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Entretien avec Monsieur Tchala Essowe, DA de la structure ZMOBILE, le nouveau venu

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Le Togo connaît depuis quelques mois l’apparition d’une nouvelle ligne de transport dénommé Zmobile. Une initiative d’un groupe de jeunes dévoués appartenant à la société Télé mobile internationale. Une société spécialisée dans la vente des voitures et des huiles à moteurs dont fait partie l’artiste de la musique togolaise Aamron. Elle vient s’ajouter à deux autres société de transport, (Olé et Gozem) pour améliorer le train de vie des togolais à travers le prix qu’elles offrent à leurs clientèles. Une révolution dont plusieurs personnes méconnaissent les innovations apportées et les avantages à gagner.
Entrevue avec Tchala Essowe, Directeur administratif de la structure.


Présentez-nous votre structure


Je me nomme monsieur Tchala Essowe, directeur administratif de la structure Zmobile.
Zmobile, c’est une société de transport au même titre que les autres déjà présentes sur le marché. Nous avons pour objectif de répondre au double défi de la création d’emploi et de la facilitation du déplacement intra urbain au sein de notre communauté.

La moto Zmobile
La moto Zmobile

Pourquoi avez-vous senti la nécessité d’une nouvelle ligne de transport d’autant plus qu’il y a déjà deux autres sur le terrain ?


D’abord notre société mère s’appelle Télé mobile internationale, nous sommes spécialisés dans la vente des voitures et des lubrifiants, souvent des conducteurs viennent vers nous pour payer des huiles à moteur pour leur vidange. Dans ce cadre il y en a ceux qui se sont approchés de nous pour nous exprimer leur besoin d’avoir une structure qui puisse les accompagner c’est ça dire comme nous vendons déjà des véhicules si nous pouvions amener des motos afin de pouvoir leur permettre de devenir des acquéreurs et des propriétaires de ces motos auprès de nous.
Nous avons essayé de faire l’étude du marché et on s’est dit ce serait bien si on créait une société de transport. Nous avons vu ce qui se développe déjà sur le marché, nous avons pensé à apporter certaines innovations.
Donc nous développons deux volets : Le premier volet c’est que nous donnons la possibilité aux conducteurs de devenir des propriétaires au bout d’un temps passé avec nous et le second volet c’est qu’on fait des salariés. Je m’explique
Dans le premier volet nous visons plus les jeunes. Au départ pour beaucoup de personnes le métier de zemidjan, ce n’est pas une vocation. Les gens y entrent parce qu’ils ont des difficultés et se disent qu’ils vont faire ce petit boulot pour joindre les deux bouts et se prendre en charge ; ils y entrent pour un petit moment malheureusement comme ils n’ont pas de projet claire, ou de vision d’avenir, ils finissent par se perdre ou s’arrêtent là. Nous leur donnons la possibilité, en venant auprès de nous de se programmer à passer deux ans 5 mois avec nous et après devenir leur propre patron. Les deux ans 5 mois, c’est pour leur permettre de pouvoir emmarger de l’argent durant cette période-là et au bout du compte ils deviennent propriétaire de leur moto et ils vaquent à leurs propres occupations.
Ils nous font un compte à l’ordre de 2000 Fcfa par jour de lundi à vendredi. Les samedis, dimanches et les jours fériés, ils sont à leur propre compte. Nous leur donnons la possibilité d’avoir une assurance avec une offre que nous avons développée avec la Citoyenne Vie qui est une compagnie de micro assurance. Elle les couvre en cas d’accident et en cas de maladie. Ils ont une carte de santé personnalisée qui leur permet d’avoir une réduction allant jusqu’à 80% sur leur ordonnances et les factures quand ils sont malades ou quand ils sont accidentés auprès des centres de santé ou des pharmacies qui sont partenaires des structures d’assurance. Ils ont aussi la possibilité quand ils sont avec nous, d’acheter des kits alimentaires et de payer par tranches parce que nous voulons faire dans le social.
Le second volet c’est que nous faisons aussi des salariés. Des personnes sont engagées auprès de nous et ne seront jamais propriétaires de leur moto. Il s’agit des personnes qui sont peut-être d’un certain âge et qui se disent qu’ils vont finir dans ce milieu. Nous leur donnons la possibilité d’assurer leur retraite parce qu’une fois qu’ils sont avec nous ils nous font des comptes à l’ordre de 4000 f par jour de lundi à vendredi. Les samedis dimanches et les jours fériés également ils sont à leur propre compte et chaque fin du mois ils ont un salaire de 40.000 f. Ils sont déclarés à la Caisse nationale de sécurité sociale et bénéficient aussi d’une assurance qui leur permet d’avoir une couverture comme s’ils ont l’assurance classique en cas d’accident et de maladie. Ils ont aussi la possibilité d’avoir des kits alimentaires et payer graduellement. Donc c’est cette innovation que nous avons essayé d’apporter.

Comment devenir propriétaire d’un engin de Zmobile? Expliquez-nous le processus


Nous demandons au prime abord 3 photos d’identité, la photocopie de leur carte nationale d’identité ou de leur carte d’électeur. Ensuite, on étudie le dossier et on leur fait appel, nous discutons avec eux pour voir c’est quoi leur objectif et quand nous allons vouloir leur remettre la moto que ce soit pour la première ou la seconde option, ils viennent avec des cautions. Elles sont des intermédiaires entre les personnes et nous au cas où il y a un problème.
Nous avons essayé de développer un partenariat avec la DOSI pour aider les personnes qui viennent auprès de nous sans carte d’identité, sans nationalité et des naissances mais qui n’ont que des cartes d’électeurs. Elle nous aidera à leur fournir ces pièces et même le permis de conduire et d’autres pièces indispensables. C’est que nous prenons des gens qui sont hors du système pour les intégrer dans le système.

De qui vient cette louable initiative ?


Cette initiative vient de télé mobile internationale, c’est un groupe composé de beaucoup de jeunes qui ont le souci d’améliorer le quotidien des populations et de la jeunesse togolaise. L’objectif, dans un premier temps, c’est de faire le test sur Lomé et la région maritime mais à long terme, nous irons dans les 5 régions du pays….
Nous sommes une jeune compagnie. Comme nous sommes en phase de test, nous avons lancé pour le moment 93 motos sur le marché. Il y a 500 motos qui arrivent et nous sommes en train de développer aussi d’autres produits. On a un très grand projet derrière mais puisque nous ne l’avons pas encore lancé on se réserve d’en parler.

Les moto Zmobile
Les moto Zmobile

Nous avons appris que l’initiative vient de l’artiste Aamron. Vrai ou faux ?


Aamron fait partie de la société. On dit : Deux têtes valent mieux qu’une. Je ne suis pas la seule personne qui ait travaillée sur le projet, nous sommes un groupe et chacun a mis de son énergie, il y a un aspect technique, je ne maîtrise pas tellement la technologie. Il y a quelqu’un qui s’occupe de la technologie, d’autres de la comptabilité et donc nous sommes un groupe. L’idée ne vient pas d’une seule personne.


Que réserve Zmobile à la population togolaise


Zmobile apporte à la population aujourd’hui de la sécurité. C’est le maître mot sur lequel nous vivons. Après avoir développé tout ce que nous avons apporté comme offre en ce qui concerne, l’assurance, la possibilité de devenir propriétaire, les salariés déclarés à la caisse de sécurité sociale pour assurer leur retraite et tout ce que nous faisons en ce qui concerne les kits alimentaires que nous mettons dans le carton social je pense que les gens peuvent aisément se faire une idée de ce que nous faisons.


Un message à ceux qui hésitent à vous rejoindre


Je dirai qu’il n’y a pas à hésiter, à l’impossible nul n’est tenu. Ils n’ont juste qu’à s’approcher de nous, on leur expliquera plus en détails ce que nous faisons et je pense que chacun trouvera son compte.

Gozem, l »uber » togolais pour zem

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Si désormais, 3 sociétés Gozem, Olé et Zmobile se partagent aujourd’hui le marché des taxis-motos, sans compter les indépendants, Gozem est le premier du genre au Togo. Et ce, avec des innovations qui, depuis novembre 2018, année de son lancement, font leurs preuves. Avec ses plus de 500.000 téléchargements sur Play Store, l’appli compte plus de 300.000 utilisateurs au Togo.

Et c’est à cœur joie que certains clients s’y mettent. « Avec Gozem, plus besoin que je me déplace ou que j’aille chercher un zem au bord de la route. Je reste là où je suis et en quelques clics, on vient me chercher. Le fait que le prix soit fixé en fonction du kilométrage également est une bonne chose. Ainsi, tu as le cœur net et personne ne t’arnaque. Leurs promotions sont aussi intéressantes, elles permettent de réduire les prix de déplacement.

« En ce qui concerne les difficultés, leurs services ne couvrent pas toutes les zones de Lomé, ce qui fait qu’on ne peut pas y avoir accès n’importe où. Il y a également ces fois où tu commandes, tu passes des minutes à attendre le Gozem qui a accepté ta commande et après il annule. C’est très énervant ! », confie, Fallone Agbé, utilisatrice de Gozem.

« C’est vrai qu’avec la venue de Gozem, les zed traditionnels ont perdu une part de leur marché mais n’oublions pas que la plupart des chauffeurs de Gozem étaient des zed traditionnels, du coup j’estime que pour l’instant, les parts sont plus ou moins partagées. En plus, sur les millions d’habitants que nous sommes à Lomé, je crois qu’il y’a toujours une grande partie qui n’utilise pas Gozem », estime-t-elle.

Quant au tarif, il est variable, puisque selon les explications, il y a des heures de hausse du tarif notamment entre 21H30 et 5h59 pour motiver les chauffeurs, sans oublier des heures de majoration spéciales.

Mais, face à ces innovations, d’autres initiatives révolutionnaires notamment Olé et Zmobil ont fait surface afin de damer le pion à Gozem. Et ce, chacun avec des touches particulières.

Les zmen au Togo, dispersés, et pourtant organisés

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Donnant l’apparence de travailler en rangs dispersés, les conducteurs de taxi-moto au Togo ont une organisation magnifique derrière leur travail.

Déjà 4 ans, après l’arrivée de ce métier au Togo, un syndicat du nom d’USYNCTAT, Union Syndicale des Conducteurs de Taxi-moto du Togo a vu le jour depuis 1994. C’est la toute première organisation représentative des conducteurs de taxi-moto. L’importance de la création d’un syndicat pour défendre les droits des conducteurs fait surface lorsque le gouvernement décide de les faire disparaître en prétextant que « les taxi-motos ont vu le jour au Togo avec la grève générale illimitée et doivent donc disparaître avec la fin de la grève. »

Face à cette menace ils se sont regroupés en organisation syndicale pour entrer en négociation avec le Gouvernement. Ayant eu gain de cause, l’organisation s’est vue perdurer jusqu’à ce jour.

L’objectif de ce syndicat est la reconnaissance des taxi-motos par les autorités administratives. Ensuite, œuvrer et contribuer à l’organisation et à l’assainissement du secteur pour permettre aux acteurs de mener librement en toute tranquillité et sécurité leur travail.

Quatre ans après sa création, le premier objectif est atteint et aujourd’hui les taxi-motos sont reconnus et le secteur est réglementé en 1996 avec un Arrêté interministériel.

Aujourd’hui, avec l’arrivée d’autres organisations de conducteurs de taxi-moto comme « Olé », « Gozem » et « ZMobile », l’USYNCTAT n’est plus seul à opérer. Plusieurs syndicats ont alors vu le jour en fonction de ces organisations.

Notons que chaque syndicat a un siège où ils se retrouvent pour leurs différentes activités. « Ce métier n’étant pas stable, au même moment que certains raccrochent parce qu’ayant trouvé mieux, d’autres font leur entrée. Aussi chaque conducteur de taxi-moto ne fait pas partie du syndicat, seuls ceux qui font le métier en temps plein. La plupart des personnes qui le font juste pour joindre les deux bouts ne font pas partie intégrante. Dans les autres organisations comme « Olé », « ZMobile » et « Gozem », l’appartenance à l’organisation implique l’appartenance au syndicat », rapporte un membre de l’USYNCTAT.

Les syndicats  entre difficultés, COVID-19 et incertitudes de l’avenir

Les syndicats rencontrent des difficultés telles que : difficultés avec le service des impôts par rapport au fisc, les incompréhensions entre eux-mêmes, surtout chez les indépendants, ainsi que des difficultés relatives à la propriété des motos et aussi au niveau des assurances. Le syndicat est aussi souvent confronté au problème de confiance. Il faut gérer l’argent des cotisations et souvent le mouvement est affaibli par le détournement de l’argent des cotisations. Et cela, bien évidemment, développe la réticence au sein du groupe.

Notons que la crise sanitaire de la COVID19 a eu un impact considérable sur leurs activités. Dépendants de l’activité des conducteurs de taxi-moto, les travaux se sont vus presque aux arrêts depuis l’arrivée du coronavirus. Les clients évitent la prise des taxi-moto à cause de la méfiance. Les actions et discussions avec le gouvernement sur des décisions qui mettent à mal l’activité des conducteurs de taxi-moto restent entre autres l’une de leur activité phare en cette période de COVID19.

Nous connaissons aujourd’hui l’avancée du nombre de conducteurs de taxi-moto, ainsi que l’installation des organisations formelles des conducteurs de taxi-moto à l’intérieur du pays. On peut noter des organisations régionales, préfectorales et locales. Au niveau des autres organisations, seul la société « Olé » s’est installée pour l’instant à Tsevié.

Dans un environnement dynamique et non stable avec l’urbanisation des localités, on se demande si ce secteur est durable. Pourtant on connaît l’arrivée de nouvelles organisations qui cherchent à rendre le métier plus professionnel, avec une avancée dans le formel. Évoluerons-nous plutôt vers la conservation de ce métier dans notre société avec une amélioration et un professionnalisme ? Si tel est le cas, le Togo ne serait-il pas en train d’évoluer en reculant ? Sachant que dans des grandes villes, les taxi-moto n’existent pas, allons-nous connaître sa disparition à Lomé ? Les organismes qui se créent pour tenter de formaliser ce secteur ne seraient-ils pas en train d’investir dans un projet non durable ? En tout cas, l’avenir nous en dira plus.

Mali : La CEDEAO procède au partage du pouvoir

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Afin de trouver une solution à la crise politique qui secoue le Mali depuis juin dernier, la mission de la Communauté économique de des États de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO), fait des propositions.

Elle demande ainsi au pouvoir, à l’opposition et à la société civile, un travail en synergie pour un gouvernement d’union nationale.

La mission, à travers Jean Claude Kassi Brou, président de la mission de la CEDEAO propose alors, que « 50% des membres du gouvernement proviendront de la coalition au pouvoir ; 30% proviendront de l’opposition et 20% seront de la société civile ».

La nomination par un mécanisme complexe de nouveaux membres de la Cour constitutionnelle, fait également partie des recommandations de la mission et « aucune forme de changement non-constitutionnel d’accession au pouvoir ne sera acceptée », note la mission de la CEDEAO.

Le Mouvement du 5 juin, principale plateforme de contestation du président Ibrahim Boubacar Kéita, rejette cette dernière proposition.

L’Université de Kara réduit l’effectif de ses étudiants au tiers et fixe la date du début des vacances

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Sur 21.000 étudiants, 7000 seulement reprendrons le chemin des amphithéâtres à compter de ce lundi 20 juillet à l’Université de Kara. L’enjeu étant de pouvoir respecter les mesures barrières notamment celle de la distanciation physique.

Cette décision émane de la conférence de presse tenue le vendredi dernier dans dans la salle KA-A-200 du Campus Sud de l’UK.

Cette conférence s’est tenue pour préciser les conditions pratiques de la reprise partielle des activités pédagogiques et académiques en présentiel aux médias et, par ricochet, à tout le public universitaire : enseignants et étudiants.

Plusieurs autres décisions ont sanctionné cette conférence. Au rang des décisions pédagogiques, on note la programmation de 2358 places assises sur les 7635 places assises que compte l’UK sur les deux campus, ceci, à la fois pour les cours et les évaluations.

Les cours en ligne se poursuivront pour ceux qui ne seront pas programmés en présentiel. Aussi, la fin de l’année académique 2019-2020 est envisagée pour le 19 décembre 2020.

Au rang des dispositions sanitaires, le port de bavette faciale, les dispositifs de lave-mains entre autres et la mise en place d’une police Covid qui veillera au grain sont les décisions saillantes prises.

Et pour d’autres dispositions, le prix du transport du bus pourrait être revu à la hausse, les lignes ainsi que les points d’arrêt seront réduits et côté restauration, aucun des deux restaurants ne seront ouvert au public universitaire.

Le président Komla SANDA a par ailleurs, invité toutes les parties à faire preuve de solidarité et de patriotisme pour la réussite du reste de l’année académique durant cette période.

Kossivi, un Zman méthodique et attentionné

Il sonne quatre heures du matin. L’alarme du téléphone du jeune Kossivi, posé à son chevet, le réveille. Pendant que le soleil filtrait entre les nuages, signe d’un nouveau jour qui se lève, le jeune Kossivi, la trentaine, conducteur de taxi-moto se prépare activement.

Ce père de deux enfants n’oublie pas le rituel. Il se confie à Dieu le père tout puissant avant de commencer la journée.

Après la prière, Kossivi ne manque pas à son rôle de père. En bon père de famille, il « assure les charges quotidiennes de sa famille notamment le petit déjeuner avant d’aller au boulot ».

Dans la ville, d’un quartier à l’autre, les bruits fusent. Les pétarades des taxi-motos, les klaxons des gros camions, les pleurs des enfants, les appels des mosquées. 

Comme d’habitude, la journée commence avec les élèves, les apprentis, les commerçants. Déjà, à 6h30, Kossivi se donne corps et âme à leur rendre la tache beaucoup plus simple jusqu’à 10h, car pour lui « c’est un métier difficile donc il faut de la méthode et surtout la gestion du temps ».  

Ce conducteur a des stratégies propres à lui. Dans l’intervalle de 10h à 11h jusqu’à midi, il n’y a plus de clients comme le matin, « vous-même vous le voyez ? ». A cet effet, il sillonne devant les grandes institutions (les banques, les commissariats, les supermarchés, les ministères) dans l’espoir de remorquer ceux qui y sont pour des achats, les opérations administratives et financières.

Logé à Atikoume, Kossivi parcourt les quartiers environnants notamment Djidjolé, Klikamé, Tokoin Doumassesse Avenou, Agbalepedo (GTA), Campus, Totsi… à la recherche de clients. Très attentionné, il a fait du respect sa marque de fabrique. « Nous sommes tous complémentaires alors, il nous faut un respect mutuel », rétorque Kossivi à un client qui voulait engendrer une dispute au sujet du tarif. « A Lomé les temps sont durs, comprenons-nous un peu », a-t-il ajouté au client, qui a finalement ravalé son orgueil.

Les chauffeurs, les conducteurs de taxi-moto sont souvent victimes de harcèlement. Certains passagers surtout les femmes ont tendance à les contraindre à une prestation de service contre le sexe ou autres choses en dehors de l’argent. Eveillé, fidèle à sa femme et à ses principes, Kossivi ne cède pas à ces tentations. « J’ai déjà une femme », a-t-il répondu à une mirobolante jeune femme voulant l’emporter avec ses fesses et sa poitrine très acuminée qui touche le dos de Kossivi à chaque fois qu’il freine pour observer un ralentissement au niveau des flaques d’eau. 

A midi, il fait un tour à la maison pour un repos, « la santé avant tout », indique Kossivi allongé sur une natte étalée sous un arbre non loin du portail.

Après la pause, c’est le retour en circulation aux alentours de 14h à la recherche des clients, de préférence ceux qui retournent au service l’après-midi. « À 14h je ne trouve pas beaucoup de clients car la plupart ne reviennent pas à midi ».

Malgré son dévouement et la consécration à son travail, Kossivi ne déroge pas à la règle. Quand il n’a pas de client, il tchatche un peu avec ses camarades à GTA, histoire de passer le temps. Mais lorsqu’il a su que la position ne l’arrange pas au point de finir la deuxième partie de la journée sans rien gagner, Kossivi quitte le groupe pour se positionner devant le marché de Hédzranawoé. « Oléyia », demande-t-il à une dame, la quarantaine avec bébé au dos. « Oui, je vais à Gbossimé », réponds-t-elle tout en demandant le prix. (Avec un sourire) « Vous connaissez le prix madame », réplique Kossivi.

Depuis près de trois ans qu’il s’est lancé dans cette aventure, Kossivi a un train de vie figé, avec des journées toutes tracées et programmées. Cette journée du lundi a du moins été prolifique. De retour à la maison vers 19h après une bonne soirée passée avec les clients du marché de Hédzranawoé, c’est l’heure de faire les comptes. « Cet après-midi, je remercie Dieu, j’ai gagné à peu près 5000 francs ce que je n’ai pas pu réaliser le matin », s’est-il réjoui.

Mais dans leur quotidien, les conducteurs de taxi-motos ne composent pas qu’avec leurs clients et leur moto. Puisque de l’autre côté, le syndicat des conducteurs de taxis-motos n’est pas à mettre aux oubliettes

Guy Akpovy : « Nous pensons reprendre le championnat au mois de septembre ou octobre…dans un premier temps à huis clos »

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Après avoir jeté les dés de la saison 2019-2020 du football au Togo à cause de la Covid-19, la Fédération togolaise de football (FTF), se projette sur la nouvelle saison 2020-2021.

« La Covid est en train de faire son petit bonhomme de chemin et nous sommes suspendus à l’évolution de cette pandémie. Nous pensons reprendre le championnat au mois de septembre ou octobre », a affirmé le président de la FTF, Guy Akpovy, lors de son entretien a accordé à « Togo foot ».

Cette reprise « dépendra également de la décision de l’État par rapport à la gestion de la pandémie », a précisé Guy Akpovy, à « Togo foot »

« Une machine est mise en branle. Pour reprendre le championnat, il va falloir que tous les joueurs subissent des tests avant le début de la saison. Nous pourrons jouer dans un premier temps à huis clos, on verra, avec l’évolution, comment nous allons nous organiser pour que, même si les spectateurs doivent être présents, ils puissent respecter la distanciation sociale et les mesures barrières pour que personne ne soit contaminée », a expliqué le président de la Fédération togolaise de football.

Les artistes peintres appellent à une renaissance de l’Afrique

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Ils sont 5 plasticiens à avoir déconfiné leurs œuvres ce samedi 18 juillet à Lomé lors d’une exposition portant sur le thème central « Regards artistiques sur la pandémie à Covid 19 ».

Les visiteurs ont été emballés par le choix des couleurs qui rime et donne un message fort dont eux seuls connaissent le code.

Entre espoir et nostalgie, les peintres ont tracé un boulevard dont le créneau gagnant est l’union, l’amour et le vivre ensemble. Ils invitent l’homme surtout africain à un retour aux sources, à l’africanité et à la renaissance afin de gagner la bataille du moment qui est la Covid-19. Et pour Sokey Edorh, Bamazi Tallé, Constantin Alihonou, Koko Dossou Confiteor et Richard Laté Lawson-body, le message est le même « l’art c’est la bonne personnalité ».

Richard Laté Lawson-body

« Je me suis retrouvé dans cette situation avec une autre mentalité. Une mentalité d’espoir, d’espérance parce que tout le monde est parti dans tous les coins. Cette maladie nous a tous surpris et nous voulons montrer que l’art existe et que les artistes existent » a précisé Sokey Edorh, artiste peintre.

Pour Confiteor Koko Dossou, artiste plasticien, Scénographe togolais « actuellement on sait que tout le monde court de gauche à droite pour trouver un remède pour la pandémie mais en tant qu’africain, je préfère que les africains prennent conscience et qu’ils fassent un retour à notre tradition et quand je parle de tradition je touche le côté ‘fa’ de la tradition (…)».

Calebasse volante de Bamazi Tallé
Calebasse volante de Bamazi Tallé

« La Covid-19 est inventé et c’est contre la nature mais la nature elle reste constante. Depuis que cet événement a commencé est-ce qu’il y a un jour que le soleil n’est pas sorti. Donc elle autre elle connaît sa valeur d’être, c’est de l’énergie. Quand tu observes mes calebasses volantes, déjà il y a une sobriété, une harmonie mélangée d’une certaine déchirure entre les esprits et avec cette nature-là qui n’est pas d’elle-même. J’essaie toujours de parler de la calebasse parce qu’elle fut la première découverte humaine » a lancé Bamazi Tallé, artiste togolais résidant depuis une vingtaine d’année aux USA.

Oeuvre de Constantin Agbégnigan Alihonou
Oeuvre de Constantin Agbégnigan Alihonou

Pour lui l’art ne peut pas être confiné. Les artistes continuent toujours par travailler dans leur maison. « On ne peut pas nous arrêter et on est prêt à envoyer un message très fort à la population d’où la sortie ou l’exposition de jour » a-t-il précisé.

Et Richard Laté Lawson-Body quant à lui, dénonce et conseille l’humanité à un retour à la nature, à une vie de renaissance de l’Afrique. Pour lui « La forêt sacrée c’est pour dire qu’en Afrique nous avons un grand laboratoire. Les plantes peuvent soigner n’importe quelle maladie c’est-ce que Dieu nous a donné gracieusement mais malheureusement avec le contact avec l’occident on a perdu la valeur de ces forêts et aujourd’hui on se cherche ailleurs. Normalement pour soigner une maladie on fait des consultations dans les forêts et on trouve des plantes pour guérir cette maladie mais avec la science on ajoute des produits chimiques à ces plantes pour pouvoir les conserver longtemps et malheureusement cela ne permet pas de guérir les maladies mais de les calmer et surtout cela fait apparaître d’autres maladie »

Le but de cette initiative des artistes togolais est de montrer au public togolais le rôle d’un artiste et par là montrer qu’ils existent et qu’ils continuent toujours de travailler.

Zem, un métier en pleine mutation

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Sous un soleil au zénith, sous une pluie torrentielle, dans la nuit, regard radar sillonnant les artères de la ville à dos de sa moto à la recherche du prochain à remorquer afin d’assurer son déplacement contre un payement, nous sommes dans l’univers du conducteur de taxi-moto.

Sous les cieux togolais, l’univers du taxi-moto est autant périlleux qu’innovant.

Aux origines d’un job importé

Le métier de conducteur de taxi-moto au Togo tire son inspiration du Bénin voisin, pays dans lequel cette activité est apparue dans les années 90. L’activité de taxi-moto est née au Togo entre 1992 et 1993 au moment de la grève générale illimitée. « Zémidjan », « Zed » sont les surnoms initialement donnés à cette activité. « Zedman », « Zémidjan tô » sont les appellations usuelles des pratiquants de l’activité de taxi-moto. Une activité qui, à ses débuts, était purement informelle indépendamment de l’Etat togolais. Chômeurs, étudiants, fonctionnaires, se donnaient à l’activité de taxi-moto pour joindre les deux bouts. « Il faut que je puisse subvenir à certains de mes besoins personnels et une partie de documents nécessaires pour les études, et puisque j’ai une moto, je fais du Zed pour combler mon manque financier », a expliqué, Gré Akadi, étudiant en deuxième année de Sociologie à l’Université de Lomé.

Dévotion malgré les risques

En 2014, le travail de zedman nourrit 21 503 personnes. Selon le rapport 2019 issu d’une étude du Collectif des organisations syndicales des taxis motos du Togo (COSTT), plus de 215.000 Togolais l’exercent. Cette activité génératrice de revenu est pratiquée par un tel nombre de personne, qu’elle a été inscrite dans l’ordre des métiers.

Loin d’être une aubaine, ce métier, présente des risques assez considérables : fatigue accrue, déformation, problèmes rénaux, musculaires sans oublier les accidents. Selon le rapport du premier semestre de 2019 présenté par le ministère de la Sécurité et de la protection civile, 3 178 accidents occasionnant 4 483 blessés et 354 décès dont 135 provoqués par les motos ont été enregistrés. Les taxi-motos ne sont pas négligeables dans ces chiffres.

Implication de l’État, le chemin de croix vers le secteur formel

En novembre 2014, le premier ministre togolais, Arthème S. Ahoomey-Zunu, a lancé à Atakpamé, la Mutuelle des Conducteurs de Taxi Moto (MUCTAM- TOGO). Projet gouvernemental piloté par la DOSI, il s’inscrit dans un plan d’actions pour une gestion participative : réduction de la vulnérabilité de l’emploi des jeunes, organisation du métier de Zémidjan, prémices de la couverture sociale universelle, sécurité routière, reconversion, respect de la citoyenneté, les mots sont légions pour exprimer l’impact de ce programme quinquennal sur l’insertion économique et sociale : faire d’un Zémidjan « un entrepreneur », selon le ministre d’alors.

 Aujourd’hui, les initiatives gouvernementales donnent plus du poids au métier. Par ailleurs, il y a un grand travail à abattre pour atteindre cet objectif.

« Alassane Ouattara est notre solution » dixit Adama Bictogo, directeur exécutif du RHDP

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L’incertitude, une probable guerre des dauphins et plus encore, la « chute du parti » du prestigieux fauteuil présidentiel. Voilà ce dans quoi la récente mort du premier ministre, Gon Coulibaly a plongé le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP).

Interrogé par Carine Frenk sur les ondes de la RFI ce lundi matin, le directeur exécutif du parti a affirmé partant du principe qu’une « présidentielle se prépare » que « il nous est difficile aujourd’hui de sortir du chapeau un leader et le president Ouattarra reste le grand rassembleur, cela est une réalité.»

Pour Bictogo et les cadres du RHDP, il est donc hors de question de risquer, à quelques mois de la présidentielle et vu les enjeux de cette dernière avec un certain Bédié dans la course, d’avancer un simple pion au lieu du roi.

Par rapport aux autres potentiels candidats du parti à l’instar d’Ahmed Bakayoko, celui là même qui assurait l’intérim du défunt premier ministre pendant qu’il était à Paris pour ses soins, il y va en douceur mais trouve que «pour l’heure, ils n’apparaissent pas pour cet enjeu du 31 octobre 2020 comme étant le choix de la majorité de la base.»

Il demande à tous ceux qui ont salué la précédente décision du président de ne pas se représenter, de comprendre qu’ici, «c’est le devoir qui prime sur les principes.»

Une décision officielle sera communiquée dans les jours à venir une fois que le parrainage aura intégré le nom du candidat.

Le « ciment de l’unité » du RHDP s’en tiendra t-il à sa parole donnée où se ralliera t-il sur le choix de sa base? La question reste posée.