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Le ronflement, une maladie ignorée

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Avez vous déjà eu à subir en plus de l’insomnie, un concert de ronflement animé par un proche ?

Si oui, vous savez sûrement l’effet que cela produit, sauf que vous ne savez peut être pas que le proche en question souffre en silence. Lui même ne le sait peut être pas d’ailleurs.

Si pour vous, ronfler est un signe de la fatigue, qu’il vous plaise de changer d’avis car c’est plutôt la manifestation bénigne d’une maladie appelée la rhonchopathie chronique. Dans les cas graves, la manifestation de cette maladie prend l’appellation du syndrome d’apnée du sommeil.

Dans un groupe d’adultes, 20 % des sujets ronflent régulièrement, 30 % occasionnellement et plus de la moitié d’entre eux gêne le sommeil du conjoint

Selon la page santé du Figaro, le bruit du ronflement est fondé sur le principe de l’effet Venturi qui apparaît lorsqu’un fluide en mouvement dans un conduit souple traverse une portion rétrécie.

Ce rétrécissement provoque une accélération ponctuelle de ce fluide et une dépression (collapsus) qui va coller les parois, si le conduit est élastique.

Ce collapsus entraîne un arrêt du passage du fluide et de la dépression. La paroi élastique s’ouvre à nouveau et le cycle recommence. L’alternance « ouverture/collapsus », provoque la mise en vibration du conduit et donc le ronflement.

En terme de ronflement, les hommes battent systématiquement les femmes jusqu’à ce que ces dernières atteignent la cinquantaine.

À compter de cet âge, elles rentrent dans la course et battent même parfois les hommes qui ronflent terriblement depuis leur 30 ans jusqu’à la soixantaine avant de connaître une stabilisation.

Pour en finir avec ou du moins réduire la nuisance sonore que le ronflement produit, il est conseillé l’arrêt définitif des boissons alcoolisées le soir, la diminution du tabac, la correction d’un surpoids par un régime alimentaire approprié et la reprise d’une activité sportive régulière.

Dans les cas de syndrome d’apnée du sommeil, on fait recours à la pression positive continue nasale qui est appareillage permettant l’application d’une pression positive continue d’air dans les voies aériennes du ronfleur et empêchant ainsi la survenue d’apnées obstructives.

D’autres méthodes telles la chirurgie sont possibles d’utilisation mais, aucune d’entre elles ne permet de guérir 100 % des ronfleurs.

Inauguration prochaine d’une ambassade de la Turquie à Lomé

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Le chef de l’État, Faure Gnassingbé a annoncé l’inauguration prochaine d’une ambassade de la Turquie à Lomé. Une annonce faite au sortir d’une audience, au palais de la présidence, avec M. Mevlüt Çavuşoğlu, ministre des Affaires Étrangères de la République de Turquie.

Il était question des sujets liés au renforcement des liens bilatéraux entre les deux pays dont l’inauguration d’une ambassade à Lomé et le lancement des vols de la Turkish Airlines à destination du pays entre autres.

Au terme de cet entretien, le président Faure Gnassingbé se « réjouit du caractère fructueux de ces échanges qui augurent un avenir bilatéral dans bien d’autres domaines ».

L’ouverture de cette ambassade à Lomé vient, non seulement renforcer les liens entre Ankara et Lomé, mais surtout « développer notre coopération dans tous les domaines en particulier l’enseignement et la sécurité », a affirmé le ministre Turc Mevlüt Çavuşoğlu.

Le Mouvement Conscience Mandela étouffé dans l’œuf

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Prévu pour ce 18 juillet, le lancement du mouvement a connu des perturbations. Des forces de l’ordre ont été envoyées pour  » empêcher le lancement du Mouvement Conscience Mandela ».

Selon eux, le mouvement n’a pas de récépissé l’autorisant à débuter ses activités.

En réponse, le promoteur Me Joseph Akpossogna a rappelé que le régime déclaratif était tout en sa faveur.

« Nous avons tous les documents nécessaires depuis 2018. Par ailleurs nous sommes dans un régime déclaratif. » , a-t-il déclaré avant de poursuivre « Ce qui veut dire que dès lors que vous créez une association, vous réunissez les documents nécessaires, vous saisissez le ministère de l’administration qui vous donne le quitus de procéder au payement et afférents, vous êtes déjà nés. Vous n’allez plus attendre le récépissé. C’est ce que dit la loi 1901 qui régit la création des associations ».

Le Mouvement Conscience Mandela », a pour vision de contribuer aux processus démocratiques et d’État de droit au Togo et en Afrique.

À travers l’interpellation des pouvoirs publics, la sensibilisation des populations et des forces vives de la nation sur les sujets de grande importance, le mouvement compte parvenir à ses fins, notamment contribuer à faire de la démocratie une réalité en Afrique.

Bien qu’ils aient été dérangés dans l’exécution de leur activité, ils sont tout de même parvenus à délivrer ces quelques informations aux médias conviés pour la circonstance.

Selon Togobreaking news, l’association œuvre dans le domaine de la démocratie, l’État de droit, droits humains, citoyenneté, élections, bonne gouvernance, gouvernance locale, œuvres sociales et humanitaires.

Covid-19 et taxis-motos, la guerre manquée

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«Ce métier échappe à leur contrôle, ils ne peuvent pas l’arrêté». «Ils n’y peuvent rien, ils ont peur de ce que cela peut engendrer », lancent en chœur Joël et ses collègues conducteurs de taxi moto à Lomé.

Le taxi moto, un métier considéré comme celui de la dernière chance regorge de jeunes qui ne cherchent qu’à joindre les deux bouts. Ce métier qui d’ordinaire est loin d’être du beurre s’est muté en « pain sec » avec la pandémie de la Covid-19 qui s’est imposé à tous et a fait voir de toutes les couleurs aux professionnels du domaine.

En guise de rappel, au soir du 1er avril, le chef de l’Etat a décidé que s’en était fini du métier de taxi moto du moins le temps que durait la crise sanitaire. Coup dur pour les Zmans qui d’une seule voix ont décidé de boycotter cette décision avec une grande manifestation sur toute l’étendue du territoire. Face aux conséquences prioritairement désastreuses que pouvait engendrer cette situation l’échéance de cette décision a été repoussée au 11 avril afin de permettre à tous les conducteurs de taxi moto de rentrer en possession de 20.000 francs CFA, une somme censée les dissuader de poursuivre leurs activités.

Mais à l’heure actuelle, selon ce qui ressort de nos investigations, les 20.000 francs ne sont restés que des promesses. Pourquoi donc ?

« Ils nous ont demandé au niveau de chaque station d’envoyer une liste de chaque conducteurs. Après ils ont appelé deux de nos collègues et ont fait de même pour chaque station pour soutirer des informations sur la nature réelle de leur activités. Après sondage, ils se sont rendus compte qu’il y avait beaucoup d’intrus dans le métier. Moi par exemple j’étais enseignant dans le privé et c’est mentionné sur ma carte. Du coup pas de 20.000 ni même les 5000 que certains ont reçu», a expliqué Joël, avant de poursuivre, «puisque les mesures d’accompagnement ont peiné à suivre, ils nous ont finalement lâché la bride».

Un problème de moins peut-on dire mais la situation est loin d’avoir été décantée. L’autre problème majeur, «les gens s’ils n’ont pas de course urgente à faire ne sortent plus et c’est difficilement que tu arrives à faire 2500, 3000 francs par jour».

Dans ces conditions où les clients se font rare, les quelques clients qui se pointent dictent leurs prix. On en était encore là quand deux jeunes ont sollicité leurs services pour 300 f sur une distance qui nécessitait 500 f au moins. N’ayant pas trop le choix il dit « montez, allons-y (j’ai des bouches à nourrir).»

En dernier ressort, un troisième zem a évoqué la question des interventions parfois musclées de la force anti-pandémie (FOSAP) dues au non port des caches nez. «Certains sont gentils, ils vous demandent de l’acheter, d’autres par contre vous retirent les clefs de la moto et d’autres même tentent d’en venir aux mains. Certes c’est pour notre santé mais il faut qu’on se respecte tous. Moi je respire à peine avec ce masque au visage toute la journée.»

Si la Covid-19 a fait mouche dans presque tous les secteurs, il n’en demeure pas moins que les Zmans en ont tellement et continuent d’ailleurs d’en baver. Vivement un retour à la normale

Un policier enfermé après être surpris en plein acte sexuel avec une patiente de la Covid-19

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Un policier a été surpris, le 16 juillet au Kenya, en plein acte sexuel avec une patiente atteinte de la Covid-19 dans un centre de prise en charge des malades la pandémie.

Faisant partie de l‘équipe de six agents chargés de sécuriser le Centre de formation agricole (ATC) de Busia (Kenya), d’après la police kényane citée par des médias locaux, l’agent a été surpris en flagrant délit de relations sexuelles, aux environs de 22 heures, avec une patiente de Covid-19, apprend Africanews.

« À cette heure-là, lui et nous faisions un balayage dans la zone réservée aux femmes. Notre collègue s’est arrêté pour parler à une malade et nous avons poursuivi notre chemin. C’est alors que nous avons été interpellés par des cris de femmes. À notre arrivée, nous avons trouvé notre collègue et la patiente nus dans le lit », a témoigné un policier.

Si la thèse du viol est privilégiée par de nombreuses patientes, quelques rares malades indiquent que la femme avait bel et bien consenti à cette séance. « Elle (la malade) s’est rétractée lorsqu’elle s’est rendue compte que nous les avons vus et que la police était déjà sur le coup », a chargé une autre malade.

La police, quant à elle, s’abstient de qualifier l’infraction et attend la fin de l’enquête et les résultats du test au Coronavirus effectué sur le mis en cause. Le policier en cause a été mis derrière les barreaux et mis en quarantaine.

Les zem et le tramadol, un poison lent

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« Deux (2) Zemidjan man togolais sur trois (3) se droguent à la tramadol

La scène se déroule à Adidogomé. Une foule s’active autour d’un jeune, à peine la vingtaine gisant au sol, inconscient devant l’étalage d’une vendeuse de bouillie. La dame, toute effarée, tente d’expliquer ce qui s’est passé.

En réalité le jeune a fait usage à tort d’un code usité par les zemidjan man pour s’approvisionner en Tramadol auprès de la dame. Il a donc été servi en conséquence, résultat il est tombé dans les vapes.

Signe de mains, Efferalgan (…) voilà quelques codes usités pour désigner cet anti douleur détourné en drogue nocive par des contrebandiers de la sous-région. Selon les informations recueillies, un comprimé normal de tramadol est dosé à 50mg mais celui de la rue est surdosé (120, 200, 250 mg) ce qui renforce l’addiction des consommateurs.

⅔ des conducteurs de taxis-motos togolais en consomment, soit disant pour «combattre la fatigue et bien travailler.» Ils sont partout, sur les routes, aux feux tricolores, hélant vigoureusement les passants. Ils paraissent les plus habiles, n’ont aucune difficulté à foncer dans les embouteillages, se faufilent fièrement entre des voitures en mouvement avec une aisance à vous glacer le sang.

Ces réflexes n’ont qu’une seule et unique source, le tramadol. Dans un grand reportage réalisé et tourné au Togo par la chaîne Allemande Arte, le laborantin Pakame Midamou officiant au laboratoire de la police scientifique de Lomé a expliqué que le tramadol, est un produit pharmaceutique qui est «utilisé normalement pour réduire les douleurs, mais les gens préfèrent l’utiliser d’avance pour peut-être minimiser la fatigue.

Une version corroborée par un Zman initié qui depuis 3 ans, n’arrive pas à s’en défaire. « J’ai constaté que quand je prends du tramadol cela me fait du bien, je travaille plus, cela me donne de l’énergie et sur la moto je suis à l’aise».

Autant cela procure du bonheur, autant ses conséquences sont dramatiques. Entre autres, l’overdose, la démence, des accidents de circulation conduisant bien souvent au trépas.

Partis pour réduire la fatigue, plusieurs sont-ils, conducteurs de taxis motos mais pas seulement, footballeurs, portefaix, militaires (…) à se retrouver pris au piège de l’addiction. Malheureusement, le pays ne dispose d’aucun centre de désintoxication. Qu’adviendra-t-il de ces jeunes ? « J’ai peur» a déclaré l’un d’eux.

Décès de Mgr Pierre Marie Coty, l’auteur de l’hymne national de la Côte d’Ivoire

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Le parolier de l’hymne national ivoirien, Monseigneur Pierre Marie Coty, évêque émérite de Daloa-Centre, est décédé ce 18 juillet 2020, à l‘âge de 93 ans.

La nouvelle a été a annoncée à l’AFP par Mgr Ignace Blessi, président de la Conférence des évêques catholiques de Côte d’Ivoire. « La conférence confirme le décès de notre collègue Mgr Pierre Marie Coty », a-t-il annoncé.

Evêque de Daloa jusqu’en 2005, le désormais feu Mgr Pierre Marie Coty, est connu pour avoir été le parolier de L’Abidjanaise (hymne national de la Côte d’Ivoire) en 1960, à l’indépendance du pays. La musique a été composée par l’abbé Pierre-Michel Pango.

« Fiers Ivoiriens, le pays nous appelle. Si nous avons, dans la paix, ramené la liberté, notre devoir sera d’être un modèle de l’espérance promise à l’humanité. En forgeant, unis dans la foi nouvelle, la patrie de la vraie fraternité », chantent désormais les Ivoiriens lors du premier refrain de l’hymne.

Afrique du Sud : mort par balle de deux voleurs de masques

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Deux personnes ont été tuées le 18 juillet 2020, à l’aéroport international de Johannesburg, lors d’un échange de coups de feu entre la police et des voleurs qui avaient dérobé du matériel de protection sanitaire.

« Des suspects sont entrés dans la partie cargo de l’aéroport et retenu du personnel, des armes sur la tempe », décrit le communiqué de la police, rapporté par Africanews.

La police est arrivée sur place au moment où les voleurs s’enfuyaient à bord d’un véhicule. Une course poursuite et des échanges de coups de feu s’en sont suivis. Deux suspects ont été tués et cinq personnes blessées par balles.

La police a procédé à l’arrestation de sept suspects et saisi les masques de protection dérobés par les voleurs, ainsi que trois caisses de téléphones portables.

L’Afrique du Sud reste le pays le plus touché d’Afrique, par la pandémie de Covid-19, avec 4 948 décès et plus de 350 000 cas confirmés.

Ole, gozem, zmobile : quelle est la préférence des togolais ?

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Un peu partout en Afrique de l’Ouest, les taxi-motos tentent de réinventer leurs services de transports de passagers. Gozem, Olé Moto et plus récemment Zmobile, la concurrence est de taille. Mais le dernier mot revient toujours aux clients qui font le tri, choisissent en fonction de la qualité du service. 

Pour les passagers, Gozem est considéré comme le vieux renard du transport. Avec plus de trois ans d’expériences, il est clair que cette solution de transport ait toujours gardé une place de choix pour les passagers. Selon nos investigations, Gozem est utilisé par plus de 100 000 utilisateurs. Le détour vers quelques utilisateurs nous a appris que ce qui fait la particularité de cette solution de transport, c’est la commande en ligne depuis son salon et surtout le fait que le chauffeur puisse se déplacer jusqu’à votre domicile ou zone d’habitation. La possibilité est donnée à tous de tout faire en ligne, que ce soit de la commande jusqu’au paiement. Cerise sur le gâteau, avec Gozem, « la sécurité et la rapidité » sont garanties, comme nous le confie un utilisateur. Seul bémol, l’internet. Il faut donc croire que, qui n’a pas accès à internet n’a pas accès à Gozem. Aussi ce que reprochent les clients de Gozem, a-t-on appris, c’est le manque de confort. Comme le dit un jeune étudiant, autrefois adepte de Gozem « La plupart des motos Gozem ne sont pas confortables… ». Et justement sur ces deux points, Olé a su tirer son épingle du jeu.

Olé a été mis en place par la société Léopard. Tout comme Gozem, Ole facture ses courses à 50 francs Cfa le kilomètre. Contrairement à Gozem, les motos Olé sont équipées de compteur affichant systématiquement le kilométrage parcouru et le tarif correspondant. « Avec Olé, tu vois en même temps l’argent que tu vas payer. Plus besoin de discuter le prix. Tu paies juste ce que montre le compteur. Simple et pratique », a confié un client joint par la rédaction.

Un autre point important, le confort. Les motos Olé disposent d’un siège confortable, mousseux avec un espace assez raisonnable qui met en confiance le passager.

Du côté des conducteurs, il n’est pas question de se plaindre. Au-delà de tout, l’avantage réside dans la conception des penseurs à l’origine de cette initiative. La moto est assurée, si un accident survient et si la faute ne provient pas du conducteur, ce dernier reçoit une somme allant de 50 000 à100 000f.

« Il faut qu’on arrête de se leurrer. Après tout, c’est une bonne initiative. Cela nous permet de nous prendre en charge un tout petit peu. Grâce à cette initiative on peut aussi mettre un peu d’argent de côté, soit pour débuter une activité génératrice de revenus ou acheter sa propre moto. Tu paies 2000f à la fin de la journée, c’est bien. Ça veut dire que si tu fais 10 000f durant toute la journée, tu gardes les 8 000 restant », nous confie Arouna, la trentaine, conducteur de moto Olé à la station Total Totsi.

« C’est vrai qu’il y’a des choses aussi qu’on n’apprécie pas. On n’a pas cette possibilité d’aller n’importe où avec la moto. La société a défini un périmètre dans lequel la moto doit circuler. Une fois sorti du périmètre on bloque le moteur à distance. Aussi, la moto ne doit pas rester inactive si tu venais par exemple à être malade. On vient simplement te la retirer », a-t-il ajouté.

Quant au petit nouveau, il y a à peine 1 mois qu’il a fait son entrée sur le marché des transports. Tout comme un nouveau-né, ce service tente de connaitre son univers et de faire bonne impression. « C’est une seule fois que j’ai pris Zmobile. J’étais curieux, je voulais en savoir plus sur leurs services. En ce qui concerne l’accueil et le confort, il n’y a pas de différence avec Olé. Ce n’est pas comme ces motos simples sur lesquelles, une fois tombé dans un trou, tu auras tous les maux de hanches du monde », a affirmé, sourire aux lèvres, Marius, père de famille.

Zmobile semble adopter la tactique d’Olé mais la différence entre ces deux services de transport est remarquable. Les motos Zmobile ne sont pas équipées de compteurs. Les conducteurs discutent le prix avec les clients et sur ce point, Olé remporte le pari. « Du coup je préfère Olé », lance Marius.

Selon nos recoupements, pour les conducteurs, pas question de sortir hors de Lomé. Ils sont suivis à la trace depuis la direction. Mais au-delà de tout, ce qui est avantageux, c’est que « nous avons la moto nous est campé. On paie 2000f chaque jour et après deux ans, si tu paies tout, la moto t’appartient. C’est très bien parce que toi-même tu vas bien t’occuper de la moto pour que ça soit encore neuf pour toi après avoir tout payé », nous confie un conducteur rencontré au carrefour 3K.

Que ce soit Gozem, Olé ou encore Zmobile, ces services de transports ont tous leurs particularités. Les benjamins ont su jouer sur les défauts des ainés et les ainés tentent au jour le jour de garder leurs places de leaders. Un pari plus ou moins difficile à gagner. Puisque le dernier mot après tout revient aux passagers qui, lassés des erreurs d’une solution de transport peuvent se réfugier sous la houlette de l’autre.

Ole ou la révolution des prix de leopard motors

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Jusqu’au début de l’année 2019, aucune moto équipée de compteur ne circulait à Lomé, ni dans aucune ville du Togo. Il a fallu attendre la fin de cette année 2019 pour voir des motos équipées de compteurs de la société Olé Togo, se faire la part belle à Lomé. L’arrivée de cette solution de transport a donné le ton au changement dans l’habitude des Loméennes et Loméens.

Peu nombreux dans les rues de Lomé, les conducteurs Olé vêtus d’un gilet vert clair roulent sur leurs engins targués du nom homonyme. Selon les initiateurs, cette solution de transport a été pensée pour « simplifier la vie aux togolais ».

Avec les motos Olé, finies les disputes autour du prix entre conducteurs de taxis-motos et clients. La tarification est carrément autre contrairement aux Zedmans ordinaires habitués à taxer les clients. La particularité d’Olé résidant dans le fait, le compteur affiche directement la tarification suivant la distance parcourue. Le kilomètre étant facturé à 50 francs Cfa, les passagers préfèrent beaucoup mieux les Olé au détriment des taxis moto normaux.

« C’est très avantageux. Les zedmans nous ‘’volent’’ très souvent. Trop c’est trop. Raison pour laquelle je ne prends plus ces motos. Je préfère mieux être en retard au boulot en attendant un Olé qui me prendra 300 francs Cfa plutôt qu’un Zem normal à 500 francs.  Au moins avec Olé, tu ne vas plus discuter le prix. Si c’est 1000f que le compteur affiche, tu paies et c’est tout », affirme toute souriante Débora, coiffeuse à Lomé.

Les conducteurs Olé ne sont cependant pas tirés d’affaire. Ils font face également des clients véreux qui tentent de les tourmenter, allant jusqu’à demander une réduction du prix affiché au compteur.  

« Il y a de ces passagers indélicats qui demandent parfois une réduction du tarif. Par exemple, si le compteur affiche 250 francs, ils exigent une réduction de 50 francs. Mais quelle maladresse ? », a confié sous anonymat, un conducteur rencontré à la direction Olé Moto.

De leur côté, les passagers ont aussi leurs raisons. Au cours de notre enquête, certains passagers affirment que très souvent les conducteurs Olé ont aussi leurs manières de leur soutirer injustement de l’argent. Difficile pour le moment de vérifier.

« Ils (les conducteurs Olé) truquent parfois le tarif. Ils ont des mécanismes pour y arriver. Ce qui fait que parfois tu fais une petite distance mais le compteur affiche 700 francs ou 1000 francs », fait savoir une Loméenne habituée à Olé.

Contacté par la rédaction sur ce sujet, l’assistante de direction de la société Olé Moto, Mme Kaka Tsifotsu a été catégorique et a apporté des précisions. « C’est impossible de truquer les compteurs parce que toutes les motos sont surveillées à distance. S’il y a un problème au niveau du compteur, nous recevons un signal ».

A l’en croire, il figure un tarif standard de 100f Cfa sur le compteur de chaque moto. Celui-ci augmente de 50 francs après avoir parcouru une distance de 1,9 km.  Selon elle, il n’y a pas de fluctuation des prix sauf la nuit « à partir de 22h59 à 04h59 » ou le kilomètre est facturé à 100f CFA.

Aujourd’hui la société Olé moto compte plus de 1000 conducteurs. Les togolais, eux voient leur train de vie simplifié et exempt d’arnaques.