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Faure Gnassingbé prend part à la 7è édition du  » AFRICA CEO FORUM 2019 »

Le Président de la République Faure Gnassingbé séjourne depuis dimanche 24 mars à Kigali, la capitale du Rwanda où il prendra part à la 7è édition du « AFRICA CEO FORUM 2019 » dès son ouverture ce lundi 25 mars.

La délégation togolaise conduite par le Chef de l’Etat est composée des ministres de l’Économie et des Finances, Sani Yaya, des Postes et de l’économie numérique, Cina Lawson ainsi que d’une forte délégation d’opérateurs économiques togolais.

Cette rencontre économique de haut niveau organisé par le magazine Jeune Afrique dans la capitale du Rwanda se tient sous le thème « Faire de l’économie africaine une réalité ».

« Ce forum qui regroupera 1500 participants, grands décideurs de l’industrie, de la finance et de la politique venus de 70 pays du monde sera une occasion pour le Chef de l’Etat togolais d’exposer les ambitions et les projets du Plan National de Développement (PND 2018-2022) aux investisseurs et bailleurs de fonds au cours d’une session dénommée « Invest in Togo » », laisse entendre la Présidence de la République togolaise.

Le PND 2018-2022 est articulé autour de trois axes s’agissant de faire du Togo un hub logistique et un centre d’affaires de premier ordre dans la sous-région, développer des pôles de transformation agricole, manufacturiers et d’industries extractives, consolider le développement social et renforcer les mécanismes d’inclusion.

Source: afreepress

Des partis de la coalition acceptent de siéger à la CENI

La Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) vient de connaitre ses nouveaux membres. Ces membres ont été désigné lors de la deuxième session extraordinaire de l’année de l’Assemblée nationale, ce vendredi 22 mars. Outre la mise en place des commissions permanentes de l’Assemblée, des délégations et organisations interparlementaires, et du choix des membres de la CNDH, les travaux ont concerné la désignation des nouveaux membres de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni).

Ainsi, au cours de ces assises, le pouvoir législatif a procédé à la désignation de 16 représentants de la Ceni, dans la perspective des futurs rendez-vous électoraux du pays, à savoir les élections locales.

Ces 16 membres seront rejoints par un 17ème, qui sera délégué par le gouvernement, pour compléter la commission.

Surprise, deux représentants de partis membres de la coalition font leur entrée. Il s’agit de Kodjo Awudi (CAR) et de Wipang Bessinaba-Yemba (ADDI).

Notons que cette désignation amorce le processus électoral dans le cadre des Locales, prévues pour cette année 2019.

source: republiquetogolaise

Les USA au coté du Togo pour la gestion des catastrophes naturelles

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Un exercice de simulation de gestion des catastrophes naturelles s’est achevé vendredi dans la préfecture de Moyen-Mono. Conduite par l’Agence nationale de protection civile (ANPC), elle s’est déroulée avec le concours de la Garde nationale du Dakota du Nord (NDNG).

Une simulation d’inondations provoquées par des pluies torrentielles et une submersion du barrage de Nangbéto. Un scénario réaliste car depuis plusieurs années, le Togo est confronté à de très fortes précipitations sans doute liées au changement climatique.

« Cet exercice est indispensable pour atteindre les objectifs en matière de sûreté et de sécurité de la population », a indiqué Michael DeTar, chargé d’affaires par intérim à l’ambassade Etats-Unis à Lomé.

250 secouristes togolais et 13 instructeurs américains ont participé à cette opération.

La NDNG bénéficie d’une expertise reconnue dans les domaines  de l’assistance humanitaire, de la gestion des catastrophes, de la formation d’officiers et sous-officiers, notamment.

Elle a déjà réalisé plusieurs missions au Togo.

source:republicoftogo

Deux nouveaux produits FNFI pour une inclusion financière plus prospère

Le président de la république Faure Gnassingbé a procédé ce samedi 23 mars, à Kara au lancement de deux nouveaux produits du Fonds National de Finance Inclusive (FNFI).

Il s’agit notamment de Produit de Refinancement et le Produit Accompagnement à la Formalisation (PAF). Car selon l’institution, il est de bon ton d’encourager tous ceux qui s’engagent dans une activité en leur finançant mais pas de moindre coût. Elle est également prête à  leur accompagner à la formalisation. Une idée dont le président de la république adhère entièrement.

« Allez vers la formalisation, n’ayez pas peur de la formalisation. Au contraire quand vous êtes dans l’informel, vous êtes un peu cachés on ne vous voit pas. Et lorsqu’on ne vous voit pas, on ne connait pas vos problèmes(…) », a indiqué le président de la république Faure Gnassingbé dans son discours lors de la cérémonie du lancement.    

Lancé officiellement depuis 2014, ce programme du Fonds National de Finances inclusive a pour objectif principal de rapprocher les services financiers des groupes les plus vulnérables. Durant les 5 ans, c’est un pari gagné selon Faure Gnassingbé. Car, « au début, les gens nous critiquaient que le coup est était faible. Et ils avaient raison », avant d’ajouter ceci, « mais vous avez démontré que par le travail on peut mieux faire. Vous avez fait du miracle ».

Petit bilan de cinq années de labeur.

De 2014, l’année de lancement officiel du FNFI à 2018, plus de 1 553 000 crédits débloqués pour un montant de plus de 80,847 milliards FCFA. Le taux de remboursement des crédits est de 95%. Des résultats qui encouragent les partenaires à s’y engager plus. A cet effet, le FNFI et Orabank ont paraphé un accord de partenariat, qui va davantage permettre aux deux institutions partenaires de bien accompagner les bénéficiaires.

Mieux comprendre le PAF

Le Produit Accompagnement à la Formalisation(PAF) est un produit très important dont  les bénéficiaires ont suffisamment besoin de comprendre. Destiné aux bénéficiaires AJSEF en fin de cycle et les autres jeunes promoteurs hommes et femmes régulièrement installés et exerçant une AGR, le PAF donne accès au financement aux équipements d’artisanat et de transformation et renforcement des fonds de roulement. C’est l’occasion pour les jeunes porteurs du projet de présenter leurs projets pour qu’en retour, la faisabilité et qualité de ces projets soient étudiées par les techniciens avant son financement.

Maintenant, le montant maximum est de 500 000 FCFA au cycle 1 et 600 000 FCFA au cycle 2. Une période de 24 mois, y compris différé de trois mois maximum est accordée pour le remboursement du crédit. Le bénéficiaire a également droit à une assurance décès-invalidité, maladie et incendie.

Pour rappel, les membres du gouvernement, les représentants des institutions internationales, les Partenaires Techniques et Financiers ont pris part à cette auguste cérémonie. Les milliers de personnes bénéficiaires du FNFI y sont également.

De nouveaux produits FNFI lancés demain à Kara

Le Fonds National de la Finance Inclusive (FNFI) va procéder au lancement ce samedi 23 mars à Kara (420km au Nord de Lomé) de nouveaux produits.

Ces produits vont essentiellement renforcer l’inclusion financière des populations togolaises.

Parmi les nouveaux produits à lancer, un produit d’accompagnement a la formalisation, un produit d’équipement agricole et un produit avance sur les marchés publics. Une large gamme de produits au service des plus vulnérables qui devront soulager un certain nombre d’acteurs, du secteur formel comme informel.

A Kara depuis jeudi où il a présidé une retraite gouvernementale, le président de la République Faure Gnassingbé va présider en personne la cérémonie de lancement de ces nouveaux produits.

Notons que l’inclusion financière figure en bonne place dans le Plan National de Développement (PND) de notre pays adopté par le pays sur la période 2018-2022.

Les raisons de l’interdiction d’accoucher dans ce village au Ghana

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Aucun des habitants de ce petit village n’est né sur place. Les raisons sont liées à la vie ancestrale. Donner naissance dans le village de Mamfe Dove est considéré comme une offense aux dieux et reste une croyance ancestrale sujet tabou.

Selon le chef du village, cela est lié à une croyance ancestrale selon laquelle une voix venue du ciel aurait déclaré que “personne ne doit donner naissance dans la localité et ne doit être enterré ici”.

” Quand une femme commence à avoir ses contractions, elle quitte immédiatement le village pour donner naissance. Parfois elle est obligée de parcourir de longues distances malgré la douleur et les risques pour sa santé et celle de son bébé”, se lamente Hannah Kossinah une jeune mère qui vit dans le village de Mamfe Dove.

La pratique a longtemps existé dans plusieurs régions du Ghana. Certains villages l’ont aujourd’hui abolie.

Les femmes de Mamfe Dove lancent un appel aux chefs du village pour qu’ils mettent fin à cette pratique. Mais ces derniers semblent vouloir la pérenniser.

source: afriquefemme

Djaili Amadou Amal la meilleure auteure africaine de l’année

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Le stand de l’Île-de-France, au salon du livre de Paris, a accueilli la cérémonie de remise du Prix de la meilleure auteure africaine : la Camerounaise Djaïli Amadou Amal succède ainsi à l’auteure gabonaise Honorine Ngou, avec son livre Munyal, les larmes de la patience, publié par les éditions Proximité.

Publié en septembre 2017, Munyal, les larmes de la patience prolonge la bibliographie de Djaïli Amadou Amal, déjà l’auteure de Walaande et Mistiriijo, dans lequel elle dénonçait les discriminations sexistes subies par les femmes. « Dans tout ce que je fais, j’essaie surtout de parler des discriminations faites aux femmes ; c’est mon cheval de bataille. La presse camerounaise m’a même surnommée la “Voix des sans voix” », explique l’auteure à l’Agence Cameroun Presse.

Le résumé de l’éditeur pour Munyal, les larmes de la patience :

Ramla, Hindou et Safira ! Trois femmes, trois histoires, trois destins plutôt liés. Ramla est mariée à Alhadji Issa, l’époux de Safira. Sa sœur Hindou épousera son cousin Moubarak. À toutes, l’entourage n’aura qu’un seul et même conseil : Munyal ! Patience ! Mariage forcé, violences conjugales et polygamie, Munyal ; Les larmes de la patience, brise les tabous en dépeignant à une dimension nouvelle, la condition de la femme dans le Sahel.

La cérémonie de remise du Prix de la meilleure auteure africaine a également été l’occasion de rendre un hommage à Bernard Dadié, le père de la littérature ivoirienne.

source: Afriquefemme

17 députés donnent place à leurs suppléants à l’assemblée

Les députés togolais ont retrouvé le chemin de l’Assemblée nationale ce vendredi . Ils sont réunis depuis le matin en session extraordinaire. A l’occasion, il a été constaté l’absence de 17 députés élus. Selon les informations, ces élus se sont débarrassés de leur mandat pour incompatibilité de fonction avec celle de député. La Cour constitutionnelle a acté ces démissions et a fait respecter la loi.

En effet, une décision prise le 20 février par la Cour Constitutionnelle togolaise a dressé le constat concernant la vacance de 17 sièges de députés à l’Assemblée nationale. Il s’agit ainsi des sièges occupés par 15 députés du parti UNIR et par 2 députés indépendants.

Ces sièges en question étaient occupés par Omar Agbangba (DG ANVT), Affoh Atcha-Dedji (DG Togocom), Stanislas Baba (Ministre, haut conseiller pour la mer), Taïrou Bagbiegue (Ministre de l’enseignement technique), Nyaletasi Eloh, Mazalo Katanga (DG ANADEB), Sélom Klassou (Premier Ministre), Nana Nanfame (DG NSCT), Victor Sossou (Consul de Slovaquie, DG MNS Group), Zoueyhatou Tcha-Kondo (Ministre des infrastructures et des transport), Kanfitine Tchede Issa (ministre), Edem Tengue (DG Maersk-Togo), Bolidja TIEM, Sani Yaya (Ministre de l’économie et des finances)…

Selon l’arrêt de la Cour constitutionnelle, ces élus ont démissionné pour incompatibilité de leur fonction actuelle avec celle de député.

Comme le prescrit le Code électoral, les députés démissionnaires ont été remplacés par les suivants sur la liste des candidats dans leurs circonscriptions électorales.

source : togobreakingnews

La vie d’une femme tourmentée par la vue régulière de films pornographiques

« J’avais 12 ans quand j’ai regardé ma première scène de pornographie », raconte Neelam Tailor, 24 ans.
Elle n’est pas seule à l’avoir fait à cet âge – une étude réalisée en 2016 indique qu’environ 53 % des jeunes de 11 à 16 ans ont vu des contenus pornographiques.
Pourtant, on sait très peu de choses sur la manière dont la pornographie affecte les femmes, et il n’y a pratiquement aucune étude ou enquête scientifique pour l’étayer.

L’histoire de Neelam Tailor

Pour Neelam Tailor, cela a commencé avec une simple curiosité pour le sexe.
« J’étais très choquée. Tu sais, quand tu regardes des films romantiques comme un gamin, où les gens sont amoureux et où le sexe est beau (…), je regarde… » dit-elle, haussant les épaules.
Neelam Tailor montait dans sa chambre d’enfance, fermait la porte et passait au minimum « 10 minutes à une heure » à parcourir des sites pornographiques.
« Je ne pense pas que mes parents m’aient jamais su », se souvient-elle, affirmant avoir rapidement surmonté ce choc initial : « Je pense que le porno vous désensibilise. Je suis vraiment arrivée à un point où je n’ai plus été choquée par beaucoup de choses (…) Vous voyez des choses plus violentes et d’autres deviennent tout à fait normales. »

« Je pense que je l’avais vu dans les films, et que je voulais en savoir plus. Peut-être que j’avais une libido élevée ou que je venais d’atteindre la puberté, je ne sais pas. Mais j’ai commencé à chercher des films grand public contenant beaucoup de sexe. »
Elle a rapidement monté d’un cran avec quelque chose de plus explicite.
« J’avais entendu parler de pornographie à l’école, mais je suis allée dans une école réservée aux filles, et c’était toujours perçue comme quelque chose de réservé aux garçons. Cela a attiré ma curiosité, mais la manière dont je le faisais m’a aussi fait sentir beaucoup de honte, quelque chose de non naturel que les filles normales ne feraient pas », se souvient Neelam Tailor.

Au fur et à mesure qu’elle connaissait mieux les types de vidéos disponibles, elle commençait à développer certains goûts. « Je cherchais du porno où la femme est soumise, peut-être contrainte, peut-être même semblant avoir été forcée à l’acte ».
Elle ajoute : « Ou je cherchais des hommes plus âgés et des filles plus jeunes. Je ne sais pas pourquoi, mais à un âge aussi jeune, comme à 13 ans, je ne crois pas avoir développé mes propres préférences sexuelles – comme si elles ont été massivement influencées par ce que j’ai vu. »

L’histoire de Sarah

Sarah*, 25 ans, rapporte des expériences similaires.
« J’ai commencé à regarder du porno à partir de 13 ou 14 ans ; au moins deux fois par semaine, sinon plus. J’avais l’impression de satisfaire un besoin ».
« Je me souviens de la rapidité avec laquelle je me suis insensibilisée – 10 hommes et une femme… Des femmes giflées ou humiliées dans une certaine manière – et j’accédais à tout cela avant même d’avoir eu des relations sexuelles. »
« J’en regarde toujours, mais pas autant; je pense qu’après plus de 10 ans, j’ai maintenant du mal à atteindre l’orgasme sans un niveau de stimulation plus élevé, comme un vibrateur… » dit Sarah.

Le porno et le cerveau

Beaucoup d’articles ont été écrits sur l’utilisation excessive de la pornographie par les hommes – relayés par les médias et les scientifiques.
En 2016, Angela Gregory, une thérapeute psychosexuelle britannique travaillant au sein du NHS (le Service national de santé, en Grande-Bretagne), a déclaré à la BBC que la pornographie facile d’accès avait entraîné une augmentation du nombre d’hommes renvoyés pour un traitement contre des problèmes d’érection.
L’analyse d’une organisation caritative éducative britannique a montré que si la pornographie représentait environ 2 à 5 % des cas d’impuissance au début des années 2000 – alors que le haut débit commençait à prendre son essor au Royaume-Uni – elle est maintenant indexée pour environ 30 % des cas.
Et ce n’est pas uniquement une question de fonction physique : des chercheurs américains ont affirmé que les hommes exposés à la pornographie à un jeune âge étaient plus susceptibles d’être d’accord avec des thèses soutenant une domination masculine, telle que « ça à tendance à être meilleur lorsque les hommes sont en charge ».

Thaddeus Birchard est un thérapeute cognitivo-comportemental et fondateur du premier programme de formation au Royaume-Uni, qui conseille des thérapeutes sur la manière de traiter la dépendance sexuelle.
« Dans la population, la pornographie est généralement une préoccupation masculine », dit-il. « En partie, cela revient aux neurosciences. »
« Les femmes, lorsqu’elles sont excitées, produisent de hauts niveaux d’oxytocine dans le cerveau. C’est la chimie cérébrale qui nourrit et renforce la connexion humaine. »
« En comparaison, les hommes produisent des niveaux élevés de vasopressine, qui est la chimie du cerveau de la persistance et de la concentration », explique le docteur Thaddeus Birchard.
« C’est l’une des raisons pour lesquelles un homme peut accéder à Internet et y rester des heures et des heures : ils sont tellement concentrés que tout ce qui les entoure cesse d’exister », explique M. Birchard.
Selon lui, la pornographie pourrait intéresser davantage les hommes, car « la plupart des femmes ne s’intéressent pas aux parties du corps ».

Qui étudie l’effet du porno sur le cerveau féminin?

Environ 94 % des jeunes de 11 à 16 ans qui ont eu accès à du matériel pornographique l’ont déjà fait à l’âge de 14 ans. Ce chiffre inclut les adolescents et les adolescentes.

Dans une étude récente menée sur 1 000 jeunes âgés de 18 à 25 ans et réalisée pour BBC Three, 47 % des femmes ont regardé de la pornographie au cours du dernier mois, et 14% des femmes interrogées ont estimé qu’elles auraient pu, à un moment donné, être accros au porno.
Le constat est simple : les femmes n’utilisent pas la pornographie de manière compulsive.
Et pourtant, ces témoignages de femmes racontent une histoire différente.

L’impact du porno sur les femmes – qu’en disent les femmes?

Neelam Tailor a cessé de regarder du porno à l’âge de 16 ans, précisément en raison de son impact physique.
« J’ai eu mon premier petit ami et je me suis rendu compte qu’en réalité, je ne pouvais pas être excitée par le sexe », dit-elle.
« Je pense que la pornographie est un niveau de stimulation complètement non naturel (…) Remarquant la différence physique entre quand je regardais du porno et quand j’avais des relations sexuelles… j’étais vraiment effrayée. Je me disais : ‘Est-ce que je vais devoir aller aux toilettes et regarder du porno avant d’avoir des relations sexuelles juste pour que je puisse correctement être excitée?' »
Depuis, elle a cessé de regarder du porno : « Je ne pense pas que je pourrais dire que je suis ‘accro’ parce que je viens de m’arrêter et je ne veux plus jamais recommencer. »
Hannah*, âgée de 28 ans, admet que regarder beaucoup de porno peut réduire la sensibilité. Mais estime qu’elle a également bénéficié de cette exposition.
« Je suis une lesbienne et je pense avoir su dès huit ou neuf ans, que les femmes m’attiraient, mais ce n’est que lorsque j’ai vu une scène lesbienne que je me suis dit : ‘Ok, oui, c’est confirmé.' »

« Cela m’a fait me sentir mieux », déclare Hannah. « J’avais 12 ans et je commençais à avoir une excitation sexuelle. »
« Voir que vous pouviez exprimer votre sexualité avec une autre femme était génial. Je pense que pour cette raison, la pornographie peut être un facteur positif, car si vous n’avez jamais vu quelqu’un comme vous, ou qui accepte qui vous êtes, alors vous pouvez vous sentir isolé. »
Mais finalement, Hannah a été déçue par le porno : « La plupart des pornos lesbiens [sur des sites grand public] sont fondamentalement un fantasme masculin hétéro de ce à quoi devraient ressembler deux femmes ayant des rapports sexuels. Et cela fétichise les gens comme moi. »
« J’irais même jusqu’à dire que, pour les femmes homosexuelles, la pornographie a fait de nous la cible de la haine », affirme Hannah.
« Les hommes se sont montrés agressifs dans les bars et ont demandé à regarder ma copine et moi. Même d’autres femmes – des femmes hétérosexuelles – vous traitent comme si vous étiez une expérience pour elles, au lieu d’être une personne qui a ses propres sentiments et désirs. »

Porno, pratiques sexuelles et honte

Le docteur Leila Frodsham est une gynécologue consultante et porte-parole de l’Institut de médecine psychosexuelle.
« Cela fait 20 ans que je traite des gens et je n’ai jamais rencontré de femme qui a dit qu’elle avait un » problème « avec le porno », explique-t-elle.
« Il y a plusieurs études – l’une n’incluait que 48 personnes et ne montrait aucune différence quant à l’excitation des femmes. Une autre, sur 200 femmes au Moyen-Orient, n’a montré aucune différence dans la fréquence des rapports sexuels, mais il semblait y avoir un effet sur leur libido et l’excitation, qu’ils décrivent comme un  »ennui de sexe' ».
Le docteur Frodsham avance également que le porno peut expliquer les changements dans les pratiques sexuelles.
Elle affirme avoir constaté, dans la région où elle travaille, une augmentation du nombre de personnes atteintes de MST (maladies sexuellement transmissibles) au niveau du visage et des yeux – et non des organes génitaux. Elle attribue cette augmentation à la pornographie.
« Il y a une vingtaine d’années, nous avions très rarement des cas de ce genre. Mais maintenant, ils sont en hausse… » confirme-t-elle.

Le docteur Leila Frodsham est pragmatique à propos de ce que le manque de littérature clinique pourrait signifier : « Il est intéressant de noter que nous assistons à une augmentation de ce type de références [pour les problèmes sexuels] chez les hommes, et non chez les femmes. Pourtant, elles sont toutes exposées à la pornographie dès leur plus jeune âge. »
« Je ne pense pas qu’il y ait beaucoup de recherches dans le domaine, et chaque fois que cela ne se fait pas, vous devez réfléchir, c’est parce que les femmes ont des problèmes physiques ou psychologiques, mais ne voient pas leur médecin ? Est-ce qu’elles se sentent trop honteuses pour parler de ces problèmes ? Ou est-ce parce qu’elles n’ont pas vraiment de problèmes ? » se demande la gynécologue.

L’histoire d’Erica

L’auteur américaine Erica Garza, âgée de 36 ans aujourd’hui, avait 12 ans lorsqu’elle a commencé à regarder du porno « softcore » à la télévision, tard dans la nuit (c’était en 1994, et Internet en était encore à ses balbutiements).
« J’ai développé une scoliose et je devais porter un corset à l’école », explique-t-elle. « J’ai été victime d’intimidation, et je me sentais isolée. J’utilisais de la pornographie et de la masturbation pour m’évader et me sentir bien. »
Comme Neelam Tailor, cependant, le degré d’évasion était lié à un sentiment de honte profondément enraciné.
« Je ne sais pas exactement d’où ça vient, mais il y a quelques petites choses qui me viennent à l’esprit. Je suis allée dans une école catholique uniquement composée de filles et le sexe était traité comme une chose qui se passe entre un homme et une femme qui s’aiment l’un l’autre, pour une seule raison : la procréation. »
Erica Garza dit que dans son éducation, le sexe « n’avait rien à voir avec l’homosexualité ou la bisexualité – et j’ai toujours été bisexuel. Ne pas voir mon histoire reflétée me faisait me sentir mal. Alors c’était toujours l’histoire que je gardais dans ma tête, la ‘bonne’ façon d’avoir le désir sexuel ».
 » Les femmes ne parlent souvent pas de ce qui les excite parce qu’on peut les surnommer salope ou leur attribuer un autre mot terrible. Et c’est dans le processus de honte de nos désirs que je pense que nous développons des habitudes compulsives » déplore la jeune femme.

Erica Garza ne regardait pas le porno tous les jours, mais affirme que cela a eu un impact sur sa vie et ses relations.

« C’était quelque chose vers lequel je me suis tournée lorsque j’étais stressée ou inquiète. Mais cela m’a vraiment détourné de mes autres activités. J’ai commencé à m’isoler beaucoup, à me sentir mal dans ma peau, je pensais que quelque chose n’allait pas chez moi » révèle-t-elle.
En 2014, elle a écrit un article dans le magazine Salon, sur sa décision de demander un traitement pour dépendance sexuelle.
« Je cherchais sans cesse, parcourant d’innombrables galeries de chair, attendant d’être impressionnée. Enfin, je l’ai trouvée. Celle qui m’a donné cette sensation d’excitation frémissante, palpitante et provoquant la transpiration. C’était un clip plus ancien, tardif. Dans les années 90. Mais c’était parfait. Plus de 500 hommes. »
« Je suis descendue une fois, puis deux fois, puis trois fois, et je l’ai sauvegardé pour une utilisation ultérieure. Mais après avoir rangé mon ordinateur, j’ai ressenti quelque chose de différent de la lueur habituelle après l’orgasme. Je me sentais malade. Coupable. Trop consciente. »
« Cela m’a affecté de nombreuses façons », raconte Erica Garza.
« C’est comme si on me traitait brutalement au lit et qu’on me parlait d’une manière humiliante. J’ai aussi regardé beaucoup de scènes où les hommes étaient beaucoup plus âgés que les femmes, et je suis donc en droit d’attendre et de désirer un comportement agressif de la part des hommes. Cela m’a aussi fait penser à quel type de corps j’aurais dû avoir. Je suis obsédée par l’enlèvement de tous les poils, parce que c’est ce que j’ai vu à l’écran. »

La pornographie change-t-elle ce que vous recherchez dans votre vie sexuelle?

Au fil des ans, Neelam Tailor a également demandé à quel point son exposition précoce au porno avait formé ses désirs sexuels :
« Lentement, en voyant comment les femmes de couleur étaient traitées dans le porno, j’ai commencé à intérioriser l’idée que je suis ce que les gens aiment, un fétiche, plutôt qu’une femme en particulier ».
« J’ai également recherché la dynamique de pouvoir dont j’ai été témoin – après des années passées à regarder des garçons plus âgés et des filles plus jeunes, à 17, 18 et 19 ans, j’ai commencé à essayer de sortir avec des gars plus âgés. Je ne sais pas si c’est une coïncidence. Je ne saurai jamais – si ce sont des goûts innés ou si le porno les a créés  » constate-t-elle lucide.
C’est une question que beaucoup de femmes se posent.
Cette passivité était-elle toujours présente ou est-ce un apprentissage du porno ?
« Je ne crois pas que quiconque, surtout une jeune fille, devrait tirer son éducation sexuelle du porno » déplore Neelam Tailor.
Dans une analyse de plus de 300 scènes de porno datant de 2010, 88 % incluaient une agression physique.
Selon la même étude, la plupart des agresseurs étaient des hommes, leur cible était féminine…
D’autres études similaires n’ont pas permis de conclure sur les effets du porno agressif sur les hommes – certains ont conclu que le lien entre consommation de porno et violence était mineur.
Mais il y a encore moins d’informations sur la manière dont cela pourrait affecter les femmes.
« Dans les deux cas, je pense que les écoles devraient être plus proactives dans l’éducation des enfants en matière de sexualité », a déclaré Neelam Tailor.
D’autres femmes regardent du porno, non pas pour être excitées, mais pour échapper au stress et aux traumatismes.
Comme l’explique le docteur Birchard : « Pour quiconque l’utilise de cette manière – de manière compulsive – il ne s’agit pas vraiment de sexe. Il s’agit d’anesthésier un état difficile à gérer. Cela peut être de l’anxiété, du stress, de la dépression. Ça peut être de la solitude. »
« Que ce soit un homme ou une femme, si la fonction du comportement sexuel est compulsive, alors il s’agit d’évasion. »
L’interdiction imminente au Royaume-Uni de la visualisation de films pornographiques pour les moins de 18 ans a pour but de résoudre certains des problèmes liés au fait que des enfants aient accès à du matériel « hardcore ».

Porno sans culpabilité

« Il n’y a rien de mal à regarder du porno », déclare Erica Garza. « C’est comme le vin, certaines personnes peuvent prendre un verre et s’en tenir là. D’autres ont besoin de boire la bouteille en entier ».
Elle a ensuite écrit un livre sur ses expériences. Le livre intitulé « Orgasme » a incité des femmes du monde entier à prendre contact avec elle.
« Je pense que c’est la honte sur laquelle nous devons enquêter. C’est ce qui a gardé les femmes emprisonnées dans leur propre expérience. Je n’avais pas entendu beaucoup d’histoires comme la mienne, ce qui explique probablement pourquoi mes écrits sont devenus viraux, car beaucoup de gens n’en parlaient pas. »
« Mais une fois que j’ai publié cette histoire, j’ai entendu de nombreuses femmes de tous les âges, celle d’une jeune fille de 14 ans vivant à Singapour aussi bien que celle d’une femme de 45 ans venant du Midwest américain. Et elles disaient la même chose que les hommes, qu’elles sentaient une perte de contrôle ; qu’elles devaient apprendre à utiliser ce matériel de manière rationnelle. »
« Cela m’a montré qu’il n’y avait pas tellement de différences entre les hommes et les femmes, la seule grande différence est que les femmes n’en parlaient pas »conclu-t-elle.
Neelam Tailor, elle, s’est décidée : « J’ai essayé de regarder du porno encore il y a quelques années, histoire de voir comment je réagirais, mais je n’aime plus ça. C’est terminé maintenant. »
Hannah regarde encore de temps en temps, mais est très sélective quant au matériau qu’elle consomme :
« Je ne pense pas du tout que je suis représentée dans le porno grand public, alors je recherche des producteurs plus petits et éthiques – ils existent – ou des vidéos fabriquées par des couples. C’est plus réaliste, ce qui pour moi est plus vivant ».
« Je ne jugerai jamais personne sur le type de porno qu’elle regarde, mais je pense que nous devrions essayer de créer un contenu plus représentatif » ajoute-t-elle.
« Je suis une lesbienne blanche avec un corps épanoui et je ne trouve personne dans le grand public qui me ressemble ou qui agit comme moi », a déclaré Hannah.
Il n’y a peut-être rien de mal à regarder du porno mais le public a désespérément besoin de matériaux plus variés – montrant différents types de corps et une réelle intimité. C’est-à-dire un porno joyeux qui ressemble davantage à la réalité et qui fait que le sexe ressemble moins à un événement d’endurance qu’à un plaisir.

source: afriquefemmeLa vie d’une femme tourmentée par la vue régulière de films pornographiques

Jean Pierre Fabre de l’ANC exprime ses regrets

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En analysant les derniers rebondissements de l’actualité sociopolitique togolaise caractérisée par le départ de cinq partis politiques de la coalition de l’opposition , Jean Pierre Fabre de l’ANC estime , à demi mot , que c’est une fuite en avant des concernés.

« Quand on mène une même lutte au sein d’une coalition et on se rend compte qu’il y a des dysfonctionnements, il faut marquer un arrêt et voir ce qui ne va pas et surtout définir les règles pour l’aboutissement de la lutte. Mais c’est le contraire qu’on voit chez nos camarades », a-t-il  dénoncé.

Pour le président de l’ANC , ces attitudes contribuent malheureusement à démobiliser la population dans sa lutte.

« Quand on décide ensemble de faire quelque chose, un parti dit que cela ne lui convient pas et part pour étaler ce qu’on s’est dit entre nous sur la place publique. Tout ça démobilise la population », a-t-il deploré, ajoutant  qu’après un temps de lutte, il est normal de faire un bilan pour repartir sur de nouvelles bases. Allusion faite au récent conclave boycotté par plusieurs partis au sein de la coalition.

Toutefois, tous ces événements n’altèrent en rien l’engagement de Jean Pierre Fabre dans la lutte pour l’alternance au Togo , soutient t-il . « Je tiens à rappeler que l’alternance au Togo est un combat de tous Togolais sans distinction. Ce n’est pas une affaire de la coalition et si le peuple décide, nous allons faire partir ce régime », a-t-il martelé pour finir.

Sopurce: togotopinfo