres, le contrôle systématique des mesures de sécurité à l’intérieur et à l’extérieur du stade par le commissaire au match ou le responsable de sécurité de la FTF avant chaque match, l’organisation de la gestion des supporters, la sanction des arbitres sur les fautes techniques et erreurs avérées.
Sur le long terme, la mise en place d’une coordination avec le ministère des sports, de la sécurité, de l’administration territoriale et de la justice pour un parfait partage d’informations, la formation des stadiers en agent de surveillance en sécurité privée et veiller à la stabilité de leur affectation à l’intérieur du stade, inciter les clubs à se doter de vraies associations de supporters capable de dialoguer avec la fédération et les pouvoirs publics.

SOURCE: Gapola

Ismael Kassime, Co-promoteur de Néré Saveurs : « …mettre en place une structure capable d’aider à avoir une alimentation de qualité pour la population togolaise et africaine »

0

« Difficile de faire plus direct…», penserait-on au sortir d’une discussion avec Ismael Kassime, jeune entrepreneur togolais et Co-promoteur du Label Lafiè, spécialisé dans la production et la commercialisation de produits issus du Néré, arbre aux mille et une vertus des savanes africaines. Car ce qui capte l’attention, ce n’est pas vraiment ce que deviennent les graines du Parkia Biglobosa, nom scientifique de cet arbre appelé sous divers vocables dans la sous-région ouest-africaine. Plutôt la détermination, la vision presque contagieuse et le franc-parler qui animent l’ex-pensionnaire du programme Tony Elumelu. Et de franc-parler, il en a justement fait montre dans cet entretien. Son parcours, Label Lafié, Néré Saveurs, écueils de l’entrepreneuriat togolais, Ismael s’est épanché… Lecture.   

Pouvez vous vous présenter ?

Ismael Kassim : Je suis Ismael Kassim, jeune entrepreneur togolais, évoluant dans l’agroalimentaire. Je suis co-fondateur avec Rachidatou Morou, du Label Lafiè, une structure qui ambitionne de devenir le premier label africain de produits locaux sains et nutritifs. Nous nous sommes concentrés sur la filière Néré et nous avons lancé une gamme de produits, « Néré Saveurs », qui est un bouillon culinaire 100% naturel, essentiellement à base de Néré et d’autres épices, tous cultivé localement.

30934 in 1 TogoFirst 30934 Ismael Kassime Co promoteur de Nere Saveurs lambition cest detre le 1 OcB

Le néré est un arbre très présent dans nos savanes et qui produit une gousse enrobée de farine jaune dans laquelle il y a une graine qui sert à faire une moutarde. Cette moutarde est répandue sous le nom « Afiti » et connue sous divers vocables dans la sous-région, « dadawa » au Ghana, « soumbala » au Burkina… En fait, elle est très prisée dans presque tous les pays de la sous-région où selon les estimations, elle est consommée par près de 200 millions de personnes. Pour cette année, nous envisageons de lancer une nouvelle gamme de produits issus du néré parce que nous avons décidé d’exploiter toute la filière en utilisant la farine jaune du Néré pour produire du jus naturel, une bouillie pour enfants et adultes, un couscous naturel, ou encore de la farine pour faire des pâtisseries. On espère d’ici 2020 attaquer d’autres marchés, notamment le marché de l’arachide.

Pourquoi avoir entrepris dans l’agroalimentaire et précisément dans la filière Néré ?

I.K : Comme tout entrepreneur, nous avons entrepris pour répondre à un besoin précis. Nous avons constaté que nous ne mangions plus du tout sainement et nous avions décidé d’y remédier. En essayant le plus possible de manger naturel, bio et sain. Nous avons donc décidé de mettre en place une structure capable d’aider à avoir une alimentation de qualité pour la population togolaise et africaine.

Pourquoi avoir donc commencé avec un bouillon industriel ? C’est parce que nous avons découvert des chiffres énormes et choquants. Je ne citerai pas de nom mais une grande marque internationale de bouillon industriel que tout le monde connaît vend 14 milliards de cubes de bouillon par an dans le monde. Et leur plus grand marché, c’est l’Afrique suivi de l’Inde.

14 milliards de bouillons, pas en argent mais en nombre multipliés par 25, vous verrez ce que ça donne. Le marché est juste énorme, et on a décidé de s’y lancer. Nos Etats perdent énormément de l’argent à laisser un filon aussi juteux à des exportateurs étrangers ou à des gros groupes industriels venus d’ailleurs.

Donc au-delà de l’aspect social de notre mission qui est d’apporter le bien-être aux gens, nous y avons trouvé une véritable opportunité économique à saisir.  

Avez-vous reçu un accompagnement dans la mise sur pied de votre structure ?

I.K : Nous avons d’abord commencé sur fonds propres, début 2016, nous avons entamé une phase « recherche et développement » et produit le premier prototype avec nos moyens.

Cela nous a conduits à être finalistes pour le meilleur projet entrepreneurial en décembre 2016 avec le Forum des jeunes entrepreneurs togolais. Après ce forum qui nous a donné un peu de visibilité, nous avons initié des petites rencontres avec des amis et des amis d’amis avec qui nous avons échangé sur notre projet et notre vision. Nous avons présenté le potentiel du projet et avons demandé aux gens de nous faire des micro-prêts de 50 000 FCFA sur 06 mois. Des gens l’ont fait quasiment sans intérêt et nous, en remboursant, nous avons symboliquement ajouté 10% dessus. Donc 06 mois après, nous avons retourné 55 000 FCFA à toutes les bonnes volontés qui ont accepté de nous prêter de l’argent.

Nous avions organisé cela avec Innov’up, (une structure spécialisée dans l’incubation des jeunes start-up, ndlr). Parce qu’il faut le rappeler, après notre place de finaliste au Forum dont j’ai parlé plus tôt, nous avons été placés en incubation au niveau d’Innov’up qui était partenaire avec le forum, pendant 06 mois.

Dans la même année, on a été lauréat Tony Elumelu. On a bénéficié de la formation, l’accompagnement, et un financement de 5000 $, soit près de 3 millions FCFA. Cela nous a permis de passer un nouveau cap et de faire quelques immobilisations.

Dans la foulée, nous avons été lauréat de « Finance ensemble », un site de financement participatif de l’OIF (Organisation Internationale de la Francophonie), ce qui a permis de faire une levée de fonds en collaboration avec « Ulule », une plateforme de crowdfunding en France. Nous avons levé 3000 euros alors que nous en voulions juste 2000.   

Comment les consommateurs ont-ils réagi ou réagissent-ils actuellement vis-à-vis de vos produits ?    

I.K : Nous sommes un nouveau produit et généralement les nouveaux produits ont plus de chance mourir tôt que de prospérer. On est donc allés très très doucement, en essayant de fidéliser les clients, pour après les transformer en ambassadeurs. Et les réactions ont été très positives, au Togo et surtout au niveau de la diaspora mais il reste beaucoup à faire. Aujourd’hui, nous sommes assez fiers de voir à quel point nos produits sont en train d’être consommés. Nous avons actuellement une niche propre à nous, nous savons qui sont nos clients et où ils se trouvent.

30934 in 2 TogoFirst 30934 Ismael Kassime Co promoteur de Nere Saveurs lambition cest detre le 1 OcB

 Quelles difficultés rencontrez-vous au niveau de Néré saveurs ?

I.K : La plus grande difficulté reste la même que beaucoup d’entrepreneurs ont ici, le financier. L’écosystème entrepreneurial fait trop dans la promotion du nombre plutôt que dans la qualité et cela n’aide pas toujours.

Cela va ressembler à un procès mais si vous le permettez, nous avons plein de mécanismes mis en place par l’Etat mais je remarque personnellement qu’on a plus envie d’avoir des statistiques, dire que nous avons accompagné 300, 400 ou 500 jeunes entrepreneurs. Mais combien au finish s’en sortent réellement ?

Je pense qu’il faut faire la promotion des champions, se concentrer sur des modèles économiques qui sont en train de marcher. Pour avoir vu ce qui se fait dans les autres pays, et aussi à l’intérieur du Togo, j’ai remarqué que les jeunes ont plus de respect pour d’autres jeunes qui ont réussi. Ils ont juste besoin de référence. Donnez-nous des entrepreneurs millionnaires ou milliardaires et vous verrez que la barre sera haute et l’émulation, stimulée comme jamais.

Cela s’est déjà passé au Togo mais dans un autre domaine, la musique. Le groupe Toofan est aujourd’hui une référence et inspire une jeunesse qui veut leur ressembler, faire comme eux. Lorsqu’ils passent une étape, ils entraînent une partie de l’écosystème musical avec eux. Ils peuvent faire grandir en une seule chanson ou un seul clip vidéo, le niveau national. A titre d’exemple, ils sont allés faire des clips avec de grosses firmes africaines de réalisation et juste après, le niveau des réalisateurs togolais en a pris un coup et a augmenté.

C’est ce qu’il nous faut dans l’entrepreneuriat national. On a besoin de référence. Il ne faut plus donner 2 millions à un jeune et être fier uniquement de dire qu’il l’a remboursé. Lorsque nous participons à des fora et que nous rencontrons des entrepreneurs d’autres pays de la sous-région, nous nous cachons. J’ai un ami qui fait dans l’agropastoral au Mali qui a plus de 10 000 têtes de bétail et qui se fait au moins entre 30 et 50 millions FCFA par an.

Je ne dis pas qu’on va transposer ce modèle, parce que les réalités ne sont pas les mêmes, mais comment faire pour que les entrepreneurs togolais passent un cap et arrêtent d’évoquer le financier comme principale difficulté ? Un autre exemple, le Nigéria entrevoit d’interdire des importations de concentré de tomate. Cela veut dire que les jeunes entrepreneurs qui sont dans le secteur de la tomate viennent de voir leurs possibilités d’être plus visibles sur le marché, augmenter significativement. Et il ne faudra pas s’étonner si dans quelques années, un nouvel entrepreneur nigérian devenait millionnaire ou mieux. Il ne faut plus qu’on soit sous perfusion ici mais qu’on nous apprenne la culture financière, cela permettra de ne pas tuer les initiatives.

 Quelles sont donc vos perspectives à court comme à long terme ?

I.K : Augmenter notre capacité de production.

Notre objectif 2019, est de fidéliser 1000 clients pour notre nouvelle gamme que nous appelons « dosette » et qui est vendue à 100 FCFA. A terme nous projetons un chiffre d’affaire de 36 millions l’année avec ce millier de clients.

Nous voulons grandir, mais grandir au bon moment. Nous avons un plan et une stratégie pour notre entreprise et nous comptons bien le suivre. Nous sommes actuellement dans plusieurs pays de la sous-région, le Sénégal, le Bénin, le Burkina, les Etats-Unis, la France… Nous envisageons même de délocaliser notre unité de production dans les Savanes, à Dapaong plus précisément où nous avons plus de matière première. 

source: Togofirst

Caster Semenya se dit: « incontestablement une femme »

0

La double championne olympique sud-africaine du 800 m Caster Semenya a répété jeudi qu’elle était « incontestablement une femme », en prévision d’une audience très attendue où la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF) s’apprêterait à la considérer comme un « mâle biologique », ce que l’organisation a démenti.

« Mlle Semenya est incontestablement une femme. Elle est une héroïne et une source d’inspiration dans le monde entier », ont déclaré ses avocats dans un communiqué.

« Elle se réjouit de pouvoir répondre à l’IAAF lors de l’audience à venir du tribunal arbitral du sport (TAS) », ont-ils ajouté.

Le TAS doit examiner la semaine prochaine à Lausanne (Suisse) un recours de Caster Semenya contre des règles controversées imposées par l’IAAF aux athlètes féminines qui produisent naturellement beaucoup de testostérone.

Ces règles imposent aux athlètes dites « hyperandrogènes » ou DSD (différences de développement sexuel) de faire baisser avec des médicaments leur taux de testostérone pour participer aux épreuves internationales du 400 m au mile (1.609 m).

source: France24