Accueil Blog Page 757

L’UE engagé dans l’amélioration de la justice

0

Lancé dans le but de contribuer à améliorer la perception que les justiciables ont de l’institution judiciaire, le Programme d’appui au secteur de la justice (PASJ) a été soumis hier 04 février 2019 à une évaluation d’étape au cours de la 3è réunion du Comité de Pilotage (COPIL).

Les 4 axes d’intervention du programme ont ainsi été passés en revue, à savoir le renforcement du cadre de pilotage de la justice, l’amélioration de l’accès au droit et à la justice des populations et le renforcement du cadre de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite, ainsi que l’amélioration du cadre de la coopération entre la justice et la police, contribuant au traitement efficient des procédures judiciaires.

Sur l’axe relatif au renforcement du cadre de pilotage du secteur de la justice, des ateliers de renforcement de capacités des acteurs de la justice ont été organisés. Entre autres, l’atelier sur l’amélioration du management des juridictions et la formation des acteurs de la justice sur le budget programme.

Au titre de l’amélioration de l’accès au droit et à la justice, une campagne de sensibilisation et de vulgarisation du Guide des droits et obligations du justiciable et de la Directive sur l’éthique et la déontologie du magistrat, menée par le Conseil supérieur de la magistrature (CSM), a valeur d’illustration. 

En matière de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite, les corps de contrôle ont été renforcés, tant en matière de formation que d’équipements informatiques et roulants.

S’agissant de la coopération entre la justice et la police judiciaire, il est à retenir que le groupe de travail composé de magistrats et d’officiers de police judiciaire a procédé à la standardisation des registres de garde à vue, conformes aux « Lignes directrices de Luanda ». Les Lignes directrices de Luanda s’emploient à promouvoir le respect par les États signataires de la Charte Africaine de leur obligation de garantir à tous les peuples, le droit à la vie, à la dignité, à l’égalité, à la sécurité, à un procès équitable et à un système judiciaire indépendant, dans le contexte spécifique de l’arrestation, de la garde à vue et de la détention provisoire.

Source:Togofirst

Que garde Gerry Taama du président Gnassingbé Eyadema

0

« Le souvenir que je garde du président Gnassingbé Eyadema est celui d’un homme très attaché à son pays, à son terroir et qui a dirigé le Togo avec les moyens qu’il avait ».

Ce jugement n’émane pas d’un proche de l’ancien président togolais décédé il y a 14 ans, mais d’un opposant. En l’occurrence le député Gerry Taama, leader du NET.

A l’époque, M. Taama était lieutenant dans une unité blindée. Un militaire qui exprime son point de vue sur un autre militaire.

Si il salue l’action de l’ancien chef de l’Etat, il reconnaît toutefois que sa politique n’a pas été parfaite.

source: republicoftogo

Qui est DJ Kerozen, le nouveau visage du coupé-Décalé ivoirien

0

Kerozen Dj est un artiste chanteur ivoirien du Coupé-Décalé. Aujourd’hui, ce fils de la Côte d’Ivoire est plus remarquable sur la scène musicale et surtout du Coupé-Décalé dans son pays.

Même si l’on parle d’une réussite surprenante de Dj Kerozen, ses proches pourraient confirmer son histoire. Donc il vient de loin, comme lui-même l’a affirmée dans sa chanson intitulée « victoire » en disant  « moi, je viens de loin le pétrole du village est devenu Kérosène » pour dire qu’il est sorti de nulle part.    

De son vrai nom Yobo Constant Joël, Kerozen Dj a commencé par murir ses petits talents dans un petit maquis de son quartier appelé « Le Titré » situé à Yopougon après avoir laissé ses études en classe de terminale. Etant ambitieux, il va de lumière en lumière. En passant plus tard par Abobo, puis aux maquis « Champions League », Kerozen a finalement eu la chance de cohabité avec ses amis au « Ministère de la Joie » situé à la Rue Princesse, le coin le plus aimé où l’ambiance est toujours au rendez-vous.

Chemin faisant dans ce coin avec ses amis, ils ont pu développer des talents incroyables. Ce qui va attirer l’attention de l’arrangeur David Tayorault qui va sans doute demander à la patronne de produire l’équipe. Très généreuse et confiante, elle n’a pas hésité à accepter. C’est ainsi qu’est né le groupe Boulevard Dj avec un succès à travers « la danse de la moto » en 2005.

Aventure européenne

La décision du jeune Joël Constant de s’installer en Suisse après une tournée européenne met ainsi fin au groupe « Boulevard DJ ».

En Suisse où il vécut pleinement de 2005 à 2008, il officiait comme DJ dans une boîte de nuit. Parallèlement, il sortit quelques singles qui sont, malheureusement, passés inaperçus. Après quelques années d’impasse, il prend la sage résolution de retourner s’installer au bercail, en Côte d’Ivoire, où tout avait bien débuté pour lui.

Après quelques tentatives de se revenir à la surface, et au plus fort de la déception, il fait la rencontre de la belle Emma Dobré.

Galvanisé par cette dernière qui lui redonne confiance et décide de le produire, il renaît de ses cendres comme un phœnix. Et sonne son heure avec mon heure a sonné en 2016. Et depuis, DJ Kerozen est devenu un véritable phœnix, enchaînant les tubes : « Le Temps », « Marie Jo », « Ca y est dans ta main » avec un featuring de Serge Beynaud…

Sa dernière sortie « La Victoire » est un véritable chef-d’œuvre qui ne laisse personne indifférente dans les 4 coins du monde par la profondeur du message véhiculé dans cette chanson. Eto’o Fils, Serge Aurier, le rappeur français MHD et de nombreuses stars, des hommes politiques et autres célébrités sont aujourd’hui sous le charme de cette chanson de DJ Kerozen qui fait le tour du monde actuellement.

Kérozen DJ est à ce jour l’artiste le plus adulé de sa génération et dans son genre musical. Palmarès.

Il a à son compteur plusieurs distinctions déjà, avant même la sortie de son album annoncé pour les jours suivants. Depuis son retour sur la scène musicale en 2016, DJ Kerozen ne récolte que des nominations et consécrations :

(Nominé aux Awards du Coupé-décalé en 2016, Vainqueur des « Héros 225 » en 2016, Nominé aux « AP Music Awards », Vainqueur de la catégorie musique du Prix 35/35 de l’OIF 2017, « Le Temps »:

Chanson de l’année 2017 aux Awards du Coupé-décalé, Meilleure chanson et meilleur artiste masculin aux Africa Awards Music, Nominé dans la catégorie « Meilleur artiste de l’Afrique de l’Ouest » au Kundé d’Or 2018 et bien d’autres).

Avec sa dernière sortie « La Victoire », il caracole dans les hits dans nombreux pays. Il est d’ailleurs N°1 actuellement sur la chaîne de télévision musicale « Trace Africa ».

Avec Abidjanshow.com

Baccalauréat session 2019 5jours de plus pour les candidats retardés

0


Les candidats en retard pour les inscriptions à l’examen de Baccalauréat Session de Juin 2019 disposent d’un délai allant du 11 au 15 février prochain pour se mettre en règle, informe le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche dans un communiqué rendu public ce lundi 4 février 2019.

En effet le ministre dit avoir constaté qu’un nombre important de candidats à l’examen ne sont pas encore inscrits après le délai prévu.

Fort de ce constat le ministre informe les responsables d’établissements scolaires, des parents d’élèves et de tous les retardataires « qu’un délai supplémentaires de cinq jours allant du lundi 11 février au vendredi 15 février 2019 inclus leur est accordé pour le versement des droits et de l’inscription en ligne des candidats concernés ».

Il faut préciser que l’initiative portant sur l’inscription en ligne des élèves à l’examen du baccalauréat est une première au Togo.

Source: Togotribune

Un pont de 180m en construction sur le fleuve Kpendjal

0

L’ouvrage devrait avoir un impact social, en termes de réduction du temps de liaison, de Kpendjal aux localités avoisinantes du Burkina Faso et du Bénin. Il devrait également présenter un intérêt économique pour toute la zone.

Le pont a vocation à désenclaver cette localité où se pratiquent essentiellement l’élevage commercial et l’agriculture, en l’ouvrant sur les pays avoisinants, notamment le Bénin et le Burkina Faso. Avec la possibilité de doper le volume des échanges entre ces populations  et celles des pays voisins.

L’ouvrage, au surplus, permettra de booster les échanges commerciaux entre les populations du milieu elles-mêmes.

Une visite de plusieurs ministres togolais sur le site abritant l’ouvrage en construction, a permis de relever que les travaux sont à un taux de réalisation de 45%.

Notons que le coût global de cette infrastructure est de 17,5 milliards FCFA.

Source: Togofirst


Un plan d’action sur le fonctionnement des structures des ESOP élaboré pour créer plus d’emplois

0

Des dysfonctionnements ont été relevés dans la gestion  des ESOP et le gouvernement veut désormais y voir très clair. Une réunion préparatoire du diagnostic des ESOP avait eu lieu il y a quelques semaines et avait permis de dresser un tableau plus ou moins reluisant.

Ce vendredi à Lomé, le nouveau ministre de l’agriculture, Noël Koutéra BATAKA a eu une séance de travail avec le premier responsable de l’Entreprise Territoire et Développement (ETD), Komi ABITOR.

La démarche du ministre BATAKA était de s’enquérir  des maux qui minent les ESOP afin d’apporter des solutions pour rendre ces structures plus fonctionnelles, pour  créer plus  d’emplois,  augmenter les  rendements, et améliorer  les conditions de vie des populations.

A la fin des échanges, il a expressément demandé un plan d’action sur le fonctionnement de ces structures. Ce plan d’action soutient-il, devra être soumis dans les jours qui suivent par les premiers responsables.

Le ministre BATAKA a rappelé l’ambition du gouvernement, celle de rendre ces unités plus fonctionnelles en créant des emplois, augmenter le revenu des producteurs et améliorer leur condition de vie.

Quitter l’étape d’ONG à une holding plus autonome

Si déjà certains peignent tout en noir sur ces ESOP qui n’ont pas répondu aux attentes, il faudra cependant reconnaître que d’une manière ou d’une autre, la contribution des ESOP sur la vie des producteurs, surtout de ces femmes rurales qui tiraient le minimum vital pour vivre n’est pas à ignorer.

Séance de travail au cabinet du ministre

A la base, l’Entreprise Territoire et Développement (ETD) est une ONG (organisation non gouvernementale) et a pour objet social à but non lucratif. Elle fonctionne à partir des ressources des bailleurs, notamment des subventions.

Selon certains spécialistes, l’ONG ETD était en quelque sorte, juge et partie car ce n’était pas le rôle d’une ONG de faire des activités commerciales à ce point.

Ils saluent la mise en place du holding qui sera actionnaire des ESOP, ce qui donnerait plus de marge de manœuvre dans la gestion, surtout, obtenir une autonomie de gestion.  

Pour Abitor Komi, Directeur Général de l’ONG ETD,  » il doit réfléchir à la pérennité de ses acquis et de ses interventions en définissant des modèles de développement lui permettant de générer des ressources propres, de diversifier ses sources de financement et de donner plus d’ampleur à ses activités ».

« Nous, dans notre parcours, on a commencé par une ONG qui fait des projets du genre entreprenariat des jeunes, transformation agroalimentaire, l’appui aux collectivités locales et finalement, on s’est aperçu qu’on a défini des modèles de développement économique et sociale qui sont pertinents pour notre environnement », se félicite –t-il.

Les responsables de l’ETD ont alors jugé bon de se doter d’outils financiers et des mécanismes techniques qui permettent d’accompagner les acteurs sans avoir besoin de subvention.

« On a mis en place une fondation, un centre d’incubation, un réseau d’entreprise qui sont pérennes et une société d’investissement et c’est ça qui fait le groupe », déballe-t-il.

Créée en 2003 avec pour objectif ultime de contribuer au développement économique et social des personnes vivant en milieu rural, ETD est également installée au Bénin.

Elle intervient dans la structuration et le développement de chaînes de valeur agroalimentaire sur des filières comme le riz, le soja, le miel, l’ananas, le manioc, les viandes, le maïs et une grande filière semencière.

L’approche entrepreneuriale adoptée par l’ETD est la mise en place d’entreprise de types ESOP (Entreprise de Service et Organisation de Producteurs).

Elle accompagne aussi les collectivités dans la promotion de la gouvernance locale, le développement économique et l’attractivité de leur territoire. En termes d’emplois, au niveau des entreprises, ils sont 512 personnes et 69 au niveau de l’organisation d’ETD et de ses entités.

source: Agridigitale

Le déficit budgétaire des pays africains doit être résorbé.

0

La Banque africaine de développement (BAD) vient de rendre public son rapport annuel ‘Perspectives économiques en Afrique’

Les experts notent une amélioration générale et continue des performances économiques du continent. Le produit intérieur brut (PIB) est estimé à 3,5 % en 2018, soit à peu près le même pourcentage qu’en 2017 mais en hausse par rapport à 2016 (2,1 %). La croissance du PIB de l’Afrique devrait s’accélérer à 4.0 % en 2019 et atteindre 4,1 % en 2020.

Ce taux reste néanmoins insuffisant pour résorber les  et courants persistants et à une dette devenue parfois insoutenable. Il faut donc que les pays accélèrent leur taux de croissance et renforcent son efficacité pour créer des emplois décents. Les Perspectives 2019 montrent que les résultats macroéconomiques et en matière d’emploi sont meilleurs lorsque l’industrie mène la croissance.

Le thème spécial de cette année est l’intégration régionale pour la prospérité économique de l’Afrique. Cette intégration couvre non seulement la coopération commerciale et économique mais aussi la fourniture de biens publics régionaux.

______

La situation économique du Togo, selon la BAD

L’impact négatif de la crise politique de 2017 et de l’ajustement budgétaire sévère exigé par la réduction du ratio dette/PIB (de 82 % en 2016 à un objectif de 70 % en 2019) ont limité la croissance du PIB réel à environ 4,7 % en 2018. 

La croissance du secteur primaire était estimée à 5,1 %, tirée par l’agriculture (5,1 %) et la pêche (6,2 %). La croissance du secteur secondaire a été plus modérée qu’en 2017 en raison de la performance moindre de l’industrie manufacturière. La situation politique freine également la croissance du secteur tertiaire, estimée à 4,4 % en 2018, contre 7,9 % en 2017. 

Concernant la demande, la croissance économique a été tirée par la formation brute de capital qui a contribué pour 3,8 % à la croissance, et par la consommation finale. La demande intérieure plus forte s’est traduite par des exportations nettes négatives. Après avoir culminé à 9,6 % du PIB en 2016, le déficit budgétaire a été ramené à 2,1 % en 2017 pour remonter à un taux estimé à 6,7 % en 2018. 

L’inflation était négative en 2017 et est restée faible en 2018, esti- mée à 0,4%. 

GRA

La croissance du PIB réel devrait atteindre 5,0 % en 2019 et 5,3 % en 2020, dans l’hypothèse d’une résolution de la crise politique et d’un rétablissement des investissements publics et privés. L’inflation devrait se maintenir à 1,2 % en 2019 et à 2,0 % en 2020.

Parallèlement à la reprise attendue de l’activité économique et des dépenses d’investissement, le déficit budgétaire devrait s’améliorer et s’établir à 1,6 % du PIB en 2019. Le déficit de la balance courante devrait également se réduire, passant d’environ 7,9 % du PIB en 2018 à 6,8 % en 2019, grâce à la vigueur des exportations (phosphates, clinker et coton). 

Perspectives : facteurs positifs et négatifs

Les pouvoirs publics ont orienté leurs principales inter- ventions vers les secteurs agricole et énergétique et les finances publiques. 

Dans le secteur agricole, les principales interventions consistent à développer des agropoles et à mettre en place un mécanisme incitatif de financement agricole. 

Dans le secteur de l’énergie, les autorités ont finalisé la stratégie d’accès universel à l’énergie d’ici à 2025. Enfin, en matière de finances publiques, les autorités ont continué de mobiliser les recettes : elles ont renforcé les autorités fiscales, supprimé certaines exonérations fiscales et rationalisé les processus de passation des marchés. Un nouveau Plan national de développement pour 2018-2022 a été adopté en août 2018. 

Le Togo participe activement aux efforts d’intégration régionale et de facilitation des échanges en cours au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et de la Communauté des États sahélo-sahariens. 

Le pays applique le tarif extérieur commun de l’UEMOA et de la Cédéao depuis le 1er janvier 2015.

Au sein de la CEDEAO, le Togo affiche un indice d’intégration régionale élevé en matière de protection de l’environnement, d’infrastructures régionales, de libre circulation des personnes et d’intégration financière et macroéconomique. 

Le port de Lomé (PAL) est une infrastructure majeure pour le commerce régional, en particulier pour le transit vers les pays voisins enclavés, mais également pour certains pays côtiers : 40 % des marchandises importées par ce port sont en transit ou destinées à être réexportées vers d’autres pays de la région. 

Les échanges intra-UEMOA ont représenté 52 % des exportations togolaises en 2016.

Source: republiquetogolaise

Louis Michel: « Des manifestations nombreuses qui aboutissent parfois à des violences rendent plus difficiles le développement et la gestion d’un pays »

0

La facilitation de la crise togolaise conduite par la CEDEAO, les dernières législatives, le nouveau parlement togolais, le programme national de développement, l’aide européenne en direction de l’Afrique, les dernières élections en République démocratique du Congo, etc. Les points de vue de l’ancien Commissaire européen au Développement et à l’Aide humanitaire, Louis Michel tranchent avec des réactions souvent entendues.

À l’occasion de leur présence à Bruxelles, dans le cadre de la session ministérielle U.E. – U.A., le quotidien Togo Matin et la chaine de Télévision nationale du Togo ont interviewé, le Député européen, ex Vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères et ministre des Réformes institutionnelles, membre du parlement belge depuis 1978, dans ses bureaux, sis au Parlement européen, rue Wiertz, 60 à 1047 Bruxelles.

Dans cet entretien exclusif, il embrasse tour à tour, les questions togolaises, africaines liées à la politique, à l’économie, à la migration…avec un regard parfois original. Entretien !

Bonjour M. le Ministre, vous connaissez très bien le Togo, vous suivez toujours avec une attention particulière la vie politique du pays et toutes ses implications. A la lumière des dernières élections législatives qui y ont eu lieu en décembre dernier, élections marquées par le boycott de la coalition de l’opposition, quelle pourrait être désormais la nature des relations entre le parlement européen et le Togo ?

Je pense qu’il serait intéressant que le parlement européen puisse vite accueillir une délégation de parlementaires (majorité, opposition, indépendants) pour nouer des liens d’informations et de soutiens réciproques, une délégation pluraliste de sorte à écouter plusieurs sons de cloches. D’ailleurs, nous, nous avons l’intention de tenter d’organiser une mission d’information avec une délégation de parlementaires européens qui iraient au Togo rencontrer les autorités mais aussi les représentants de l’opposition représentée au parlement mais aussi de l’opposition qui a boycotté les élections et de l’ensemble de la société civile et les représentants des institutions internationales. Nous espérons pouvoir recevoir une invitation de la part des autorités du Togo pour que cette délégation puisse se rendre au Togo. Notre souhait est que cette mission puisse se tenir au plus tard au mois de Mars 2019.

Le parlement européen a suivi tous ces moments quelque peu difficiles pour le Togo, depuis les soulèvements d’août 2017, comment l’Europe et plus particulièrement le parlement européen a vécu ces moments dits de crise au Togo ?

Nous avons tous vécus cela avec une certaine inquiétude. Parce qu’il est évident que des manifestations nombreuses qui aboutissent parfois à des violences rendent plus difficiles le développement et la gestion d’un pays. Nous ne prenons pas position sur le fond de ces questions. Mais, je pense qu’il est grand temps que l’on continue à privilégier le dialogue entre l’opposition et la majorité. Et il me semble que la majorité est très disposée à ouvrir le jeu et à débattre, je souhaite que l’opposition puisse s’insérer dans cette dynamique de rapprochement, que l’on essaye de voir quels sont les problèmes à résoudre ensemble. J’ai un peu regretté qu’à la Commission des Lois, seuls les députés de la majorité ont voté pour des reformes qui étaient quand même substantielles. Dommage ! Mais rien n’est encore perdu. L’on peut encore rouvrir le dialogue. Et l’Europe elle, pousse au dialogue entre toutes les composantes représentatives du Togo.

Il existe en effet depuis le 20 décembre, au Togo, un nouveau parlement constitué de diverses forces politiques, aussi bien des indépendants que des figures issues de partis de l’opposition et bien entendu des élus du parti au pouvoir, que vous inspire ce nouveau parlement ?

Ce qui est déjà à saluer, c’est qu’il s’agit d’un parlement pluraliste avec des indépendants, des membres de partis de l’opposition, etc. qui ne sont pas nécessairement de l’opinion du parti majoritaire. Mais qui tous acceptent de jouer le jeu parlementaire. Je pense que la majorité doit aussi faire droit complètement au rôle de ces gens qui sont dans l’opposition, qui sont représentés au parlement, tout comme elle doit être à l’écoute de ceux qui s’opposent en dehors du parlement. Toute personne qui a, une position à défendre, toute personne qui a des idées pour un Togo de demain doit être prise en compte.

L’intervention de la Cedeao à travers la médiation des présidents guinéen et ghanéen, Alpha Condé et Nana Akufo Adoh dans la gestion de cette situation, a-t-elle été utile de votre point de vue ?

Je crois que oui. Ils ont très bien travaillé. Ils l’ont fait avec une grande objectivité. Ils ont mis le doigt et le droit sur des choses qu’il fallait corriger et ont reconnu que les élections se sont déroulées d’une manière apaisée. J’ai eu l’occasion de m’entretenir notamment avec Alpha Condé sur ces questions. Il a plaidé pour le dialogue permanent en notant des progrès qui ont été réalisés, en disant qu’il y a encore des efforts à fournir. Tout le processus démocratique ne se fait pas en deux ou trois ans…. il faut du temps pour que tout puisse être résolu et absorbé. Et je ne saurais trop plaider pour que majorité et opposition fassent le maximum pour se rencontrer, pour débattre…pour faire avancer la démocratie. Cela vaut pour la majorité et cela vaut aussi pour l’opposition. Si la majorité veut ouvrir le jeu, elle doit avoir des interlocuteurs qui ne cassent pas la dynamique de négociation, de rapprochement, ni par le boycott ni en refusant la peine des autres. La majorité doit accepter de discuter des revendications des opposants. Les opposants ne peuvent non plus proposer unilatéralement leur agenda. C’est une question de bonne volonté. Je pense qu’au Togo, il y’a un esprit qui permettrait d’arriver à cela.

La nouvelle politique togolaise de développement s’élabore à travers une nouvelle stratégie très ambitieuse baptisée Programme National de Développement (PND) ; quel pourrait être l’apport d’un partenaire aussi important du Togo qu’est l’Union Européenne à programme ?

Déjà ce plan s’insère dans un ensemble de conditions de bonne coopération. Il faut saluer que le fait que le Togo dispose d’un plan comme celui-là. Parce que c’est important d’avoir une vision, d’avoir une programmation…. À partir de cela l’UE peut beaucoup aider comme, elle l’a fait par le passé. C’est un prérequis indispensable qui est une avancée tout à fait importante.

A la suite du sommet d’Abidjan en 2017, L’UE s’engage dans un nouveau partenariat avec l’Afrique à travers trois axes clés, et la session ministérielle UE-UA qui vient de se tenir ici à Bruxelles, préfigure ce nouveau partenariat ; alors quel type d’aide, selon vous, irait mieux à l’Afrique dans son contexte actuel ?

Je pense que l’un des grands défis de bien des pays africains, c’est d’achever la consolidation de leurs Etats. Beaucoup d’Etats-nations restent encore malheureusement fragiles. Alors qu’un Etat c’est une justice impartiale ; une Administration impartiale ; une politique de santé impartiale ; une politique culturelle impartiale…Ce sont les grandes fonctions régaliennes d’un Etat. Et un pays africain qui aura tout cela pourra se développer. En ce sens, je plaide pour que la canalisation des aides européennes puisse se faire aussi à travers les aides budgétaires, car au fond, on demande à ces Etats d’organiser les grandes fonctions régaliennes.  Je pense qu’il est important que l’Europe et l’Afrique de travailler à augmenter l’aide par la canalisation directe des aides aux grandes fonctions de l’Etat. C’est par là qu’on peut construire de grands Etats. Je sais que dans le cas du Togo, il y a des projets de développement dans le domaine de la santé, dans le domaine éducatif, économique… c’est comme ça qu’un Etat se construit. C’est aussi comme cela que les citoyens gagnent de la confiance en l’Etat. Le mot clé de tout cela est : impartialité. Chaque citoyen doit se sentir servi, aidé et accompagné de la même manière.

Au Togo, des efforts se font pour consolider l’Etat. Il est évident que quand il y’a beaucoup de manifestations, c’est un peu difficile d’avancer sur le terrain du développement. J’observe bien qu’il y’a une volonté de la part de la majorité comme de l’opposition, Il y’a quelque part un objectif ou un fond commun de développer le pays. Il faut dépasser quelque part les clivages, il faut être ouvert.

Et parlant de l’Afrique justement, l’un des sujets dominant de l’actualité sur le continent voire dans le monde est la situation en RDC ; qu’en disent les députés européens ?

Ce qu’on peut regretter, en ce qui concerne le Congo, c’est qu’on n’a pas le sentiment que tout s’est fait avec beaucoup de transparence. Donc il subsiste de doutes sur la réalité des résultats. Je n’ai pas suffisamment d’éléments pour me prononcer. M. Tchisékedi a été aujourd’hui proclamé président, j’ai observé que l’Union africaine, l’Union européenne…sont prêts à travailler avec lui, mais que nous avons des attentes extrêmement fortes de la part de Tchisékedi de manière à ce qu’il puisse donner du bonheur à son peuple, qu’il puisse utiliser ses prérogatives présidentielles pour apporter de la démocratie, de l’état de droit, des  droits humains, de la liberté de la presse et surtout le développement économique de son peuple. C’est un pays très riche avec beaucoup de possibilités. Donc les attentes du côté de l’U.A comme du côté de l’U.E sont évidemment grandes, donc les enjeux doivent être très importants. Et je souhaite que tout le monde se rallie, que l’on ne soit pas clivant. Aujourd’hui ce magnifique pays qu’est le Congo, et ce peuple méritent véritablement que ce soit eux la priorité et non toute sorte de calculs qui sur la ligne de l’histoire ne pèsent rien.

Pensez-Vous que Tchisékédi est l’homme de situation ?

Je n’ai pas à poser de jugement de valeur sur cette question. Je connais très bien M. Tchisékédi. Je sais qu’il n’est pas clivant. Cela ne veut pas dire qu’il n’a pas d’autorité. Il va devoir donc démontrer qu’il est l’homme de la situation.  Il a un défi qui est colossal. J’espère qu’il va déployer une politique de rassemblement, de rapprochement entre les différentes forces politiques du Congo. Le pays a souffert de toute sorte de bagarres, de conflits… Il faut voir ce qu’il va faire. On ne peut pas le juger maintenant.

Pour finir, en vue d’un partenariat gagnant-gagnant entre l’UE et l’UA, quelle orientation stratégique devrait-on donner aux relations entre les deux institutions ?

L’Europe et l’Afrique sont liées culturellement par l’histoire, pour le meilleur et pour le pire. L’histoire entre l’Europe et l’Afrique n’a pas été un fleuve tranquille. Mais il y’ a du bon et du mauvais. Ma définition du partenariat gagnant- gagnant, c’est de sortir de la relation dépendante. C’est unilatéral, ce n’est pas celui qui reçoit qui en sort gagnant parce que celui qui reçoit dépend de l’autre. Il faut maintenant un véritable partenariat d’égal à égal. Pour avoir un partenariat d’égal à égal, il faut que chaque partie en tire un bénéfice. Par exemple, organisons un beau jour, une vaste zone de libre-échange avec des transferts de technologie de l’Europe vers l’Afrique, avec des investissements en Afrique, une gouvernance qui sécurise les investissements….cela serait bénéfique pour l’Afrique.

On peut donner autant qu’on veut, cela ne suffira pas pour financer le développement de l’Afrique. L’Afrique se développera quand elle développera son autonomie pour accéder au marché mondial. 1,5% de croissance représente plus de 3 fois ce que l’Europe donne à l’Afrique. Ce problème déposé, c’est que, c’est difficile de pérenniser. L’Afrique pourrait bénéficier de toutes les expériences de l’Europe pour ne pas tomber dans les mêmes erreurs de l’Europe.

Le problème migratoire, ne sera résolu que le jour où on aura un développement en tant que partenaire entre l’Europe et l’Afrique, l’Europe peut apporter énormément à l’Afrique. Et l’Afrique peut apporter énormément à l’Europe. Nous sommes des partenaires privilégiés naturels. Je pense même que pour le bien du monde, ce serait bien qu’il y ait un partenariat politique, économique, culturel, très fort entre l’ l’Europe et l’Afrique. Nous sommes le prolongement l’un de l’autre, nous sommes des continents voisins, nous sommes liés par des liens culturels.  En Europe nous avons la multi culturalité. Il y a plein d’Africains intégrés qui apportent leur créativité, leur intelligence, leur force de travail à l’Europe et vice versa. Quand on est dans une époque comme celle-ci ou la mondialisation est planétaire, je pense qu’il est important de pousser ce partenariat entre l’Afrique et l’Europe et c’est le gagnant- gagnant. Je reste convaincu que le partenariat entre l’Afrique et l’Europe est indispensable.
Propos recueillis par Anita Atigaku de la TVT et Dieudonné Korolakina de Togo Matin, à Bruxelles, ce 23 janvier 2019

source: Afreepress

MIFA: A qui profite les 20 milliards de FIDA

0

Lancé en juin 2018, le MIFA vient de recevoir un coup de pouce du FIDA à travers un financement de 20 milliards de F cfa, approuvé mardi par le conseil d’administration de l’organisme. Prenant effet à partir de cette année et ce pour une durée de 6 ans, ce financement sera utilisé dans le cadre du Projet d’appui au Mécanisme incitatif de financement agricole fondé sur le partage de risques (ProMIFA) poursuivant l’objectif selon le FIDA de contribuer à une agriculture togolaise révolutionnée, plus professionnelle et orientée business.

Un avis d’appel à manifestation d’intérêt référencé AMI N° 0001-2019/PR-MIFA/PRMP datant du 17 janvier 2019 a d’ailleurs été lancé pour la constitution d’une base de données des différents acteurs du mécanisme.

Cette base de données qui devra réunir de différents domaines dont celui des fournisseurs d’intrants et de services, de la production primaire, collecte, transformation et conditionnement, du marché (consommation, industriel et exportation) et tout autre domaine lié au développement des chaînes de valeur agricole.

Les acteurs intéressés par le présent avis ont jusqu’au 1er Mars 2019 pour manifester leur intérêt.

20 milliards, les défis sont grands

Le financement du FIDA prend en compte trois composantes. La première est un appui technique au développement des chaînes de valeur agro-pastorales et l’accès au marché et occupe 38% du financement.

L’appui au développement des produits financiers absorbe la plus grande part des trois composantes (45%). Enfin, 17% restants du financement seront consacrés à l’appui institutionnel au mécanisme, la coordination et la gestion du ProMIFA.

Mis en place pour changer le paradigme, l’implémentation et la concrétisation du MIFA n’est pas chose aisée si l’on a l’habitude de dire que les vieilles habitudes ont la peau dure.

Déjà en décembre 2018, le coordonnateur du MIFA, Noël Koutéra BATAKA, aujourd’hui ministre de l’agriculture, présentait les grands défis relevés sur le terrain et sur lesquels, le Mécanisme doit travailler pour un changement effectif de paradigme.

Il ressort donc que le financement du FIDA devra aider le MIFA sinon à travers le ProMIFA  à relever ces défis.

Entre autres, la problématique des emballages qui portent un coup dur à la commercialisation des produits togolais, le contrôle de la qualité et la certification.

Le MIFA devra aussi trouver une solution au coût de transport qui selon les investigations du responsable se révèle très élevé au Togo comparativement au plan international (55 dollars pour l’acheminement d’une tonne de produit à 500 km de Lomé contre 33dollars du port d’Amsterdam pour Lomé).

Enfin, l’un des plus grands défis à relever par le MIFA se révèle le langage à trouver pour parler simultanément aux banquiers, hommes d’affaires et producteurs agricoles et que chacun en sorte gagnant.

source: Agridigitale

« Soyez prêtres de l’Évangile et non des soulèvements »

0

Ces derniers temps, on assiste à une immixtion dangereuse de l’Eglise dans les affaires politiques. Transformant des fois l’Eglise et les homélies en tribune politique pour un procès du gouvernement et du Parti au pouvoir.

A titre d’exemple, un prêtre d’une paroisse d’Atakpamè, a appelé ceux qui en ont la possibilité, à jeter de mauvais sorts au Président de la République pour lui nuire.

Une situation dangereuse encouragée malheureusement par la Conférence des Évêques du Togo quand on sait que les Eglises togolaises sont fréquentés par les partisans de l’opposition et du parti au pouvoir.

Si l’on y prend garde, cette situation risque de conduire le pays dans un bain de sang, avertit le Jule Sotima, un fidèle catholique dans une lettre ouvertes adressée aux Pères Évêques. « La messe est trop sacrée pour être le lieu de débats politiques. Évitons des situations difficiles qui vont fragiliser notre Église. » écrit le fidèle.

Lire l’intégralité de la lettre

Lettre ouverte au Nonce apostolique, aux évêques et aux prêtres

Soyez prêtres de l’Evangile et non des soulèvements

Chers évêques et prêtres de l’Eglise famille de Dieu du Togo, en ce dimanche où le calendrier liturgique célèbre l’amour, je viens avec tout le respect que méritent vos rangs, pour vous exposer mes réflexions sur ce que j’observe comme dérives dans nos églises, lors des célébrations eucharistiques depuis l’exhortation apostolique de Kpalimè.

Chers pères,

La situation politique que traverse le Togo depuis quelques mois interpelle forcément tous les filles et fils de ce pays. Chacun en ce qui le concerne, a une part à jouer pour que le développement et l’enracinement de la démocratie et de l’État de droit soient réalité. En tant que prêtres, votre rôle est davantage important pour une union des cœurs, dans la prière, la fraternité, la paix, le dialogue et la solidarité. J’espère vivement que mon appel sera reçu par vous, comme celui de Dieu à Saül devenu Paul sur le chemin de Damas.

Chers pères,

En invitant les prêtres à appeler bien bien et mal mal, vous êtes dans votre rôle d’apôtre de la vérité. Mais quand vous autorisez les prêtres à transformer les messes en meetings politiques ou en tribunal pour un procès du gouvernement et du Parti au pouvoir, c’est inquiétant. Et c’est peu dire.

Dans trois églises de notre pays, des prêtres, dans leurs homélies de ce dimanche, ont appelé ouvertement les fidèles à se lever pour chasser le régime en place. L’un des prêtres, d’une paroisse d’Atakpamè, a même appelé ceux qui en ont la possibilité, à jeter de mauvais sorts au Président de la République pour lui nuire. Ce n’est pas une fiction mais la réalité. Une conséquence de votre exhortation appelant les prêtres à intervenir ouvertement dans le débat politique. J’ose croire que ces dérives ne sont pas en accord avec votre sacerdoce et votre mission déclinée par le Concile Vatican 2.

Chers Nonce apostolique et évêques,

Il est encore temps d’arrêter cette plaie qui s’ouvre dans notre Église qui, déjà, se vide de ses fidèles. La crise de foi que traverse notre continent est suffisamment éprouvante pour qu’on y ajoute cette incursion politique. L’exemple de la République démocratique du Congo est édifiant : la CENCO a failli conduire le pays dans un bain de sang. Est-ce cela notre exemple ? Non. Le peuple togolais n’a plus besoin de conflits surtout ethniques ou politiques.

S’il est encore possible, et je l’espère, ramenez les prêtres à l’ordre.  L’Eglise est pour les militants du parti au pouvoir, de l’opposition, de la société civile… pour tout le monde sans distinction. La messe est trop sacrée pour être le lieu de débats politiques. Évitons des situations difficiles qui vont fragiliser notre Église.

Les évêques doivent continuer dans la médiation habituelle, sans parti pris et surtout sans y mêler les célébrations eucharistiques.

En tant que fidèle catholique, je vous le demande. Nous avons besoin d’Evangile et non de politique à l’Eglise.

Fraternellement et dans l’obéissance

Votre frère Jules SOTIMA