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REFED/S et RAFIA au front contre les conflits communautaires et l’extrémisme violent

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Les ONG REFED/S (Réseau des Femmes pour le Développement de la région des Savanes) et RAFIA (Recherche, Appui et Formation aux Initiatives d’Auto-développement) vont contribuer à l’amélioration de la résilience des populations des zones frontalières du Benin, du Burkina et du Togo, face aux conflits communautaires et à l’extrémisme violent.

Cette action sera menée à travers l’exécution du volet autonomisation économique et amélioration de l’employabilité du « Programme d’Appui à la prévention des conflits et de l’extrémisme violent dans les zones frontalières du Benin, du Burkina et du Togo » initié par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM).

Ainsi, les actions du REFED et de RAFIA consisteront à renforcer les capacités de résiliences socio-économiques des populations vulnérables, en particulier des jeunes et des femmes, dans le but de les rendre moins vulnérables à l’exploitation par des groupes extrémistes.

« Dans les zones frontalières du Bénin, du Burkina et du Togo, peu de personnes ont un emploi stable. Et lorsque les jeunes surtout n’ont aucune perspective d’avoir un travail qui leur permet de gagner leur vie, cela peut constituer un terreau fertile à la radicalisation. Généralement, les extrémistes profitent de cette situation de désespoir des jeunes pour les embarquer dans l’extrémisme violent. Quant aux femmes de la région, la vulnérabilité économique et la vulnérabilité sociale constituent deux fragilités du pays qui pourraient les faire basculer dans l’extrémisme violent », explique Confort Kabissa-Lamboni, Coordinatrice du REFED/S.

Ainsi selon M. Djoi-lah Bigniebe, Directeur exécutif de l’ONG RAFIA, renforcer la résilience de ses couches de la population contribuerait à contrer le radicalisme et l’extrémisme violent.

 « Si les jeunes et les femmes trouvent des solutions à leurs problèmes quotidiens, s’ils trouvent du travail qui les occupe et qui leur procure le minimum vital, ils seront la composante la plus efficace dans les mécanismes d’alerte précoce de menaces de paix et de conflits dans la région des Savanes », confie-t-il.

En vue de l’effectivité des actions inscrites à ce volet du programme, un atelier de validation des critères de sélection des bénéficiaires a été organisé le vendredi 9 avril 2021 dernier à Dapaong par les deux structures.

L’atelier a réuni l’ensemble des acteurs impliqués dont les Préfets, les Maires des 5 préfectures ciblées (Tône, Kpendjal, Kpendjal-Ouest, Cinkassé et Oti-sud) ainsi que les partenaires du projet. De fait, l’atelier a permis de présenter les critères préalablement définis par RAFIA et REFED, de partager les différentes suggestions et les apports des élus locaux, d’analyser chaque critère selon son objectivité, sa pertinence et son pragmatisme ; et de procéder à la validation des critères retenus.

Le programme d’appui à la prévention des conflits et de l’extrémisme violent dans les zones frontalières du Benin, du Burkina et du Togo est financé par le fonds UN Peace Building.

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