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L’UE a décaissé 16 millions € au Togo

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Le Togo gagne une somme de 16 millions € (plus de 10 milliards FCFA) au profit du Trésor Togolais de la part de l’Union Européenne. Une opération qui s’inscrit dans le cadre d’un programme d’appui budgétaire 2019-2020, dont la convention, couvrant une somme globale de 33 millions €, a été signée entre les deux parties en début novembre 2019.

Pour la délégation européenne, cette facilité est « fondée sur les nombreux efforts soutenus et les résultats récents en matière de réformes, notamment le bond du Togo dans le classement Doing Business, les performances économiques et la mise en œuvre de la politique macroéconomique dédiées à l’assainissement budgétaire et à la baisse de la dette publique ».

Outre cela, ce fonds vient saluer la satisfaction de certains critères de performance, notamment les progrès du pays dans les secteurs prioritaires, dont les avancées dans le processus de décentralisation ( point important qui, de fait, couvre le tiers des 33 millions alloués) ; l’amélioration de sa stabilité macroéconomique, les réformes des finances publiques ; ou encore la mise en œuvre du Plan national de développement.

Rappelons que cette première tranche, sous forme de don, compte pour le budget 2019. Le prochain décaissement, comptant pour 2020, aura lieu en décembre prochain.

source: togofirst

Les résultats de MIFA sarl pour le compte de l’exercice 2019

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Une bonne avancée pour MIFA sarl pour le compte de l’exercice 2019. Le Mécanisme incitatif de financement agricole fondé sur le partage de risques (Mifa) a réussi à mobiliser au total 8,116 milliards FCFA de financement au profit de 76 500 acteurs agricoles, et a facilité la création de près de 140 000 emplois.

187 contrats ont été signés durant toute l’année entre le Mécanisme et les différents acteurs des chaînes de valeur, soit pour des achats de produits, soit pour des prestations de service agricoles, le tout pour un montant total de 20,699 milliards FCFA.

Également, des intrants agricoles d’une valeur globale de 310 millions FCFA ont été distribués à des coopératives, toujours dans le cadre de partenariats. Le Mifa, en synergie avec d’autres structures de l’Etat et autres projets du ministère de l’agriculture, a enrôlé environ 90 000 actifs agricoles pour 42% de femmes et 51% de jeunes de moins de 40 ans.

MIFA

Tous ces résultats ont été communiqués mercredi à Lomé par les premiers responsables du Mécanisme, à la faveur d’un exercice de présentation du bilan de performances pour l’année écoulée. L’on retient surtout qu’en 2019, le taux de réalisation a été de 107% pour une exécution financière de 97%. Mais pour Aristide Agbossoumonde, Directeur Général du Mécanisme devenu depuis février 2019 une Société Anonyme (SA), « 2019 a été une année de rodage et il faut maintenant passer à un rythme de croisière ».

Alors pour 2020, « les objectifs seront très élevés », a-t-il indiqué, déclarant ensuite : « nous voulons atteindre 1 million de personnes dans ce secteur ».

Les principaux défis résideront donc à en croire le Patron du mécanisme, dans le renforcement des capacités des micro-partenaires, la mobilisation des ressources financières adaptées aux besoins des acteurs, la fourniture à temps des intrants agricoles ou encore la mise en place effective des produits d’assurance au profit des acteurs.

source: republiquetogolaise

PSMICO: Anadeb offre deux infrastructures à Adjengré et Pagouda

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Adjengré et Pagouda ont de nouvelles infrastructures marchandes. Les deux ouvrages ont été provisoirement réceptionnés mardi 14 janvier par les populations respectives. Une réalisation de l’Agence Nationale d’Appui au Développement à la Base (ANADEB) etc’est dans le cadre du Programme de Soutien aux Microprojets d’Infrastructures Communautaire (PSMICO).

L’ANADEB a offert à Adjengré (la préfecture de Sotouboua à 290 km de Lomé) des ouvrages marchands composés de trois (03) magasins de stockage, d’un forage photovoltaïque et deux (02) hangars de type cantonal.

Les infrastructures financées par le Programme d’appui aux populations vulnérables (PAPV), ont été remis à la population en présence du représentant du maire de la commune de Sotouboua 2, des entreprises ayant exécuté les travaux, de la chefferie traditionnelle et des membres du CVD.

Il en est de même pour Pagouda dans la préfecture de la Binah où grâce au PSMICO, l’ANADEB a construit un nouveau marché préfectoral.

Là, l’ouvrage offert est composé de trois (03) hangars de type préfectoral, quatre (04) hangars de type cantonal, trois (03) magasins de stockage, une (01) boucherie, un (01) abri volailles, deux (02) abris bétails, un (01) bloc administratif, un (01) bloc de latrines, une (01) clôture de façade et un (01) dépotoir.

Les travaux démarrés en mai 2019 ont été exécutés par neuf (9) entreprises togolaises à travers un financement du Programme d’appui aux populations vulnérables (PAPV) et l’accompagnement de l’ANADEB pour un coût de réalisation total de 205 millions de FCFA.

La réception s’est faite en présence du préfet de la Binah Abalonorou Ataba, du maire de la Commune 1, Madjatom  Bamazi et du chef traditionnel de Pagouda. Elle est marquée par des échanges, des visites du site et des conseils aux bénéficiaires directs pour le bon usage des ouvrages.

source: Togoenlive

Election sans violence: la CNDH est à pied d’oeuvre

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Pour des élections sans violence au Togo, les acteurs impliqués dans le processus électoral de 2020 ont étés sensibilisés sur l’exercice des libertés publiques du mardi 14 au 15 janvier à Lomé par la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) en collaboration avec l’Union Européenne.


La séance de sensibilisation a réuni les représentants des partis politiques, des forces de l’ordre, des confessions religieuses, des leaders communautaires et des organisations de la société civile autour du thème : « Exercice des libertés publiques en période électorale de 2020 ».

Cette démarche selon la CNDH s’inscrit dans le cadre de la préparation de la présidentielle du 22 février prochain ainsi que du projet de contribution de la CNDH au bon déroulement de ce scrutin.
Les rencontres initiées ont pour objectif d’amener les participants à mener des actions de sensibilisation, d’information, de surveillance et de prévention des conflits avant, pendant et après les élections.

La CNDH à travers cette sensibilisation veut s’assurer du bon déroulement du processus électoral, permettre à chaque citoyen d’exercer librement son droit de vote, lutter contre la violence sous toutes ses formes, apporter des éclairages sur la manière de concilier l’impératif de sécurité publique et le libre exercice des libertés publiques fondamentales tels que la liberté de réunion, de manifestation en période électorale.

Election sans violence la CNDH est à pied d'oeuvre
Election sans violence la CNDH est à pied d’oeuvre


Au cours des travaux les participants ont été éclairés sur les contenus de la constitution, du code électoral, de la loi sur les manifestations publiques.
Pour la présidente de la Sous-commission Promotion et Protection de la CNDH, Mme Attisso Afi Jacky, à travers cette campagne de sensibilisation, son institution veut rappeler à tous les acteurs, les grandes lignes des textes régissant le processus électoral.

La rencontre a permis d’éduquer la population à la non-violence, à la tolérance, au respect d’autrui ainsi que les forces de sécurités pour la réussite de ces élections. Mme Attisso a invité les participants à travailler de cohésion avec tous les acteurs pour éviter les actes de violences. La liberté publique selon elle est la liberté d’opinion, d’expression, de manifestation qui doit être respecté par tous.

Photo de famille de la sensibilisation à Agoè la CNDH est à pied d'oeuvre pour une élection sans violence
Photo de famille de la sensibilisation à Agoè la CNDH est à pied d’oeuvre pour une élection sans violence

Précisons que la même sensibilisation s’est déroulée dans la commune d’Agoè Nyivé en présence du préfet de la localité, Col. Hodabalo Awaté, des chefs traditionnels et des organisations de la société civile.

source: Atop


Présidentielle 2020 : la CDPA soutient Agbéyomé Kodjo

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Le parti CDPA de Brigitte Adjamagbo qui a préalablement pris acte du choix de l’archevêque émérite de Lomé Mgr Philippe Fanoko Kpodzro , vient d’apporter son soutien au président du Mouvement Patriotique pour la Démocratie et le Développement (MPDD). Pour ce parti, c’est ensemble que les forces démocratiques et patriotiques parviendront à l’alternance.

La CDPA explique le soutien de la candidature d’Agbéyomé Kodjo par plusieurs raisons. Dans un communiqué publié mardi, le parti de Brigitte Adjamagbo dit fonder son soutien sur les convictions profondes qu’il a toujours exprimées et estime que c’est ensemble et unies que les forces démocratiques et patriotiques mettront fin à la dictature militaro clanique au Togo.

La CDPA soutient que c’est fidèle à cette vision qu’elle a lancé l’appel de Tchékpo : « démocratie d’abord, multipartisme ensuite » et pris part aux différentes coalitions des forces démocratiques dans lesquelles elle a toujours joué un rôle déterminant. Elle indique que c’est la même vision qui l’a amenée à adhérer de concert avec ses partenaires de la C14, à la démarche de candidature unique initiée par l’archevêque émérite Kpodzro. La CDPA justifie également son soutien à Agbéyomé Kodjo par les péripéties du long combat pour l’alternance et la démocratie au Togo. Car, dans la quête de démocratie du peuple togolais, les candidats de l’opposition ont toujours gagné les élections dans les urnes, sans pouvoir jamais prendre le pouvoir.

« Le choix d’Agbéyomé Kodjo, un candidat ayant joué un rôle clé dans le système dont il connait les rouages, est justement une nouvelle piste que Monseigneur Kpodzro nous propose pour faire les choses autrement. Explorons-là ! Certes Agbéyomé Kodjo, n’est pas exempt de tout défaut, loin sans faut ! Mais pour l’heure et au regard de l’objectif difficile de réussir l’alternance, laissons l’histoire juger son parcours politique et parions surtout sur son option désormais inconditionnelle pour la démocratie, son engagement à obtenir les meilleures conditions pour un scrutin transparent, sa détermination à gagner les élections et à défendre nos votes, avec nous tous bien entendus », écrit Brigitte Adjamagbo.

La CDPA parie sur l’engagement du candidat à mettre en place une transition ouverte à tous, pour des réformes et une refondation de l’Etat.

Le parti de Brigitte Adjamagbo lance un appel pressant, aux partis politiques, aux syndicats, à la société civile et surtout aux populations togolaises à se mobiliser autour du candidat choisi par Monseigneur Kpodzro.

source : togoenlive

Trois ans de la contractualisation des formations sanitaires publiques: que retenir?

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Trois ans (2017) que le Chef de l’Etat a mis en place la contractualisation des formations sanitaires publiques pour permettre d’assainir le secteur de la santé et garantir des soins de qualités à la population. Le site d’information de la république, republiquetogolaise s’est intéressé du sujet et a interviewé le ministre de la Santé et de l’hygiène publique Moustafa Mijiyawa que nous faisons le plaisir de relayer ici pour vous. Le ministre revient sur les résultats « exceptionnels » enregistrés depuis le début du processus, taxé à tort à ses débuts, de privatisation du système sanitaire.

Quels sont les fondements de la contractualisation ?

Moustafa Mijiyawa : Au fil des années, nous nous trouvions dans une situation où il y avait une augmentation des ressources mises à disposition, qu’elles soient humaines, financières ou matérielles, d’un côté et de l’autre, une insuffisance des prestations. Cette situation a engendré de récurrentes et justifiées plaintes des populations. Cela a entraîné, avec le temps, un désamour entre ces dernières et les formations sanitaires. La majeure partie des Togolais a une fois été confrontée aux problèmes que connaissent nos formations sanitaires depuis de longues années.

Le principal problème qui expliquait ce fossé, d’abord entre les ressources injectées et les résultats obtenus, et ensuite entre les divers prestataires sanitaires et la population, résidait dans la gestion. C’est donc dans le souci de trouver un mécanisme corrélant les ressources aux prestations que le gouvernement a opté pour la contractualisation. Nous avons remarqué un dysfonctionnement et avons décidé de mettre en place un mécanisme régulateur.

Comment cela se présente-t-il alors dans les faits ?

Moustafa Mijiyawa : La formation sanitaire reste publique, c’est-à-dire que c’est l’État qui continue de payer ses agents, les équipements et tout ce qu’il faut pour que l’hôpital fonctionne. Une entité non-étatique est recrutée, avec pour cahier des charges, de nous aider à mettre en place les mécanismes d’une bonne gestion. Un comité est ensuite installé au sein de la formation sanitaire. Il comprend le contractant, la direction de la formation, les syndicats, les représentants des corps de métier et les divers acteurs impliqués. Chacun est tenu au courant des ressources et recettes mobilisées. Les actions et dépenses à effectuer sont alors décidées par ce collège.

Le ministère de la santé, qui est le niveau central, est tenu informé afin de veiller à la régularité et à la pertinence des actions et des dépenses.

N’est-on pas face à une fuite en avant des pouvoirs publics lorsqu’ils privilégient la contractualisation alors qu’ils auraient pu mettre en place un dispositif de bonne gouvernance pour que ce rôle soit pleinement joué par l’administration publique ?

Moustafa Mijiyawa : On sait que l’attachement de l’être humain à ce qui est public est moins étanche que lorsqu’il s’agit du privé, son affaire personnelle. Nous étions arrivés à un stade où l’écart entre ce qui devrait être fait et ce qui se faisait était tellement grand que nous avions dû opter pour une phase de transition qui consistant à ce que l’État ne soit pas le « Tout-État » et accepte de recourir à une entité privée. Cette dernière servira d’enzyme, de catalyseur dans l’intérêt de la population. Ce n’est pas du tout une fuite en avant.

L’approche contractuelle permet d’injecter une dose de rationalité dans la démarche et dans la gestion. Avec la contractualisation, nous voulons nous assurer que l’argent que nous injectons arrive véritablement à destination.

Quand vous allez dans les grands pays, ce modèle existe depuis la fin de la 2ème Guerre mondiale. C’est-à-dire que la gestion des structures publiques où c’est le « Tout-État » est quelque chose qui relève de plus en plus de l’histoire. L’approche contractuelle permet d’injecter une dose de rationalité dans la démarche et dans la gestion. L’objectif du Chef de l’État, via la contractualisation, n’est pas d’injecter moins d’argent dans les hôpitaux. Avec la contractualisation, nous voulons nous assurer que l’argent que nous injectons arrive véritablement à destination.

« Tout le monde a salué le courage des autorités togolaises d’avoir vu la vérité en face. »

Une chose est évidente aujourd’hui. Nous avons, à nos dépens, constaté qu’on tentait de recueillir de l’eau avec un panier. Lorsque vous injectez 100F et qu’il y a moins de 50 F qui arrive au malade, c’est un problème. Par contre si en injectant 100 F, vous vous dites que quelqu’un fera en sorte que 90 F arrivent au malade, il y a une grosse différence. Lorsque vous donnez des réactifs pour 100 malades et qu’au bout de 20 malades, ils sont épuisés, c’est qu’il y a un problème. Par contre si vous donnez des réactifs pour 100 malades et vous établissez par une entité extérieure un mécanisme de telle sorte que 95 personnes soient satisfaites sur les 100 attendues, cette option s’impose.

Lorsque j’étais allé à Brazzaville devant l’Assemblée des ministres de la santé d’Afrique, tout le monde a salué le courage des autorités togolaises d’avoir vu la vérité en face parce que dans la plupart de nos pays africains, ce problème est identifié comme le gros souci.

Quels sont les résultats déjà obtenus ?

Moustafa Mijiyawa : L’état des hôpitaux était déjà connu bien avant. De la consultation à l’hospitalisation en passant par la pharmacie, tout était sujet à plaintes. Nous avons commencé à contractualiser le 15 juin 2017 à Atakpamé et Blitta et durant l’année 2018, on l’a étendu. Aujourd’hui les Hôpitaux de Dapaong, Kara, Sokodé, le CMS de Siou et le CHU-SO, font tous objet de contractualisation. Ce qui fait au total sept centres.

Nous avons observé une augmentation des taux de fréquentation, de consultation, d’hospitalisation, du nombre d’actes effectués et bien évidemment des recettes.

Dès les premiers mois après le début de la contractualisation à Atakpamé et Blitta, tout a commencé à changer. Nous avons observé une augmentation des taux de fréquentation, de consultation, d’hospitalisation, du nombre d’actes effectués et bien évidemment des recettes.

Également, les médicaments utiles ou réclamés par les divers prestataires dans chaque formation, sont aujourd’hui disponibles à plus de 95%, ce qui n’était pas le cas avant.

Avec cette augmentation des recettes dans chaque formation, chaque comité de gestion de trésorerie décidait de ce qu’il lui fallait comme équipement ou besoin immédiat. Ce qui a permis de doter plusieurs formations d’un minimum d’équipements nécessaires.

La meilleure gestion des ressources a permis de payer régulièrement les contractuels, personnels qui ne sont pas payés directement par l’Etat. Ainsi à ce jour, il n’y a plus de retard en ce qui concerne le paiement de ceux-ci.

Autre impact significatif, la meilleure gestion des ressources a permis de payer régulièrement les contractuels, personnels qui ne sont pas payés directement par l’Etat. Ainsi à ce jour, il n’y a plus de retard en ce qui concerne le paiement de ceux-ci. Concrètement, à Atakpamé par exemple, ils sont 109 agents contractuels. Leurs salaires mensuels se chiffraient à 18 millions FCFA. L’année qui a précédé la contractualisation, il y a eu 4 mouvements de grève parce que l’hôpital n’arrivait pas à les payer.

On met en place la contractualisation le 15 juin 2017. A partir du 30 juin 2017 jusqu’aujourd’hui, il n’y a pas eu une minute de retard. L’hôpital d’Atakpamé avait 46 millions FCFA de découvert à la Banque. Cela a été épongé en 8 mois.

On met en place la contractualisation le 15 juin 2017. A partir du 30 juin 2017 jusqu’aujourd’hui, il n’y a pas eu une minute de retard. L’hôpital d’Atakpamé avait 46 millions FCFA de découvert à la Banque. Cela a été épongé en 8 mois. C’est sur ces recettes qu’il a réussi à s’acheter, sur fonds propres, microscopes, brancards, et que la pharmacie a été réhabilitée pour 7 millions FCFA.

A Kara, sur une base consensuelle de critères entre la direction, les agents, le syndicat et le contractant, il a été défini un seuil de recettes à partir duquel, un bonus est accordé aux agents, une sorte de prime à la productivité. Cela a été fait au mois d’octobre 2019.

Au mois de novembre, le chiffre d’affaires de la pharmacie au CHR de Dapaong faisait 48 millions FCFA, soit plus d’un million par jour dans un hôpital où on était à moins de 200 000 FCFA par jour. La même tendance est en train d’être observée au CHU-SO où il a d’abord été effectué une phase pilote au Laboratoire et à la radio, avant de généraliser depuis 02 mois. Et les premiers chiffres sont extraordinaires.

En environ deux mois de contractualisation, le laboratoire du CHU Sylvanus Olympio qui avait des soucis fait désormais un peu plus d’examens en variétés que l’Institut National d’Hygiène (INH).

Jusque-là, le laboratoire du CHU Sylvanus Olympio avait des soucis mais aujourd’hui, vous allez vous rendre compte que les examens sont en nombre suffisant, en variétés suffisantes. Le laboratoire du CHU Sylvanus Olympio fait un peu plus d’examens en variétés que l’Institut National d’Hygiène (INH). Ce mois de janvier, on aura franchi les 3 mois de contractualisation généralisée au CHU Sylvanus Olympio. Le bilan de ces trois mois fera l’objet d’une communication en Conseil des Ministres. Avec la contractualisation, nous améliorons le taux de fréquentations, d’actes chirurgicaux, ce qui implique une amélioration de la qualité des soins.

Le Chef de l’Etat a instruit à ce que l’hôpital garde son caractère social, appartienne à l’Etat et que ce soit lui qui injecte les ressources. Dans les prochains mois, nous allons étendre la contractualisation à 08 autres hôpitaux dans le cadre d’un projet avec la Banque Mondiale qui est venue constater de visu les résultats déjà obtenus sur le terrain.

Précision utile, étant donné que c’est une expérience nouvelle, au fur et à mesure que nous avançons, nous procédons à des ajustements. Le modèle que nous avons choisi était totalement différent d’autres modèles qui nous ont été proposés. Nous avons eu des sociétés qui se sont déclarées prêtes à injecter des ressources mais nous n’avons pas voulu cette approche pour pouvoir fixer librement, au niveau de l’Etat, les différents prix. Le Chef de l’Etat a instruit à ce que l’hôpital garde son caractère social, appartienne à l’Etat et que ce soit l’Etat qui injecte les ressources.

Dans les prochains mois, nous allons étendre la contractualisation à 08 autres hôpitaux dans le cadre d’un projet avec la Banque Mondiale qui est venue constater de visu les résultats déjà obtenus sur le terrain. Nous sommes en discussions avec d’autres partenaires, avec comme exigence qu’ils s’arriment au modèle déjà en place. Nous voulons quelque chose qui aille dans le sens de la pérennité et le Chef de l’Etat s’y est personnellement impliqué pour que dans les prochaines années, l’approche contractuelle puisse être appliquée à toutes les formations publiques du pays.

 Au-delà des résultats élogieux que vous venez de dresser, quelles sont les difficultés ?

Moustafa Mijiyawa : Les difficultés sont celles de toutes les réformes, lorsqu’une réforme est mise en place, elle fait toujours face à plusieurs résistances. Certains acteurs manifestent une prudence excessive, d’autres sont réticents à cause des avantages qu’ils tiraient de l’ancien système. D’autres se disent qu’il s’agit d’un voyage vers l’inconnu, il y en a qui, pour des raisons politiciennes, doutent de l’opportunité de ces réformes, d’autres ne font aucun effort pour écouter ou lire les documents sur les réformes. Parce que toutes les informations sont sur notre site santé.gouv.tg.

« Sans un système médical de base, les structures de top niveau sont submergées par les problèmes mineurs, les petits bobos. »

Ceci est un problème commun à toutes les réformes. Bien évidemment, s’agissant d’une expérience nouvelle, nous n’allons pas faire du copier-coller, il faut un peu d’imagination, de flexibilité, de souplesse, de faculté d’adaptation et de remise en cause. Ce qui va être facilitant, ce sont les premiers résultats qui auront en même temps valeur pédagogique. Aussi, la population en général et les hommes de médias en particulier devront-ils se faire le relais auprès du plus grand nombre, du contenu de ces réformes. Ce n’est pas parce que c’est difficile qu’il faut céder, un homme politique français disait souvent : si ce n’était pas difficile, il ne s’agirait pas d’un problème.

Nous parlons de la Contractualisation qui porte ses fruits, notamment au CHU SO. Mais qu’en est-il du manque de scanner dans ce CHU, qui est souvent pointé du doigt ?

Moustafa Mijiyawa : En ce qui concerne la réhabilitation et l’équipement des hôpitaux, il est prévu de doter les CHU et les CHR de scanners, sous formes d’achats groupés. Nous devons cependant comprendre que ces équipements correspondent au niveau 2 en termes d’imagerie médicale (qui comprend trois niveaux : le 1er, pour la radiographie et l’échographie, le 2ème pour le scanner, et le 3ème pour l’IRM, Imagerie par résonance magnétique). Ce que nous devons éviter, c’est d’aller vers des équipements de 2ème niveau, alors que nous n’avons pas encore ceux du 1er. Avant de doter un centre de scanner, il faut veiller à l’équiper avant tout en radio et écho. Dans ce mois de janvier, nous prévoyons d’installer une nouvelle radio à Dapaong ; la radio de Kara, le problème est réglé ; Sokodé, est également ok. Une nouvelle radio sera bientôt installée au CHU Sylvanus Olympio.

Logique et bon sens, ça fait une personne impeccable. Bon sens sans logique, ça fait un bon exécutant, Logique sans bon sens, c’est la catastrophe.

Nous n’équipons pas les hôpitaux de scanners pour le simple fait de les équiper. Quand un centre qui ne dispose pas de radiographie est équipé d’un scanner, on a tendance à surexploiter cet outil pour des cas qui ne nécessitent pas forcément un scanner. En conséquence, au bout de quelques mois, ce précieux matériel s’essouffle. Équiper un hôpital de scanner, alors qu’il n’y a pas encore de radio, c’est comme prendre des commissaires de haut rang pour régler la circulation, par manque de policiers.

Pour aller plus loin, nous avons besoin d’un système de santé de base solide et résilient. C’est-à-dire : des dispensaires, hôpitaux de districts, hôpitaux régionaux solides. C’est seulement à cette condition qu’un hôpital de haut standing sera viable.

Sans un système médical de base, les structures de top niveau sont submergées par les problèmes mineurs, les petits bobos (par exemple, une hernie, appendicite, césarienne) et finissent par étouffer ; au plus après 18 mois. L’exemple a été observé dans de nombreux pays.

Un bon système de santé, ce n’est pas qu’une belle bâtisse, c’est aussi et surtout la qualité des soins offerts, qui dépend de la qualité des hommes et de la gestion !

Logique et bon sens, ça fait une personne impeccable. Bon sens sans logique, ça fait un bon exécutant, Logique sans bon sens, c’est la catastrophe.

Mgr Nicodème Barrigah-Bénissan a officiellement pris ses fonctions

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Le nouvel archevêque de Lomé, Mgr Nicodème Barrigah-Bénissan a officiellement pris ses fonctions ce samedi 11 janvier lors d’une cérémonie à la Cathédrale Sacré-Cœur de Jésus de Lomé.

C’était en présence du Chef de l’Etat, Faure Essozimna Gnassingbé et de nombreuses personnalités politiques et religieuses.

Le nouvel archevêque métropolitain, ancien évêque du diocèse d’Atakpamé et surtout ex-Président de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR) succède à Mgr Denis Amuzu-Djakpah, en poste depuis 2007.  

Au cours de la célébration eucharistique, le prélat a fait le tour de la vie sociale et politique togolaise. Au sujet de la prochaine élection présidentielle, Nicodème Barrigah-Bénissan a appelé à la non-violence et à un scrutin apaisé. « Le prochain Président de la République doit être un serviteur du peuple », a-t-il notamment déclaré.

Source: republiquetogolaise

L’accord de financement du Centrale de Blitta signé

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Le Togo et le Fonds d’Abu Dhabi pour le Développement ont matérialisé ce dimanche la signature d’un accord de financement pour la construction de la centrale de Blitta.

La signature s’est déroulé entre le ministre de l’économie et des finances Sani Yaya et un représentant du board de l’institution, en présence des ministres Marc Ably-Bidamon et Cina Lawson.

C’etait en marge de la 10ème Assemblée générale de l’IRENA (International Renewable Energy Agency) qui s’est tenu dans la capitale émiratie.

Le financement, un prêt de 15 millions $, rejoint les 11 millions $ récemment approuvés par la Banque Ouest-Africaine de Développement.

Pour rappel, l’implantation de cette centrale qui sera gérée par le Groupe AMEA Power dans le cadre d’une concession de 25 ans, s’inscrit dans la stratégie nationale d’électrification du gouvernement qui ambitionne de doter chaque région d’une centrale solaire.

L’infrastructure permettra d’assurer l’accès à l’électricité à 30 000 ménages et à l’usine d’égrenage de coton de la région

Conapp lance son 6ème JPO à Kara

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La 6e édition des Journées Portes Ouvertes de la presse togolaise (JPO) est officiellement lancée. Cette année c’est la ville de Kara (420 km au nord de Lomé) qui est à l’honneur. Elle se déroule du 14 au 18 janvier 2020 prochain avec pour thème « Média, facteur de cohésion sociale ». L’annonce a été faite, jeudi 9 janvier à Lomé par le bureau exécutif du Conseil National des Patrons de Presse (CONAPP) à travers une conférence de presse qui a vu la participation de plusieurs hommes de médias.

Pour le président du CONAPP El-Hadj Arimiyao Tchagnao « Cette 6e édition des JPO de la presse togolaise auront pour cadre, la ville de Kara. Beaucoup de personnes nous attendaient certainement dans le mois de décembre 2019. Mais notre partenaire de tous les jours, Reporter Sans Frontières a tenu à ce que nous puissions coupler les JPO avec un atelier sur les élections au Togo. »

Cet atelier que la toute la presse togolaise est conviée va permettre selon le président de bien jouer son rôle et de faire en sorte que les élections se déroulent dans un climat de paix et de sérénité.

Depuis des années (2014), les JPO sont exclusivement l’apanage des journalistes de Lomé mais le Bureau exécutif du CONAPP s’active, il y a deux ans à donner une autre image de la presse et a permis de la faire connaitre aux populations de l’intérieurs.  Ceci permettra de faire connaître davantage le métier de journalisme aux populations des villes de l’intérieur du pays et permettra au public de la partie la plus septentrionale du pays, d’échanger avec les professionnels des médias.

« Le Togo ne se limite pas seulement à Lomé. En 2018, nous avons osé délocaliser les JPO à Sokodé. Et Dieu merci, ça été une réussite. Raison pour laquelle nous avons décidé d’organiser un grand rassemblement des journalistes à Kara », a-t-il complété.

Le bureau du CONAPP au lancement du JPO 6ème édition à Kara
Le bureau du CONAPP au lancement du JPO 6ème édition à Kara

Pour le Secrétaire Général du CONAPP, Marc Aboflan, les Journées Portes Ouvertes de la presse, constituent une occasion de fête et de retrouvaille ouverte à tous les journalistes de la presse togolaise et au public histoire de se familiariser et de discuter des questions d’ordre à permettre aux journalistes de s’épanouir. A cet effet il précise que les journaux régulièrement paru seront exposé au grand publics et d’en faire une connaissance diversifiée sur ce métier au Togo.

A travers un programme très alléchant avec des émissions en direct, des courses Ecojogging, les   professionnels des médias vont, entre autre débattre des questions visant à rendre plus professionnelle la presse togolaise en général et faire connaitre aux professionnels les grandes lignes contenues dans le nouveau code de la presse.

« Au CONAPP nous nous sommes dit que ces JPO seront l’occasion de nous approprier les contenus du nouveau Code de la presse qui a été récemment adopté par les députés à l’Assemblée nationale. Nous allons aussi parler de l’utilisation des médias en ligne pendant une campagne électorale ou en temps d’élection. Il est également annoncé une table ronde des patrons des organisations professionnelles des médias afin de dégager une grille tarifaire harmonisée pour les médias togolais. Une grille appelée à entrer en vigueur au cours de cette année 2020 », a précisé El Hadj Arimiyao Tchagnao.

Abass Kaboua invite les populations à voter Faure

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Le président du parti Mouvement des républicains centristes, Abass Kaboua et sa formation politique MRC soutiennent la candidature de Faure Gnassingbé.

Pour le président de MRC, Abass Kaboua,  » Il vaut mieux traiter avec le sorcier qu’on connait bien et qui fait le moindre mal, que de traiter avec les vieux tortionnaires et pilleurs avides du pouvoir (…). Le candidat Gnassingbé Essozimna Faure est celui que le MRC soutient aussi « . Par ce terme il appelle les populations à voter massivement pour le candidat d’UNIR lors de la présidentielle du 22 février 2020 au Togo.


Après la formation politique  Bloc Alternatif Togolais pour une Innovation Républicaine (BATIR) ce mercredi de soutenir le président sortant, Faure c’est le tour du Mouvement des républicains centristes, MRC, d’Abass Kaboua, qui apporte sont soutien indéfectible à Faure Gnassingbé dans la course à la magistrature suprême du 22 février prochain.


Il s’en prend à l’opposition et dit  » Nous faisons plus de lecture de la situation politique de notre pays que des rêveurs qui s’embarquent dans une aventure ambiguë dont on connait déjà les aboutissants « , a-t-il lâché.

source: Radiooreole