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Covid-19: L’anxiété expliquée par le psychologue Pari

La pandémie du coronavirus a occasionné plus de 220000 morts dans le monde et plus de 3000000 de cas contaminés. Cette situation crée l’anxiété au sein de la population.

Pari Paboussoum, Ergonome et Psychologue du Travail et des Organisations, Enseignant chercheur des Université du Togo, 2em vice-doyen de la Faculté des Sciences de l’Homme et de la Société (FSHS) de l’Université de Lomé, prix de la chaire UNESCO de la recherche innovante 2019, explique tout dans son article paru en avril et publié avec psychologue sans frontière, propose des solutions pour venir à bout de ce mal. Découvrez l’intégralité de l’article ci-dessous.

L’anxiété créée par COVID 19 défraie la chronique, et c’est pour de bonnes raisons. C’est une pandémie qui sème partout l’ANXIÉTÉ, l’ANGOISSE, la PANIQUE, la PEUR, etc.

Ce sont des sentiments qui font partie de notre vécu quotidien en tant que des humains et qui relèvent, malgré les nuances qu’on peut établir entre eux, du registre de l’émotion. 

Par ÉMOTION, nous entendons ce qui nous met en mouvement vers l’extérieur, c’est-à-dire ce qui nous met en mouvement, nous secoue et nous fait bouger. Dans ce mouvement, « les émotions changent l’homme en l’amenant à modifier son jugement et qui sont accompagnés par la souffrance ou le plaisir ». On peut donc dire que l’émotion est une réponse psychophysiologique, dans la mesure où elle fait appel tant au corps (sensations physiques) qu’à l’esprit (mémoire), à une stimulation sensorielle ou une modification de l’environnement. Cela peut être une réaction à une stimulation extérieure perçue grâce à nos cinq (5) sens et provoquer une chaîne de réactions internes nous affectant, de façon « positive » ou « négative ». Cette réaction d’adaptation de l’organisme à son environnement est propre à chaque individu. Elle survient généralement lors d’une situation importante pour la personne, et l’importance qui y est donnée par chacun peut être différente. Donc, la réponse émotionnelle nous aide à savoir si l’expérience que l’on vit est agréable ou désagréable, sécurisante ou dangereuse, pour s’orienter dans nos comportements et nos choix immédiats. C’est par conséquent une réaction naturelle et utile face à une situation inattendue (exemple : la peur qui pousse à fuir le danger, la tristesse qui permet de vivre une séparation, la joie pour savourer un instant de la vie …). Ainsi, l’émotion régule l’état interne de l’organisme et produit une réaction adaptée à la situation.

Par contre l’ANXIÉTÉ, l’ANGOISSE, la PANIQUE, la PEUR, la TRISTESSE … sont compris sous l’angle unique de pénibilité et de souffrance. Ces sentiments apparaissent face à une menace ressentie. Ils sont normaux lorsqu’ils sont bien tolérés, qu’ils restent contrôlables, qu’ils ne sont pas perçus comme une souffrance excessive et qu’ils n’ont pas de retentissement sur la vie quotidienne et sur le corps. Nous ressentons toutes ces émotions face aux incertitudes de l’existence. Nous avons peur de tomber malade, de perdre des êtres chers. Étant donc normales, toutes ces émotions peuvent donc être considérées comme jouant un certain rôle dans notre capacité à nous adapter à ce qui nous arrive. Seulement, lorsque ces troubles deviennent intenses et perdurent dans le temps, ils perturbent l’adaptation donnant lieu à une détresse émotionnelle et provoquent un bouleversement chez l’individu. Ce qui peut affecter dangereusement la vie et le risque de mort est très élevé. Et pourquoi ?

CAS SPÉCIFIQUE DU COVID-19

Face au coronavirus, chaque individu a sa réaction qui lui est propre. Cette réaction varie en fonction de la personnalité et oscille entre faible et très violente. On peut ne pas être atteint de coronavirus, mais, notre appréhension, notre perception de cette pandémie, au vue de tout ce qu’on entend, voit ou lit à travers les médias, les réseaux sociaux peut plus ou moins affecter notre santé. Si cette lecture de coronavirus provoque chez un individu une émotion très forte (on parlera, selon les cas, de crise d’anxiété, d’angoisse, de panique, etc.), cela déclenche dans l’organisme la sécrétion des substances chimiques, en l’occurrence, l’adrénaline et le cortisol, qui poussent cet organisme à mobiliser ses défenses contre l’élément perçu comme dangereux ou menaçant son intégrité. Jusque-là, il s’agit d’un jugement ou d’une perception ne correspondant pas à la réalité ; mais tout le corps est mis en alerte.

L’adrénaline, sécrétée en réponse à un état de stress entraîne une accélération du rythme cardiaque, une augmentation de la vitesse des contractions du cœur, une hausse de la pression artérielle ; le cerveau et les muscles reçoivent plus d’oxygène, tandis que notre digestion se ralentit, les pupilles se dilatent pour augmenter la vigilance. On appelle, l’adrénaline, “ l’hormone guerrière ” dans la mesure où elle mobilise l’énergie disponible pour nous donner la force musculaire de combattre ou de fuir une situation menaçante, réelle ou imaginée.

Mais l’adrénaline n’agit pas seule. Quelques minutes après que sa production ait été déclenchée, une autre hormone cruciale vient à sa rescousse : le cortisol. « Cette hormone transforme les gras en sucre pour appuyer l’action de l’adrénaline. » Les deux hormones travaillent de concert tout au long de la réaction. C’est le cortisol qui prend les commandes pour que l’organisme réagisse au danger. Le mot d’ordre : mobiliser toute l’énergie contenue dans les sucres pour l’expédier à certains endroits précis. Dans les muscles des bras et des pieds pour avoir la force pour soulever (dégager un obstacle) ou pour fuir. Pour une efficacité maximale, certains organes, comme ceux liés à la digestion, cessent de fonctionner, l’appétit sexuel, et même le système immunitaire, sont mis en veilleuse pour faciliter l’action du cortisol. 

Donc, l’adrénaline et le cortisol sont produits pour combattre une menace qui peut être réelle ou imaginaire. Et quand l’organisme est contraint de produire l’adrénaline et le cortisol jour après jour, le corps doit renouveler constamment ses réserves d’énergie. Sur-utilisé, notre mécanisme de défense risque en outre de se dérégler. Autrement dit, si l’organisme est constamment sollicité, le mécanisme de protection risque de s’épuiser et le cortisol peut venir à manquer. CONSÉQUENCE : un trop faible taux de cortisol dans l’organisme, ce qui peut mener à des crises aigües d’anxiété, d’angoisse, d’inquiétude, puis à l’épuisement, voire la mort suite à une imagination. 

Que voulons-nous démontrer à travers ce développement ?

Une pandémie, telle que coronavirus est une réalité; la conscience de cette réalité amène tout individu à adopter des mesures de protection. Pendant que nous prenons ces dispositions de protection, l’organisme, sous l’effet de la conscience qui sur notre psychisme, mobilise ses ressources de défenses pour faire face à toute éventualité d’attaque. Mais la panique, l’anxiété, la peur…, sans menace objective, et en fonction de l’intensité et de la durée, peuvent désorganiser le fonctionnement de notre organisme qui peut relâcher. C’est en ce sens qu’il faudrait comprendre l’adage « africain » qui dit que « la pauvreté ne tue pas, mais ce sont les soucis qui tuent ».

QUE DIT LA BIBLE PAR RAPPORT À LA PEUR, L’ANXIÉTÉ, LA PANIQUE, ETC. ?

La Bible renferme des informations importantes sur les facteurs psychologiques qui impactent la vie de l’homme. Job déclare ceci : « Ce que je crains, c’est ce qui m’arrive, ce que je redoute c’est ce qui m’atteint » (Job 3 : 25). Cette déclaration nous enseigne que nos pensées, (aussi bien positives que négatives) affectent notre corps, voire notre vie en général. Comme dit plus haut, la panique, la peur, l’anxiété, l’angoisse relèvent de l’émotion et donc de la pensée. En lisant l’histoire du peuple d’Israël dans le désert, nous pouvons bien entrevoir l’effet de nos confessions sur nos vies. Jésus dit à juste titre que « … c’est de l’abondance du cœur que la bouche parle » (Luc 6 : 45). Autrement dit, ce que déclare la bouche vient du cœur, la source de nos pensées et c’est ce qui souille l’homme, affecte l’homme (Matthieu 15 : 19, 20). Nos conduites et nos comportements tirent leurs racines du cœur et de nos pensées.

L’histoire du peuple d’Israël dans le désert, nous donne beaucoup d’exemples. Au sortir d’Égypte, le premier obstacle est la mer rouge pendant que l’ennemi arrive en galop derrière.  La bible dit qu’ils eurent une grande frayeur et commencèrent à confesser la mort (Exode 14 : 10-12). Vous constaterez la même confession à chaque défi dans le désert (Exode 16 : 3 ; 17 : 3).   Et vous verrez par la suite que toute cette génération ne parvint pas à la terre promise, tous sont morts dans le désert. Il ne s’agit pas d’une simple confession de la bouche, ce qui est déterminant est la manière dont on vit une situation, comment on l’a perçoit. Nos jugements, nos pensées affectent nos motivations et nous poussent à des actes de bravoure ou à la résignation. Prenons l’exemple du peuple d’Israël face à Goliath (qu’on peut assimiler à Covid 19). 1 Samuel 17 : 4-7 décrit les caractéristiques de Goliath, son armure, ses propos de défi. Mais, ce qui est important c’est la manière dont le peuple d’Israël perçoit ce seul individu. Pour nous en convaincre, les versets 24 et 25 de 1 Samue l7, mettent de l’emphase sur la VUE « A la vue de cet homme…. Avez-vous vu s’avancer cet homme ? … » C’est ce qui avait créé le désespoir et le peuple d’Israël se sentait très abattu. 

Voyons la même attitude avec les espions envoyés par Moïse pour explorer le pays de Canaan (Nombres 13 : 27-33). Leurs rapport était plus inspiré par la peur et le découragement, source de stress et dans sa forme élevé du burn-out. Dans ce rapport figure la VUE comme élément de poids qui explique la CRAINTE : Nombres 13 : 33 « nous y avons vu des géants : enfants d’Anak, de la race des géants : nous étions à nos yeux et aux leurs comme des sauterelles »

Face à Goliath et aux enfants d’Anak, la faiblesse, l’échec, le stress venaient de la VUE. La bravoure, le succès, la santé viennent du même canal. David a vu Goliath autrement (1 Samuel l7 : 32-36, 43-9) ; Caleb a vu les Anak autrement (Nombres 13 : 30). Même le roi Saül a tenté de dissuader le jeune David (1 Samuel l7 : 33), qui était obligé de lui donner un témoignage afin de le convaincre à le laisser affronter seul le terrible et redoutable Goliath (1 Samuel l7 : 34-37). La détermination et la foi de Caleb (Nombres 13 : 30 ; 14 : 6-9) et de David (1 Samuel l7 : 48-51) en leur Dieu ont conduit au succès et la victoire du peuple d’Israël face aux défis, humainement impossibles à surmonter. Il s’agit là de la capacité à gérer le stress, l’anxiété. La bible nous dit que « si tu faiblis au jour de la détresse, ta force n’est que détresse » (Proverbes 24 : 10)

Le Seigneur Jésus donne une véritable leçon sur cette gestion du stress et de l’anxiété qu’il appelle inquiétude de la vie. Lorsque nous lisons Matthieu 6 : 25-34, ce mot (avec ses formes conjuguées) retient particulièrement l’attention. Jésus pose une question au verset 27 à laquelle tout le monde est appelé à répondre : « Qui de vous, par ses inquiétudes, peut ajouter une coudée à la durée de sa vie ? ».  La réponse est évidemment « personne !« . Autrement dit, l’inquiétude, l’anxiété, les soucis, la panique, l’angoisse, etc. écourtent la vie. 

Dans Actes 16 : 25, 26, Paul et Silas étaient en prison, au lieu de se laisser terrasser par le découragement, l’anxiété, le désespoir, la bible nous dit qu’ « ils priaient et chantaient les louanges de Dieu, et les prisonniers les entendaient ». Et nous connaissons le résultat ; le miracle s’est produit : les portes blindées de la prison sont ouvertes spontanément et d’elles-mêmes. Observez bien l’attitude du geôlier dans le verset 27. La panique, l’inquiétude allaient le « tuer, PENSANT que les prisonniers s’étaient enfuis ». Encore la PENSÉE, son JUGEMENT, c’est dire sa PERCEPTION qui ne cadre pas avec la réalité. On peut multiplier bien d’autres exemples dans la bible. Quelle devrait être alors notre perception du Covid-19 en tant que croyant chrétien ?

LES REMÈDES BIBLIQUES AU COVID-19 

Je ne sais pas comment vous percevez Covid-19. C’est une pandémie réelle à laquelle il faut des mesures pratiques, scientifiques. Mais il faut également la foi en Dieu. Nous lisons cette combinaison dans 2 Rois 20 : 1-7 ; le verset 7 dit que le prophète Ésaïe a demandé d’appliquer une masse de figues sur l’ulcère d’Ézéchias afin qu’il soit guéri ; ce qui fut fait et le roi fut guéri. Tout le monde sait qu’Ésaïe n’est pas n’importe quel prophète devant Dieu. Dieu aurait pu lui dire prie pour lui et qu’il soit « guéri« . Mais Dieu a dit de lui appliquer un antibiotique pour qu’il soit guéri. Devant Covid-19, nous avons besoin des remèdes médicaux, mais aussi la foi en celui qui a la vie de toute chair entre ses mains. Les mesures de protection sont importantes et pratiques pour éviter la contamination. Ceux qui sont infectés doivent se faire soigner. 

Toutefois on peut en souffrir sans être atteint. On peut développer des symptômes apparents alors même qu’on n’est pas infecté :

 « Je me rappelle le cas d’une sœur de l’église. Cette dernière, après avoir lavé le linge ensanglanté d’une de ses parentes qui venait d’accoucher, apprend par le rapport médical que sa sœur avait le VIH-Sida. Immédiatement, elle s’est dit qu’elle était sûrement infectée en lavant le linge. Elle a commencé par développer des symptômes d’un malade du VIH-Sida. Son pasteur lui a demandé d’aller faire le test pour être sûr. Elle maigrissait tellement que son pasteur a dû faire une injonction ferme de faire le test, et lui fit accompagner d’une autre sœur de l’église. Après le test, le fait d’aller chercher les résultats était un problème pour elle. Il a fallu encore l’intervention de son pasteur pour qu’elle aille les chercher. Et dès qu’elle a su que le test était négatif, en peu de jours elle reprit sa forme avec un visage très détendu. Elle a failli mourir sans être infecté. Sous l’inquiétude, le stress, l’anxiété, l’angoisse, toutes ces émotions, à un niveau trop élevé, parfois sans objet réel, mettent en branle l’action de l’adrénaline et le cortisol qui vont s’attaquer à la graisse des muscles et la conséquence peut être fâcheuse. » 

La psychose de Covid-19 comporte le germe d’une mort prématurée. Il y a un remède scientifique, mais aussi un remède divin. S’il arrivait que Covid-19 devienne impossible aux hommes, sachons que « rien n’est impossible à Dieu » (Luc 1 : 37 ; 18 : 27 ; Marc 10 : 27). LA BIBLE N’EST PAS OPPOSÉE À LA SCIENCE ; ELLE EST LA SCIENCE.

Que la grâce de notre Seigneur et sauveur Jésus-Christ, qui connait nos besoins du moment, soit avec tous les lecteurs de cet article. Amen !

Fête des travailleurs : à quel sort est-elle vouée au Togo ?

Célébrée le 1er mai dans nombre de pays dont le Togo, la fête des travailleurs est, par essence, l’occasion pour célébrer les réalisations des travailleurs et faire une mise à jour des conditions qui sous-tendent le métier. Au Togo, à quel sort est vouée la célébration de cette journée ?

La fête des travailleurs est le nom de plusieurs fêtes qui furent instituées à partir du XVIIIe siècle pour célébrer les réalisations des travailleurs et réfléchir sur les conditions de vie des employés. Occasion également pour les employeurs de faire le point sur le rendement du personnel et l’encourager à plus de ferveur dans le travail. Souvent, ces pratiques d’usage se déroulent dans une ambiance festive.

Au Togo, la réflexion sur les conditions des employés au sein des entreprises ne sont pas assez mises en exergue lors de la célébration de la fête des travailleurs. A qui endosser cette responsabilité ? D’aucuns indexeront les employeurs. Cependant, les employés sont les premiers responsables de cette situation. Ils sont, selon le code du travail, en droit de faire part des conditions de travail. Et quoi de mieux qu’à l’occasion de la fête des travailleurs. Sont-ils bernés par la célébration festive organisée par les employeurs ? Possible, mais reste-t-on convaincu que ce n’est explicitement l’intention des employeurs, car leurs employés méritent tout au moins.

La fête des travailleurs au Togo devra servir de journée, non seulement de célébration, mais aussi de réflexion entre les employés sur leur rendement et les améliorations à apporter pour un meilleur fonctionnement de l’entreprise. Egalement pour les employeurs, réfléchir à l’amélioration des conditions de travail et de rendement.

La fête des travailleurs au Togo doit aller au-delà d’une organisation d’une rencontre festive. Surtout que le Togo est dans une dynamique de développement avec le Plan national de développement (PND / 2018-2022), l’amélioration des conditions de travail doit être privilégiée pour un meilleur rendement pour le financement de ce projet ambitieux présidentiel.

Le procès Ignace Sossou renvoyé sur le 05 mai prochain

Le procès en appel du journaliste Ignace Sossou initialement prévu pour le 28 Avril dernier a été reporté sur le 5 mai prochain.

Condamné à 18 mois d’emprisonnement ferme suite à une plainte déposée  par le procureur de la République Mario Metonou pour cyber harcèlement , Ignace Sossou et sa défense auraient apporté ce mardi au procès des documents supplémentaires nécessitant selon la partie civile du temps pour être étudiés. «Une pièce produite doit être communiquée au préalable. Ce n’est pas à l’entame de l’audience qu’il faut la déposer. On a voulu surprendre la partie civile. Nous on était un peu vigilants. »  a déclaré Me Elie Vlavonou, un des avocats du procureur.

 Favorable à sa requête, le président de la cour d’appel a donc refermé l’audience et a fixé une nouvelle date pour le 5 mai 2020 alors que de son côté Me Robert Dossou, vétéran du barreau béninois soutien  qu’« il n’y a pas de temps en matière pénal pour produire des documents. On peut même les produire au moment des plaidoiries ».

Le procès a donc été très bref mais assez houleux . Le journaliste paye un prix fort pour ses trois petits tweets publiés à la suite de la conférence organisée par Canal France International (CFI) sur les fakes news et où le procureur aurait tenu son discours.  Les propos relayés semblaient assez critiques de l’attitude du pouvoir béninois vis-à-vis de la liberté d’expression a pointé dans Jeune Afrique son confrère Deo Gratias Kindoho ce qui n’est visiblement pas du goût du procureur.

Simplice. H

La promesse de jours meilleurs

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Le Togo comme 27 autres pays africains, cette année, célèbre le soixantième anniversaire de son accession à l’indépendance. Une belle promesse.

Cet anniversaire important intervient dans un contexte particulier, celui où le monde entier doit faire face à la pandémie de la maladie à coronavirus. Et c’est peu de le dire, beaucoup de pays y sont très peu préparés, le Togo compris.

Les Togolais n’auront donc droit cette année à aucune festivité majeure. Ni le défilé civil et militaire géant, ni les inaugurations pompeuses, ni encore les distinctions officielles n’ont été programmés cette année. En lieu et place, une sobre cérémonie de prise d’armes à la présidence de la République.

Et une promesse, celle que le Togo viendra à bout de cette pandémie.

Cette promesse est d’autant importante que la crise à coronavirus risque de remettre en cause un certain nombre d’acquis économiques et sociaux obtenus à prix de moult sacrifices par les Togolais et Togolaises.

Et le premier des Togolais semble être conscient de ce risque qui tel une épée de Damoclès, trône sur la tête de cette économie en pleine renaissance. «En ces moments difficiles qui ne permettent pas à nos concitoyens de célébrer et de rendre hommage à ce long parcours que nous avons connu, je voudrais en notre nom à tous, dire avec fierté que nous viendrons à bout de cette pandémie» a indiqué Faure Gnassingbé.

Venir au bout de cette pandémie passe par trois axes majeurs. Le renforcement de la riposte sanitaire ; l’efficiente mise en œuvre des mesures barrières de restriction, le soutien à la relance économique, le tout, en privilégiant l’utilisation des ressources endogènes du pays.

Sur le premier axe, le gouvernement devrait continuer les efforts déjà entrepris en prônant le dialogue social avec le personnel au front. Sur le second, user de la fermeté pour mettre en œuvre les mesures édictées sans pour autant endeuiller ou blesser d’autres Togolais.

Sur le dernier axe, le plus important sans aucun doute, il faudra planifier la relance beaucoup plus et être prêt à soutenir la résilience des entreprises nationales. En lieu et place, une sobre cérémonie de prise d’armes à la présidence de la République.

Il faudra aussi et surtout un élan de solidarité nationale.

Pour des jours meilleurs. Pour tous.

Le Kremlin souhaite renforcer les liens avec Lomé.

A quelques jours de sa prestation de serment, le président de la République togolaise, Faure Gnassingbé a reçu les messages de félicitations du président Russe Vladmir Poutine à l’occasion des 60 ans de l’indépendance du Togo.

Dans ce message, le président russe a émis le souhait de renforcer la coopération politique et économique entre les deux pays.

A en croire Vladmir Poutine, le développement des liens d’amitié entre le Togo et la Russie s’inscrit dans le cadre du renforcement de la sécurité sur le continent africain.

Tout en saluant les relations entre le Togo et la Russie, le locataire du Kremlin n’a pas manqué de formuler ses vœux de « bonne santé, succès, paix et prospérité » à l’endroit du président Faure.

Koko Langueh, un proche d’Agbeyomé enlevé

Koko Langueh, membre de la Dynamique Mgr Kpodzro, et proche du candidat Agbeyome Kodjo, a été arrêté à Lomé depuis plusieurs jours, selon la famille.

Homme d’affaires, activiste de l’opposition togolaise, Koko Langueh est un proche parent du candidat Agbeyome Kodjo. Il a battu campagne auprès du candidat, notamment sur les réseaux sociaux.

Le 21 avril dernier, il était au domicile d’Agbeyome Kodjo lors de son arrestation musclée par des éléments armés jusqu’aux dents du SCRIC.

Selon des proches de la famille, ils ont reçu des nouvelles de Koko Langueh le 21 avril. “Son portable sonnait le 21 avril”, a déclaré ce parent, à qui il a confié être en sécurité.

Cependant le 22 avril, son portable ne répondait plus. La famille ne sait plus comment il s’est retrouvé dans les mailles des filets du SCRIC.

L’arrestation de cet activiste semble pour le moins étonnant. Malgré certaines publications au vitriol sur le réseau social Facebook, Koko Langueh, n’était pas un foudre de guerre. Certains activistes s’interrogent sur le sens d’une telle arrestation.

De nombreux proches d’Agbeyome Kodjo, qui s’estime vainqueur de la présidentielle de février 2020, ont été enlevés nuitamment par des éléments armés, supposés être du Renseignement. Néanmoins, leurs proches sont restés sans nouvelles et ignorent leurs lieux de détention.

Comme par le passé et la longue liste des élections au Togo, la présidentielle 2020 suscite beaucoup de controverses. La Cour constitutionnelle a déclaré vainqueur le candidat sortant Faure Gnassingbé, qui rempile pour un quatrième mandat. A contrario, la Dynamique Mgr Kpodzro estime que le candidat Agbeyome Kodjo est vainqueur avec 67% des voix.

De même, le parti ANC du candidat Jean-Pierre Fabre, a rendu publiques dans un communiqué les supercheries de la Cour Constitutionnelle qui aurait tripatouillé par deux fois les résultats de la présidentielle 2020.

source: letempstg

Les Cœurs d’Anges, VED et VODECO se mettent en synergie pour lutter contre le Covid-19

Une synergie d’action contre le covid-19 est en gestation entre trois Associations au Togo. Les responsables de ces trois Associations se sont rencontré ce jeudi 30 avril. Il s’agit de l’Association  »les Cœurs des anges », VED et VODECO.

L’objectif pour cette synergie est d’apporter de l’aide aux personnes en situation d’handicape en particulier les enfants dans le cadre de la santé et de l’éducation dans notre pays et surtout dresser les stratégies et moyens à adopter pour une sensibilisation porte à porte qui sera accompagné des dons des kits alimentaires, Gel hydroalcoolique et masques de protection.

Pour arriver à cette fin, les représentants de ces différentes Associations ont mis en contribution leurs atouts et forces en matière de besoin à apporter aux populations vulnérables en ces moments de pandémie de covid-19.

Ces ONGs, comme la protection de l’enfant est leur objectif primordial, elles jugent insuffisant les atouts dont elles disposent pour faire face à la situation ainsi elles lancent un appel de don de fonds, de vivres et non vivre pour couvrir les besoins aussi croissant que rencontrent les populations, surtout en milieu rural du pays.

L’association les Cœurs des Anges est née de la volonté et de la forte motivation de ses membres de contribuer à une meilleure prise en charge des personnes handicapées au Togo et en Afrique.

En effet, mademoiselle Balbina D’ALMEIDA, Miss Togo 2016 est initiatrice de la présente association. Elle s’est sentie interpellée par la problématique du handicap dans son pays d’origine et en a fait dès lors son cheval de bataille en mobilisant autour d’elle sa famille, son réseau d’amis et professionnel et toutes les bonnes volontés qui souhaitent comme elle s’investir dans cette œuvre humanitaire et de solidarité internationale.

Fête/Covid-19 : un 1er mai sans manifestation

En pleine crise sanitaire liée à la pandémie à coronavirus, le monde entier célèbre le 1er mai, la fête des travailleurs. Même si cette célébration connait habituellement des manifestations, le respect des mesures barrières dont la distanciation sociale ne permet plus les rassemblements.

Au Togo comme les autres pays dans le monde entier et surtout en Afrique, les autorités ont décrété l’Etat d’urgence sanitaire  dans le cadre de la lutte contre la propagation du virus.

Cette mesure s’impose convenablement  à toute manifestation. Le 1er mai de cette année (2020) n’aura plus de rassemblement comme avant. Les syndicats, conscients de la situation précaire auront une option, celle de se manifester en ligne à travers les réseaux sociaux à savoir les groupes WhatsApp, Facebook et autres.  

Malgré cette lutte acharnée contre la pandémie, le Togo enregistre 42 cas actifs, 65 cas guéris, 9 décès ce qui fait au total 116 cas confirmés.

L’évolution de la pandémie fait peur. Chacun est ainsi interpellé à respecter les mesures afin qu’on puisse endiguer ensemble le mal. « Restons chez nous car on peut fêter en famille après la pandémie ».

Bonne fête de travail à toute et à tous.

Doingmarket, lancé pour révolutionner le e-commerce en Afrique

Après quelques projets à succès, 3Vison-Group vient d’ajouter une nouvelle corde à son arc. La société spécialisée dans le génie logiciel lance ce 1er mai, son site du commerce en ligne, Doingmarket.net. Une occasion de présenter autrement le e-commerce afin de révolutionner le monde du numérique qui est aujourd’hui à peine en vogue en Afrique.   

Doingmarket.net est dédié à l’Afrique et le monde entier. Comme les autres sites du commerce en ligne, Doingmarket.net propose des articles de haute qualité afin de bien satisfaire ses clients.

La particularité du Doingmarket.net, c’est la promotion de l’inclusive. Selon le promoteur, que tout vendeur ait son compte de vente peu importe où il se situe. L’objectif est démocratiser le numérique pour permettre à tout le monde de vivre de son business.

Comme nous le savons, surtout en Afrique, même si la connectivité a évolué dans certains pays, il reste encore largement pour la plus part, la maitrise de la culture de vente en ligne. Ce projet vient à point nommé à cet effet. Il sera ainsi, l’opportunité de mettre la lumière sur les talents cachés qui émergent dans les coins et les recoins de l’Afrique et partout dans le monde entier.

Doingmarket.net propose toute gamme d’articles notamment les appareils électroniques comme des téléphones portables, les ordinateurs, les chargeurs, les écouteurs…, le vestimentaire, cosmétique, alimentation, l’immobilier…

« Sur le site, vous trouverez des articles comme des livres, des produits électroménagers, des produits pour la maison et le bureau, la cuisine, des consoles et toute une myriade d’autres produits qui vous donneront l’embarras du choix », peut-on lire dans le communiqué rendu public par le responsable.

Selon lui, le payement et les achats sont hautement sécurisés et se feront avec différents types du mode payement.  

« Les paiements se font avec Visa, Mastercard, Discover, PayPal, Maestro et bien d’autres. Même pour les achats, vous avez le choix depuis le site entre l’euro et le CFA. C’est dire que vous avez cette possibilité de choisir la devise qui vous correspond en fonction de votre pays », dit-il dans le communiqué.

Prestation de serment : Que prévoit la constitution togolaise ?

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Faure Gnassingbé, président réélu à l’élection présidentielle du 22 février 2020, prêtera serment ce dimanche 03 mai 2020. Pour cette cérémonie solennelle, la constitution togolaise est claire.

En son titre IV du pouvoir exécutif, la version consolidée et révisée de la loi constitutionnelle du 15 mai 2019, consacre l’article 64 à la prestation de serment du président de la République togolaise.

Avant son entrée en fonction, stipule l’article 64, le président de la République prête serment devant la Cour constitutionnelle, réunie en audience solennelle, en ces termes : « Devant Dieu et devant le peuple togolais, seul détenteur de la souveraineté populaire, Nous…, élu président de la République, conformément aux lois de la République, jurons solennellement : de respecter et de défendre la Constitution que le Peuple togolais s’est librement donnée ; de remplir loyalement les hautes fonctions que la Nation nous a confiées ; de ne nous laisser guider que par l’intérêt général et le respect des droits de la personne humaine, de consacrer toutes nos forces à la promotion du développement, du bien commun, de la paix et de l’unité nationale ; de préserver l’intégrité du territoire national ; de nous conduire en tout, en fidèle et loyal serviteur du peuple ».

Telles sont les promesses que Faure Gnassingbé fera et jugera ce 03 mais 2020, pour les cinq prochaines années.