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Le marché de Bè klikamé, une référence à Lomé !

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Situé au centre de la ville de Lomé, le nouveau marché de Bè klikamé a tous les potentiels pour être une référence dans la capitale togolaise, Lomé. Disposant d’une équipe dynamique et rompue à la tâche, le marché s’anime et accueille plusieurs clients de tous les coins de Lomé. Ce marché de Bè klikamé essentiellement réputé pour accueillir les produits maraîchers et surtout les revendeuses d’Atikpodji, dispose des hangars pour accueillir les grossistes ainsi que les détaillants.

 

Le nouveau  marché de Bè Klikamé est le lieu privilégié pour le commerce et surtout pour les femmes revendeuses qui n’ont pas encore rejoint Bè Klikamé. C’est un endroit qui facilite l’entré des voitures et des camions dans le marché pour l’achat ou autres commandes des revendeuses.

 

Après la décision des autorités en charge de la gestion de l’Etablissement Public Autonome pour l’Exploitation des Marchés (EPAM) d’opérer cette délocalisation répondait avant tout au besoin de permettre aux femmes revendeuses d’exercer leurs activités dans des conditions optimales de gain, d’hygiène et de sécurité, plusieurs femmes revendeuses d’Atikpodji tardent à rejoindre le nouveau site. 

 

Ainsi, la construction de ce marché de Bè Klikamé par l’EPAM (opérationnel depuis le 15 octobre 2022) répond dès lors aux préoccupations d’ordre logistique, infrastructurel et environnemental que posait le site d’Atikpodji. Les femmes de ce marché de Bè klikamé se sont constituées en association dénommée UNI. CO. LE. MA. K, Union des Commerçants Leaders du Grand Marché de Bè klikamé . Le bureau est composé de 21 membres dirigé par madame Ablavi Adjiwanou. 

En effet pour comprendre le fonctionnement et l’évolution des activités au sein de ce marché nous avons discuté avec madame Pierrette Kossi, secrétaire général de Unicolemak (Union des Commerçantes Leader du grand Marché de Bè klikamé).

 

Comment fonctionne le marché de Bè klikamé ?

 

Le marché de Bè klikamé actuellement je  dirais qu’il fonctionne à 50% des données où des expériences que nous avions prévu mais tout va bien.   Actuellement nous avons un bureau, un bureau qui permet en fait de faire la liaison entre l’EPAM et les marchands, les commerçants sur le lieu du marché. S’il faut dire comment ça fonctionne, habituellement tous les marchés fonctionnent de la même manière du lundi jusqu’à dimanche. Le marché est ouvert mais nous avons deux jours spécialement qui ont été choisis comme étant des jours d’affluence de ce marché. Ils sont le lundi et le vendredi. Donc à ces jours là vous allez voir une certaine affluence, beaucoup de femmes viennent et les vendredis. S’il faut dire comment ça marche je ne dirais que ça.

 

Aujourd’hui quels sont les avantages que ce marché offre à la population de Lomé vu que le marché est au centre pratiquement de la ville de Lomé ?

 

Je vais peut-être piquer dans la question que vous avez posé. Premier avantage comme vous le dites c’est pratiquement ce marché se trouve en fait au milieu du grand Lomé et non seulement ça nous avons quand même des infrastructures. Nous avons des hangars qui ont été construits en fait pour protéger les bonnes dames des intempéries notamment de la pluie, du soleil… Quand vous rentrez dans ce marché vous voyez quand-même qu’il y a un bon vivre. C’est assez aéré, c’est le second avantage. Le troisième je dirais que l’EPAM voyant peut-être la réticence et la souffrance des bonnes dames a choisi en fait, au départ il n’y avait pas de payement sur les emplacements toutes qui venaient avaient la possibilité de s’installer et de vendre sans payer un quelconque ticket à l’EPAM. Mais à partir du moment où le besoin s’est fait sentir et qu’il fallait payer des tickets, l’EPAM à travers sa directrice a décidé que ce soit fait deux jours par semaine donc notamment le lundi et le vendredi. C’est spécialement en fait pour nous montrer que le gouvernement a senti la douleur, la souffrance des femmes qui venaient les débuts. Qu’elles venaient par les difficultés qui avaient que le marché a voulu alléger un tout petit peu cette souffrance là en ne faisant payer que le lundi et le vendredi. S’il faut dire qu’il y a certaines avantages, je dirais que ça. Et je dirais que la facilité que nous avons actuellement à pouvoir discuter avec l’EPAM parce que l’EPAM est toujours à l’écoute des besoins que nous avons sur le marché. Quand il s’agit en fait de demander que les rues soient électrifiées, nous avons transmis le besoin, la directrice s’est sentie dans la besoin en fait de nous rendre cette tâche facile et l’a fait et il n’y a pas eu de complications quand il s’agissait aussi de créer une station de taxi pour aider les femmes qui viennent pour acheter et repartir trouvaient qu’ils étaient difficiles de repartir. Très facilement les moyens ont été mis en place le projet est actuellement en cours de réalisation donc il y a beaucoup de facilité. Nous avons aussi des toilettes modernes, tout ce qu’il faut pour une bonne commodité dans ce marché. Nous avons l’eau, nous avons l’électricité gratuitement que ‘ous ne payons pas. Les soirs tout est clair. Déjà c’est beaucoup d’avantages et de beaucoup de pensé du gouvernement envers les femmes commerçantes de ce marché.

 

Y-a-t-il des réticences ou différends dans le marché ?

 

Même dans une maison avec papa, maman et nos sœurs il y a toujours des différends.mais est-ce qu’une fois chez nous on a vu des différends qui se posé en fait à la maison et exposé dehors ? Jamais! A chaque fois papa et maman trouvent toujours le moyen de rassembler les enfants et de pouvoir leur dire calmez-vous vous êtes des frères êtes sœurs. C’est la même chose que nous faisons parce que nous savons que nous sommes des enfants d’un même père, nous sommes des enfants d’une même nation, nous sommes un par le sang et uni par ce civisme la qu’on nous a donné depuis le bas âge jusqu’à ce que nous sommes aujourd’hui. Donc par rapport à ça quand on parle de différend il n’y a pas de différends qui ne puissent pas être réglés. Il suffit qu’il y a une bonne communication, il suffit qu’il y a une bonne écoute et je crois que la solution se trouve soit même. Souvent femmes partent en donnant soit même tors ou soit même raison. On s’étonne des fois que certaines amènent des différends et quand en l’écoutant qu’on finissent par dire qu’au final vous m’excusez je ne savais même pas pourquoi j’ai fait ça. Donc ce marché c’est un marché avec beaucoup d’espoir, un marché avec beaucoup d’amour, c’est le marché sur lequel Dieu lui même a mis sa main ce qui fait que chaque jour que nous venons je ne dirai pas qu’il n’y a pas de différends mais ces différends se résolvent d’eux même.

 

Qu’est ce qui explique la réticence des autres à rejoindre ce nouveau marché ?

 

Je ne pourrai pas m’aventurer sur ce terrain, parce que je dirai que la compréhension que nous avons d’une chose dépend d’où nous nous positionnons. Donc de façon générale moi je dirai que je les comprends mais de l’autre côté la première sensation que mes frères et mes sœurs ont eu en voulant s’installer à l’abattoir c’est cette même sensation qu’ils ont aujourd’hui. Mais cela ne les avait pas empêché de pouvoir tenter l’aventure. Aujourd’hui il y a certaines femmes qui se sont décidées de pouvoir le faire et ils ont tenu bon jusqu’à aujourd’hui et si elles ont pu le faire c’est parce que quelque part elles ont de l’espoir que ça ira quelques soit le temps que ça prendra. Je vais leur dire en fait que il ne faudrait pas qu’ils aient peur parce que c’est la peur en fait qui motive beaucoup de choses à la base. On a peur de ne pouvoir pas parvenir, on a peur de la sécurité, on a peur de si… On a peur de ça…mais à partir du moment où moi je vous dis que l’EPAM a été à l’écoute de chaque besoins que nous avons soulevé sur le marché je voudrais leur rassurer qu’il n’y aura pas de souci, de besoin qui se fera sentir et que l’EPAM fera l’oreille sourde. La première démarche voudrait qu’ils viennent d’abord s’installer et qu’on sente que effectivement il y a un besoin d’espace, parceque quand je les entends la premier argument qu’ils avancent c’est l’espace qui est insuffisant mais il faut en fait qu’ils fassent le pas. Je sais que cette dame que nous avons à la tête de l’EPAM c’est une dame que j’ai pris un petit peu de temps mais beaucoup à voir et à aimer parce que au-delà de toute sa pragmatique devant un besoin elle prend juste un temps pour analyser et quand elle finit d’analyser elle exécute et donc je voudrais dire à mes sœurs et à mes frères et à mes parents qui sont toujours réticent que le gouvernement n’est pas sourd parce que le gouvernement c’est nous même et on ne peut pas soit même être dans les besoins et faire le sourd et le muet par rapport à la douleur que nous ressentons. Alors s’ils ont des besoins qui sont là-bas je suis sûr que le gouvernement à arrivé à faire une étude et par rapport à cette étude a eu trouver une certaine solution. Qu’ils ne se disent pas qu’on veut aller vendre quelque part, qu’ils ne se disent pas qu’ici qu’il aura de la mevente. Je voudrais les appeler qu’ils viennent et qu’on faire de ce marché un grand marché parce que c’est un marché prometteur, c’est un marché qui a de l’avenir, c’est un marché à qui beaucoup de projets s’ouvriront et il ne faut pas qu’on joue à l’enfant capricieux excusez-moi parce que ça pourra toucher quelqu’un. Il faut qu’on tente et tout ce que je pourrai leur dire. Par rapport au bureau du comité qui existe actuellement dans ce marché, j’ai l’habitude de le dire et je sais que c’est tout le monde qui le sens. Nous sommes là et nous avons les bras ouverts, nous avons les coeurs ouverts et ensemble nous savons que nous pouvons les accueillir et nous allons travailler ensemble. Il n’y a rien qui pourra changer en fait cette phrase là et cette logique que je tends chaque fois.

 

Vous avez combien de hangar dans le marché ?

 

Actuellement nous en avons 7 hangars ici et 3 dans le parc destiné aux revendeurs d’oignons mais par contre nous avons d’autres hangars en cours de construction et il y a d’autres emplacements qui ne sont pas encore occupé. S’il faut parler d’espace je peux dire qu’il y a ce que nous voyons aujourd’hui, il y a des projets qui sont toujours sur la table qui ne prendront pas le temps avant d’être exécuté. Actuellement nous avons 10 hangars qui existent mais il y en a d’autres qui sont en construction.

 

Le marché s’ouvre à quelle heure et ferme à quelle heure ?

 

Actuellement nous ouvrons à partir de 6 heure mais cette heure ne dépend en fait de l’affluence. Je le dis parce que à l’abattoir il n’y a pas d’heure tant que vous venez même à 4 heure du matin on peut faire notre marché et si je commence à donner une heure d’ouverture et de fermeture je vais mettre de la limite pour mes sœurs.

Je dirai que le marché est ouvert tant qu’on voudra qu’il soit ouvert. 

A part la police qui protège le marché il y a des vigiles. Il y a un poste de police qui a été construit. Il y a une certaine amitié entre les agents de sécurité et nous les femmes du marché, il n’y a jamais eu de problème et donc ces personnes qui sont devant nous ont toujours été là amicalement et sont à notre écoute et à chaque fois qu’il y a un besoin et la plus part du temps ce n’était pas des besoins mais c’est des inquiétudes parce que même quand il y a un cri et qu’on s’en rende compte et qu’on s’avance on comprend en réalité qu’il n’y a rien. Donc depuis le 15 octobre jusqu’aujourd’hui je ne pourrai vous dire qu’il y a eu une seule fois un souci d’insécurité dans ce marché. Quand vous regardez autour même au dehors il y a des étalages avec des marchandises qui sont là emballés juste comme ça, il n’y a pas de Cardenas pas de caisse ni de conteneur, il n’y a rien du tout mais juste des marchandises qui sont là. Quand les bonnes dames finissent de vendre vers 18h 19h 20h elles emballent juste avec un plastique ou un bâche tranquillement et on rendre dans la maison mais le matin quand elles reviennent toujours et toujours leurs marchandises sont à leur place. Le poste de police et les agents de sécurité sont là mais réellement dans ce marché actuellement il n’y a pas d’inquiétude d’insécurité tout va bien.

 

Pourrions-nous dire donc que ce marché c’est la référence à Lomé ?

 

Je vais vous reposer la question. Pourriez vous dire vous même que ce marché n’est pas la référence aux yeux de tout ce que je viens d’énumérer ( rire)?

Vous savez il y a plein de marché sur tout le territoire togolais et je crois que la perspective en fait de ce marché c’est de faire un marché unique, un marché qui n’a pas limite, un marché avec des règles et une discipline qui n’a rien n’a en vouloir à tout ce qui a été fait par le passé et heureusement tous ceux ou toutes celles qui sont rentrés dans ce marché même si ont pris le temps de rentrer dans la troupe, de rentrer dans les rangs en disent long. Quand je reviens à votre question ce n’est pas seulement dire que ce marché serait peut-être une référence. Ce marché est réellement la référence et je vous dis on va se projeter peut-être dans un an vous verrez que ce marché même sur la base de l’UEMOA sera une vraie référence sera la seule sera l’unique parce qu’en fait la logique en fait qui sous-tend ce marché c’est une logique qui est sans égal. 

 

Votre mot de la fin !

 

S’il faut dire un mot de fin, je ne pourrai pas finir sans dire un grand merci à notre président de la République son excellence Monsieur Faure E. Gnassingbé qui n’a pas cessé d’écouter les femmes qui a toujours été à l’écoute de chaque besoins des femmes. Je dirais merci au ministre Payadowa Boukpessi au premier ministre madame victoire Tomégah-Dogbé qui nous a jeté des fleurs il n’y a pas longtemps le 8 mars, à tous les ministres qui ont été toujours à l’écoute des besoins de ce marché. Je ne pourrai pas finir sans dire merci à notre directrice de l’EPAM. C’est une dame forte, c’est une mère sans égal je ne dirai pas qu’elle n’a pas de faille elle est humaine et comme humaine elle a des petites faille et n’est pas parfaite mais c’est une dame de fer c’est une dame de coeur s’il faut la résumer je ne dirai que ça donc je lui dis merci et merci à ces femmes là qui malgré tout ont décidé d’être là et c’est ce pour quoi quand on a choisi donné un nom à notre comité nous avons dit Unicolemak Union des Commerçantes leader du Grand marché de Bè klikamé et à ces femmes et hommes qui sont là je leur dis qu’ils sont des leaders et je leur jette des fleurs le nouveau marché paix été amour et le progrès.

 

TOGOCOM VERTI
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