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Agbeyomé Kodjo : la cour de justice de la CEDEAO donne raison

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Ce jeudi 24 mars 2022, la cour de justice de la CEDEAO fait remarquer à l’Etat togolais que les droits de Agbéyomé Kodjo, le candidat de la Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK) à la présidentielle de 2020, sont violés. L’instance juridique du bloc sous régional a donc condamné l’Etat du Togo et lui demande de dédommager le plaignant.

En effet, Agbéyomé Kodjo, arrêté, poursuivi et interdit de se prononcer sur le scrutin présidentiel de 2O2O, avait saisi la cour de justice de la CEDEAO pour violation de ses droits. A l’issue de son délibéré rendu jeudi, la Cour a donné raison à l’exilé politique estimant que l’arrestation et la détention du candidat de la DMK au lendemain de la présidentielle du 2020 sont arbitraires.

Selon les juges de la Cour, les autorités togolaises ont violé les dispositions de « l’article 9.2 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, de l’article 9 de la Déclaration universelle des droits de l’homme et de l’article 6 in fine de la charte africaine des droits de l’homme et des peuples ».

A sa sortie de prison, M. Agbéyomé s’est également vu priver du droit de s’exprimer en remettant en cause les résultats de l’élection présidentielle du 22 février 2020. A ce sujet, la Cour de la CEDEAO estime que l’Etat togolais a violé le droit à la liberté d’expression de l’ancien président de l’assemblée nationale.

La Cour de justice de la CEDEAO a donc condamné l’Etat Togolais à payer au plaignant 1 franc symbolique à titre de dommages intérêts. Les autorités togolaises ont un délai de trois (3) mois pour produire le rapport d’exécution de l’arrêt ainsi rendu.

Le système judiciaire connaît quelques modifications

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Depuis le début de la seconde moitié du dernier trimestre de l’année 2021, le leader de l’exécutif togolais, Faure Gnassingbé, a effectué quelques remaniements au sein de l’organe judiciaire. Suite aux affectations réalisées en novembre dernier, le chef de l’Etat a procédé le 16 mars passé à de nouvelles nominations.

Ils ont été au nombre de quinze (15) magistrats à avoir été nommés à de nouveaux postes.
Ce nouveau décret présidentiel n’a touché que les magistrats de la Cour suprême, de la cour d’appel de Lomé, des tribunaux de Lomé, de Kara et de Mandouri.

Le décret stipule que le président Faure Gnassingbé nomme Abli Poutouli, le doyen des juges d’instruction au tribunal de Lomé.
La note signée par le président informe également que l’ancien président de la chambre d’accusation de la cour d’appel de Lomé, magistrat Ernest Koffi Bignang, a fait son entrée à la Cour Suprême en tant que conseiller de la chambre judiciaire.
Un autre ancien membre de la cour d’appel de Lomé a lui aussi débarqué à la Cour suprême. Ce dernier n’est autre que M. Awoulmère Karenkou Nayo, l’ex-conseiller de la cour d’appel de la capitale, actuellement nommé au poste de conseiller à la chambre administrative.

Séla Polo, prendra lui le poste de l’avocat général au parquet de la Cour suprême.
Le décret fait également savoir que Awal Ibrahim, anciennement conseiller à la cour d’appel, devient le nouveau vice-président de la même juridiction.
Pareil pour Essodon Ali, le substitut du procureur général près la cour d’appel de Lomé, qui prend la tête de la chambre d’accusation de la cour d’appel.

Le tribunal de Mandouri sera désormais présidé par Ignéza Komlan, précédemment juge d’instruction au tribunal de Kara.
Dernièrement, le président du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), Abdoulaye Yaya a dénoncé plusieurs pratiques dans lesquelles des magistrats se sont rendus coupables.

Ces nouvelles nominations, faites sur proposition du ministre de la justice, Pius Agbetomey, sont en un sens un moyen pour mettre fin à ces pratiques.

Une structure de fabrication d’emballages biodégradables

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Bien que l’utilisation des sacs plastiques est théoriquement interdite au Togo, ces sacs d’emballages extrêmement nocifs pour l’environnement, demeurent les contenants dont on se sert le plus sur tout l’étendue du territoire.

Au même moment dans d’autres pays, le recours aux sacs en plastiques à usages uniques n’est plus toléré. En effet, les sacs d’emballages plastiques faites à base de résidus de pétroles, notamment le polyéthylène, mettent énormément de temps pour se désagréger. Il leurs faut 100 à 400 ans pour complètement se décomposer.
Ainsi, compte tenu du temps qu’ils mettent pour disparaître, ils constituent une source de pollution de l’environnement et une menace pour certaines espèces qui en ingurgitent dans le fond marin.

Pour régler tout simplement ce problème d’utilisation massive de ces sacs polluant au Togo, Atèhèssè Kilimou, un ingénieur de formation, a pris l’initiative d’installer à Lomé, une structure de fabrication d’emballages biodégradables afin d’amener progressivement les consommateurs à changer de comportement.

Ses emballages sont fabriqués à partir de papier et de cartons recyclés.

« C’est un engagement non seulement pour protéger l’environnement, mais aussi pour la santé des consommateurs et réduire le coût des produits car les emballages importés reviennent chers et impactent sur le coût des produits aux consommateurs », met-t-il en avant.

Son activité reste artisanale. Il espère l’implantation au Togo d’une usine de grande capacité.

La mission de Dani Abla Akapko à la tête de Navitogo

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Depuis février 2021, le bureau administratif de l’association des professionnels des compagnies de navigation et consignation de navires au Togo (Navitogo), a connu un léger changement.
Edem Kokou Tengue, l’actuel ministre de l’économie maritime, de la pêche et de la protection côtière, ancien président de cette compagnie, a été remplacé par Dani Abla Akakpo, la Directrice Générale TAAL SA.

Mme Dani Akapko est revenue ce mercredi après plusieurs mois d’exercice, sur ce qui est de sa mission à la tête de l’association.
« Notre mission est de pérenniser les relations que nous avons avec les institutions partenaires, de défendre les droits des sociétés consignataires et de porter haut tout ce qu’il y a comme préoccupations sur la plateforme maritime. Tout ceci est fait pour le bien des clients nationaux ou internationaux », a déclaré la patronne de TAAL SA à l’issue d’une réunion du nouveau bureau de Navitogo qu’elle préside.

Les dirigeants de Navitogo se sont donnés cette année, le but de garantir l’équité du genre dans le domaine maritime. En plus de cet objectif bien défini, la compagnie souhaite faire campagne pour mobiliser encore plus de membres.

« Il y a des consignataires qui fonctionnent normalement mais qui ne sont toujours pas membres de Navitogo. Notre objectif est de rassembler le maximum de consignataires au sein de l’association afin que nous puissions porter encore plus fort et plus haut la voix des consignataires au Togo », a ajouté la présidente de Navitogo.

Le bureau de la société est élu pour un mandat de 3 ans renouvelable et a pour mission de porter les préoccupations des compagnies maritimes du Togo auprès des autorités publiques, parapubliques et privées qui sont des partenaires.

Navitogo compte 15 membres, représentants les plus importantes sociétés togolaises et étrangères opérant dans le secteur maritime et de la logistique au Togo.

L’importation de véhicules électriques ou hybrides soumises à l’agrément de l’Etat

Dorénavant, les importations de tous les types de véhicules, que ce soient des moyens de transport électriques, hybrides ou encore thermiques convertis, leur agrémentation sera pris en charge par le gouvernement lui-même. Les départements d’Etat chargés de mener à bien cette mission, sont celui de l’Environnement et celui du Commerce. L’annonce de cette procédure nouvellement embrassée par les autorités, a été faite par l’Office togolais des recettes (OTR).

« pour l’accomplissement des formalités de dédouanement des véhicules susvisés, ainsi que des batteries destinées à leur alimentation, il est exigé au cordon douanier un agrément délivré par arrêté conjoint du ministre chargé du commerce et du ministre chargé de l’environnement », a indiqué le commissaire général de l’OTR dans un récent communiqué.

Ces nouvelles dispositions mises en place par les dirigeants togolais, entre dans le cadre d’un décret qui a été prononcé le 11 août 2021, par le gouvernement de Victoire Tomégah-Dogbé, en faveur du « développement de l’économie verte ».

Le gouvernement poursuit également cette année, sa politique fiscale favorable à l’importation des motocycles électriques neufs. Ces derniers bénéficient ainsi, dans la loi de finances 2022, d’un nouvel abattement de 100% sur les droits de douanes à l’importation.

Les députés se consacrent à la promotion de l’économie maritime

Les parlementaires ont fait de la troisième et quatrième séance plénière de la première session ordinaire de l’année 2022, des ateliers de réflexion consacrés à l’examen des lois qui conduiront à la bonne gestion de la mer et à l’exploitation durable de ses ressources.

Le 17 mars 2022, les représentants du peuple avaient adoptés deux projets de loi qui mettaient à la disposition du Togo, l’opportunité d’adhérer à des Conventions internationales qui optimiseront sa gestion du patrimoine bleu. Ces projets de loi adoptés étaient portés sur l’enlèvement des épaves et les lignes de charge.

Le 22 mars 2022, ils ont remis le paquet. L’Assemblée nationale a encore voté à l’unanimité un projet de loi destiné à l’exploitation modérée mais efficace des ressources halieutiques. Le projet de loi s’exécutera au maintien des stocks chevauchant et des stocks de poissons grands migrateurs.

Il autorise le Togo à intégrer l’Accord sur les stocks chevauchants et des poissons grands migrateurs aux fins de l’application des dispositions de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer du 10 décembre 1982.

Cette approbation fait bénéficier au pays gouverné par Faure Gnassingbé, d’une assistance spéciale de nature à concourir plus efficacement à la promotion de l’économie maritime.

La politique de promotion de l’économie bleue entamée par les autorités togolaises, démontre la volonté de ces derniers à pratiquer une pêche responsable embrassant la conservation, l’exploitation durable des stocks et la gestion des ressources halieutiques, en passant par le maintien de l’intégrité des écosystèmes marins et la réduction du risque au minimum d’effets à long terme ou irréversibles des opération pêche.

Il est à noter que l’accord sur les stocks chevauchants est composé d’un dispositif de cinquante (50) articles répartis en treize (13) parties et de deux (2) annexes.

Un petit rappel : les séances plénières se sont déroulées en présence de la Présidente de la Chambre des députés, Mme Yawa Djigbodi Tsègan et du ministre de l’économie maritime, de la pêche et de la protection côtière, M. Kokou Tengué.

Choléra : l’OMS lutte aux côtés des pays africains

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Ce mardi 22 mars, une rencontre entre l’OMS et des pays de l’Afrique occidentale s’est ouverte afin de mettre en commun les efforts pour éradiquer le choléra. Les échanges se font avec la Côte d’Ivoire, le Mali, le Sénégal et le Togo qui, au terme de cette rencontre, devrait être bien préparé pour faire face à la crise liée au choléra.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) et 4 pays africains ont entamé mardi à Lomé des réflexions pour venir définitivement à bout du choléra. Une rencontre sous régionale s’est ouverte dans ce sens et regroupe la Côte d’Ivoire, le Mali, le Sénégal et le Togo. L’objectif est de suffisamment préparer les pays pour prévenir et bien gérer les crises liées à cette maladie.

Dans la zone ouest-africaine, les pays qui sont sous le joug du choléra sont le Nigeria, le Niger, le Togo, le Cameroun et le Mali. Ils sont les plus touchés et cela serait lié au fait qu’ils ne se sont pas bien préparés pour prévenir la maladie et bien gérer les épidémies liées à cette maladie.

Sur cette base, l’OMS vient à la rescousse en ayant pour but de mieux outiller ces pays. C’est cela qui justifie cette session de formation organisée à Lomé. Cette rencontre regroupe la Côte d’Ivoire, le Mali, le Sénégal et le Togo et ensemble ces entités doivent parvenir à des résultats tels que : la mise en place des équipes dans les districts à haut risque, le renforcement des capacités des pays pour la mise en place de la réponse aux épidémies de choléra dans les premières 48 heures qui suivent la survenance de l’épidémie et accroître les capacités logistiques pour pouvoir correctement répondre aux épidémies de choléra.

« A terme, nous visons la formation de 28 pays qui seront dotés d’équipes formées pour à leur tour conduire les formations des équipes sur le terrain et faire en sorte que nos pays aient des ressources humaines bien formées et outillées pour prévenir et répondre correctement aux épidémies du choléra », a expliqué Dr Vincent Dossou Sodjinou, point focal choléra de la région africaine de l’OMS pour l’Afrique de l’ouest et du centre.

Selon des données rapportées par Togobreakingnews, le touche plus de 12 pays chaque année. Dans ces zones, on décompte moyennement 40.000 cas et près de 1000 décès annuellement. « Les infrastructures d’accès à l’eau sont souvent chères pour les pays. L’autre constat, c’est que les pays africains n’ont pas encore atteint le niveau de couverture en eau potable et de couverture en latrines permettant de prévenir le choléra. Tant que ces poches existeront, le choléra est une garantie », a justifié Dr Vincent Dossou Sodjinou.

Après la rencontre avec la Côte d’Ivoire, le Mali, le Sénégal et le Togo, l’OMS Met le cap sur le Niger, au Nigeria, en RDC, au Kenya et aussi en Tanzanie où d’autres sessions seront organisées.

Inflation en Afrique : Macky Sall interpelle la Banque mondiale

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Le président sénégalais Macky Sall a rencontré le président de la Banque mondiale, David Malpass, au deuxième jour du Forum mondial de l’eau. Le président de l’U.A. a réitéré sa demande que l’institution soutienne les pays africains et les autres pays en développement par le biais du système des droits de tirage spéciaux alors qu’une inflation des prix de produits est en cours.

Alors que le deuxième jour du Forum mondial de l’eau a débuté à Dakar, le président sénégalais et président de l’Union africaine, Macky Sall, a rencontré le président de la Banque mondiale. Les responsables ont discuté des défis et des solutions pour répondre à la crise de l’eau, mais la relance économique et les programmes spéciaux pour les pays en développement étaient à l’ordre du jour.

« J’ai suggéré à la Banque mondiale d’étudier la possibilité de mettre en œuvre les politiques de réponse aux crises et aux urgences de la Banque, a déclaré Macky Sall. Son objectif est de soutenir les pays confrontés à une crise économique grave, à des catastrophes naturelles et à l’insécurité alimentaire. Malheureusement, l’Afrique est confrontée à une crise tridimensionnelle, la situation ne pourrait pas être plus grave, il était donc essentiel que ce mécanisme soit mis en œuvre. »

Alors que les dirigeants ont évoqué les conséquences du conflit entre la Russie et l’Ukraine sur l’économie mondiale, M. Sall a réitéré sa demande d’octroi de fonds à l’Afrique par le biais du système des droits de tirage spéciaux. Le système des DTS est un actif de réserve international, créé par le FMI pour compléter les réserves officielles de ses pays membres.

La communauté internationale avait accepté de fournir à l’Afrique un montant de 33 milliards de dollars sur les 650 milliards de dollars du programme post-covension, mais l’Union africaine a jugé ce montant insuffisant.

La Journée mondiale de l’eau a été célébrée lors du 9ème Forum mondial de l’eau, la première ayant lieu dans un pays d’Afrique subsaharienne. Les acteurs ont sensibilisé le public aux milliards de personnes qui vivent encore sans accès à l’eau potable.

Education : le SET demeure une organisation illégale pour le gouvernement

Dans un communiqué conjoint, le ministre togolais de la fonction publique, Gilbert Bawara et son collègue des enseignements primaire, secondaire, technique et de l’artisanat, Prof Dodzi Kokoroko, reviennent à la charge par rapport à la non représentativité du Syndicat des Enseignants du Togo. Ils persistent que ce mouvement n’a pas le droit d’organiser une grève.

Malgré les mesures brandies par les autorités, le SET a maintenu son appel à la cessation de travail pour les 24 et 25 mars. Cet entêtement a de nouveau interpeller Gilbert Bawara et Prof Dodzi Kokoroko qui menacent d’appliquer des mesures à l’encontre des premiers responsables de cette initiative et des enseignants qui obéiront au mot d’ordre de grève.

Conformément aux lois et règlements en vigueur, les ministres soulignent qu’« aucun syndicat professionnel légalement constitué n’est enregistré à ce jour auprès des services compétents de l’Etat » sous la dénomination du Syndicat des enseignants du Togo (SET).

En outre, se basant sur la loi n° 2021-012 du 18 juin 2021 portant code du travail, et les dispositions du décret n° 2022-022/PR du 23 février 2022 relatif à la représentativité des syndicats professionnels et à l’exercice du droit de grève au Togo, ils indiquent que « tout préavis de grève est soumis au respect de conditions cumulatives spécifiques ».

« En plus d’une existence légalement établie, le syndicat signataire d’un préavis doit justifier d’une représentativité et se conformer aux dispositions de l’article 6 du décret ci-dessus visé relatives, notamment: au respect de la législation ou de la réglementation nationales en vigueur; à la jouissance d’un (01) an au moins d’existence à compter de la date à laquelle la reconnaissance de l’existence légale du syndicat concerné est acquise », lit-on dans le communiqué.

Conformément à l’article 13 du décret sus-référencé, tout préavis émanant d’une organisation syndicale sans existence légale « est nul et de nul effet ». Des sanctions sont prévues au cas où les instigateurs du mouvement maintiennent leur mouvement d’humeur et ces mesures « s’appliqueront de plein droit, sans préjudice des autres mesures prévues par les lois et règlements en vigueur à l’encontre de l’organisation et des personnes visées »

Pour les deux ministres, le gouvernement est disponible pour poursuivre le dialogue et la concertation avec tous les acteurs du secteur de l’éducation pour ensemble faire face aux difficultés qui dérangent le secteur. « Dans cet esprit, toutes les mesures prévues par le Mémorandum d’entente conclu le 10 mars 2022 seront respectées et mises en œuvre conformément à la lettre et à l’esprit de l’accord », lit-on dans le communiqué.

SET vs Gouvernement : le Mouvement Martin Luther King se prononce

À l’allure à laquelle va la tension entre le gouvernement togolais et le Syndicat des Enseignants du Togo (SET) qui appelle à une cessation de travail les 24 et 25 mars 2022, le Mouvement Martin Luther King (MMLK) s’inquiète. Par la voix de son président le pasteur Edoh Kossi Komi, l’association dénonce les menaces et intimidations dont seraient victimes les responsables du syndicat.

Le Mouvement Martin Luther King s’est prononce sur l’actualité du système éducatif togolais à travers un communiqué en date de ce dimanche 20 mars. L’association dit avoir eu écho « des menaces et intimidations à l’encontre des premiers responsables du Syndicat des Enseignants du Togo) suite à son préavis de grève dont la cessation des activités scolaires dans le secteur est prévue pour les 24 et 25 mars 2022 ».

C’est un préavis auquel le gouvernement togolais a montré une ferme opposition. C’est notamment le ministre en charge de la fonction publique, Gilbert Bawara et celui de l’enseignement primaire et secondaire, Dodzi Kokoroko qui ont répondu au courrier des responsables du SET, qualifiant leur préavis de grève de « nul et nul effet ».

« Dans les propos tenus par les autorités en charge de l’éducation à certains responsables du syndicat et qui nous sont rapportés (s’ils sont avérés), il y a de fortes raisons de s’inquiéter de l’ampleur et du degré des menaces et des décisions qui seraient prises contre les premiers responsables dans les jours à venir », fait remarquer le MMLK.

Le mouvement de pasteur Edoh Kossi Komi « condamne les menaces et les intimidations sous toutes leurs formes et appelle les deux parties à privilégier la voie du dialogue afin de trouver des solutions aux problèmes qui minent encore l’éducation ».

« Cette passe d’armes entre le gouvernement et le SET risque de provoquer encore des perturbations dans le secteur quelques jours après le mémorandum d’entente signé par le gouvernement et quelques organisations syndicales. Dans ces circonstances, le dialogue inclusif avec tous les acteurs reste et demeure la solution et c’est la voie par excellence », souligne le MMLK dans son communiqué.

Avant de conclure : « le MMLK réitère son appel aux autorités de la nécessité de respecter la fonction enseignante et demande aux enseignants de mener leurs activités dans le respect strict des lois en vigueur conformément aux normes de l’Organisation Internationale du Travail (OIT). Car les droits aux libertés syndicales et de grève sont constitutionnels et ne sauraient être mis en cause par quelque disposition que ce soit. Autrement, ce serait des lois liberticides, donc antagonistes au respect de la dignité humaine ».