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L’OIF/BRAO apporte son soutien à la HAAC

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L’archivage et la documentation, la décentralisation des services et des missions de la HAAC, le renforcement de capacités des journalistes, à la communication fixée sur les missions de la HAAC et l’amélioration du cadre  et aux conditions de travail des professionnels des médias sont les 5 axes du plan stratégique de la HAAC.

Ces points sont au centre des échanges entre le président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication et une délégation de 3 personnes conduite par le Directeur de l’Organisation Internationale de la Francophonie du Bureau Régional pour l’Afrique de l’Ouest OIF/BRAO ce lundi 27 mai à son siège.

 M. Eric ADJA, Directeur de l’OIF/BRAO  a révélé l’intérêt de son institution à accompagner la HAAC dans la mise en œuvre des points sur la documentation, l’archivage et dans le renforcement des capacités des professionnels des médias; ces points qui font d’ailleurs partie des actes d’interventions de l’OIF.

Ces rencontres avec les différentes instituions s’inscrivent, selon M. Badjibassa BABAKA rapporteur de la HAAC, dans le cadre de la mise en œuvre du plan stratégique du développement de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication adopté 08 Avril 2019.

La BOAD soutient les PME/PMI au Niger

La Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) du Togo a signé un contrat de prêt avec la Bank of Africa (BOA) du Niger ce lundi 27 mai à Lomé.

D’une valeur de 10 milliards de francs CFA, ce fond que vient de signer les deux institutions sœurs est destiné aux micros, petites et moyennes entreprises (MPME) du Niger.

L’objectif est de soutenir les PME en améliorant leur accès au financement et répond au 3ème programme de la BOAD qui consiste à soutenir les PME de la zone UEMOA.

Pour le Directeur Général de la BOA  Niger, les PME représentent près de 90% des entreprises au Niger et ce financement vient à point nommé rassurer une utilisation à la hauteur des atteintes.

Le  Vice-président de la BOAD  M. Bassary TOURE et le Directeur Général de la BOA Niger, M. Sébastien TONI ont procédé à la signature de ce contrat de prêt.

L’agropole de Kara une référence

L’agropole de Kara aura selon la technopole agroalimentaire à sa phase de croisière, des unités d’abattage de volailles de l’ordre de 1 000 – 1 500 T/Heure.

Il sera également installé des unités de transformation et de conditionnement de ces volailles. La production d’œufs à couver, pour sa part, est projetée à environ 3 millions de poussins de chair par an.

Pour Essowè Batana, directeur général par intérim de l’APRODAT (l’Agence de Promotion et de Développement des agropoles au Togo), les niveaux de transformation annuels en phase de croisière sont projetés à 90 000 T/an pour le riz. S’agissant du maïs provende, la transformation est attendue à 15 000 T/an et à 10 000 T/an pour le soja. Le sésame et l’anacarde également entreront dans le plan de transformation des productions agricoles.

Alors que le niveau de transformation annuel est envisagé à 10 000 T/an pour le sésame, il devrait être de 20 000 T/an pour l’anacarde. Tout sera fonction du « schéma que retiendront les investisseurs », précise-t-on.

Cette agropole dont la mise en place devrait s’achever fin 2022, est la phase pilote d’un projet destiné à transformer structurellement l’agriculture togolaise avec un accent sur l’exportation de produits transformés sur place.

Laba Delphin prône la paix à travers le Reggae Nawda

Il fait partie des artistes engagés pour le développement de l’Afrique et de son pays le Togo. Il s’agit de Laba Delphin, artiste chanteur, évoluant dans le style reggae Nawda, un style à travers lequel on lit l’amour et la valorisation de l’Afrique.

Par l’héritage culturel de ses ancêtres en pays Nawda plus précisément  dans le Doufelgou et son engagement pour la paix et le développement, Laba Delphin consacre son temps à passer des messages allant dans le sens de vivre ensemble et l’amour altruiste dans ses chansons.

Comme la plupart des pays de l’Afrique, les périodes post-électorales au Togo ne sont pas parfois paisibles. Pour sensibiliser les populations afin de leur conscientiser sur les valeurs citoyennes le reggae man d’origine Nawda à travers une chanson de styles reggae appelle les togolais à aller voter mais, dans un environnement de paix.

Pour Laba Delphin, la victoire sera du côté du peuple lorsque les élections se passent dans un environnement très calme. A cet effet, il lance un appelle vibrant aux leaders politiques  à plus de responsabilité pour un environnement politique plus apaisé.

« Les acteurs politiques vous devez préserver l’unité nationale » évoque-t-il dans la chanson. Pour arriver à cette unité nationale, le Rasta man pense qu’il faut éduquer la population, à la jeunesse sa formation et surtout la transparence des élections.

Au-delà des messages de paix et fraternité, Laba Delphin a consacré une chanson en featuring avec Dhamma Rasta sur le mauvais usage des sachets plastiques titrée « Trop de plastique ». Depuis 2ans, cette chanson conscientise les populations surtout celles de l’Afrique. Selon les deux artistes « l’Afrique n’est pas une poubelle ».

Figurant parmi des artistes influents du reggae au Togo, Laba Delphin fait aussi du Live. C’est le cas de ses concerts dont celui de Cotonou au Bénin où a eu l’occasion de valoriser les guerriers de l’Afrique à travers la chanson titré « Djéré » de l’album Africa Winiga.

 Mieux comprendre le reggae Nawda  

Le reggae Nawda est le reflet des traditions et coutumes ancestrales de Doufelgou. Une identité originale s’ouvrant aux autres et à d’autres cultures pour favoriser l’unité, la tolérance, la paix et le rapprochement des peuples et surtout africains.

L’auteur de cette initiative, Laba Delphin pense toujours garder une certaine considération aux ancêtres et guerriers de l’Afrique. C’est ce qui lui a motivé à dédier « Djéré » aux guerriers de l’Afrique notamment Béhanzin, Soudiata Keita, Ménélik II ont été lutté pour libérer l’Afrique du joug colonial.

Très préoccupé par les élections locales qui se profilent à l’horizon, il passe par cette chanson qu’il a enregistrée pour conscientiser les populations et les acteurs politiques à cultiver la paix afin d’assoir la non-violence.  

Ces derniers le temps, le Rasta man se préparent pour de nouveaux  projets dont certains vont meubler les activités pendant les vacances.        

Le centre Panaf de Kemi Seba désormais ouvert

Valoriser les producteurs africains et ceux de la diaspora, c’est le souhait ardent du panafricaniste franco-béninois Kemi Séba. Il a inauguré la semaine dernière le centre Panaf qu’il a construit à Cotonou, la capitale du Bénin.   

Le centre Panaf, premier espace commercial pour valoriser la production africaine. Car pour le promoteur, Kemi Séba, président de l’ONG  Urgences Panafricanistes qui se bat depuis des années pour l’autodétermination africaine, les producteurs africains sont discriminés par les multinationales

« Il y a un certain nombre de test qui sont faits par une équipe que nous avons mis en place pour vérifier la qualité des produits » a-t-il expliqué.

Car l’objectif  de cette initiative selon Kemi n’est pas forcément de prendre quelque chose parce que c’est africain, mais prendre quelque chose qui est africain et qui a de la valeur afin de les distribuer partout sur le continent africain.

« Le système néocolonialisme dans lequel l’on est fait que, même présenter de produits dans des pays voisins est difficile. Nous devons être capables de briser ces chaînes-là » a-t-il indiqué avant d’ajouter, « il y a un adage qui dit que ce que les Élites africaines ne font pas pour le peuple, le peuple le fera lui-même. Eh bien, nous avons décidé de prendre nos responsabilités ».

Le centre Panaf est composé d’un restaurant panafricain, d’une boutique d’alimentation générale panafricaine, d’une boutique de mode panafricaine.

Construit sur 430m2, le centre est situé à Cotonou, dans le 8ème Arrondissement au quartier Agontinkon, non loin de la Place de l’Étoile Rouge, juste au-dessus de la BOA (Bank Of Africa).

Ghana: une jeune fille violée et filmée par 4 garçons

Les médias sociaux au Ghana sont en pleine ébullition après la publication d’une vidéo devenue très virale montrant 4 jeunes garçons en train de violer une jeune fille. Le crime aurait eu lieu à Kumasi, la capitale de la région d’Ashanti, au Ghana, et les violeurs s’exprimaient dans la langue Twi.

La vidéo montre des garçons maîtrisant la fille au sol, puis tour à tour la viole, pendant qu’elle lutte pour s’arracher des griffes de ses bourreaux. Un garçon nu enlevait les sous-vêtements de la jeune fille puis a écarté ses jambes pour la pénétrer.

On voit également dans le film l’un des garçons assis près de la tête de la jeune fille lui tenant la tête afin de la garder immobile pendant qu’elle se fait violer.

On peut bien entendre la jeune fille pleurer, pendant qu’elle lutte pour fermer les jambes en même temps pour empêcher le garçon de la violer. Le premier garçon réussit à satisfaire ses envies et cède la place à ses autres amis.

La vidéo de deux minutes aurait été enregistrée par l’un des garçons.

La police, via un communiqué de presse, a déclaré “une vidéo de ce qui semble être un viol collectif impliquant une jeune femme et au moins cinq hommes circule sur la toile. Vu la gravité de l’acte, comme le montre la vidéo, une équipe spéciale d’enquête a été constituée au siège du CID pour analyser la vidéo dans le but d’identifier les personnes impliquées et les arrêter pour que les procédures légales nécessaires soient activées”, a déclaré la police.

La police a réussi à arrêter 3 des violeurs qui sont tous des élèves.

Source: afrikmag.com

Veronica Iorshe: « Ce n’était pas facile mais j’ai couché avec mon fils de mon premier mariage pour que je puisse donner un enfant à mon mari »

Une femme, originaire de l’État de Benue au Nigeria, a couché avec son fils né de son premier mariage afin d’avoir un enfant pour son second mari. En effet, Veronica Iorshe, âgée de 47 ans, avait du mal à avoir un enfant avec son actuel mari, Sebastian Iorshe, 44 ans, d’Aliade.

Après avoir perdu son premier mari dans un tragique accident, elle a rencontré Sebastian et plus tard, ils se sont mariés. Mais après 8 ans de mariage, ils n’arrivent toujours pas à avoir d’enfant. Veronica a donc suggéré à Sebastian d’aller faire un examen médical pour savoir d’où venait le problème, mais il a refusé.

Nigeria-Inceste: elle permet à son propre fils de l'engrosser

Comme elle ne savait pas qui avait le problème entre son mari et elle, elle décida de tester sa fertilité en couchant avec son fils, Simon, qui a 26 ans. Après quelques semaines, elle a découvert qu’elle était enceinte de son fils.

Quand elle a annoncé la nouvelle à son mari, il a nié être responsable de la grossesse. Des tests ultérieurs ont montré qu’il avait un faible nombre de spermatozoïdes, ce qui rendait impossible la conception d’un enfant.

“Je ne suis pas une femme légère. Je ne suis qu’une femme qui aime beaucoup son mari et ne veut pas le perdre. J’ai fait ce que j’ai fait pour sauver mon mariage même si je me sens coupable. Ce n’était pas facile mais j’ai couché avec mon fils de mon premier mariage pour que je puisse donner un enfant à mon mari. » A raconté la femme désemparée.

Elle a depuis été répudiée par son mari qui a juré de ne jamais lui pardonner.

source: afrigmag.com

Voici pourquoi les déchets plastiques sont choisis dans cette école comme frais de scolarité

Akshar Forum est une école aux charmes variés: ne soyez pas surpris si vous trouvez une file d’élèves en attente à l’extérieur de l’école, armés de sacs en plastique, ou si vous vous rendez dans des salles de classe remplies d’élèves de tous âges – enseignés par un autre élève.

C’est juste un autre jour à Akshar Forum, une petite école située dans le village de Pamohi à Guwahati en Inde.

Co-fondée par Parmita Sharma et Mazin Mukhtar en 2016, Akshar Forum est une école gérée pour des élèves défavorisés ayant pour objectif de former les élèves à «gagner leur vie en étant responsables devant le gouvernement».

L’éducation est loin d’être conventionnelle ici – Akshar aide les étudiants à explorer leur propre créativité et à définir leurs propres limites.

Fidèle à sa façon de penser originale, Akshar Forum a récemment mis en place une nouvelle politique à l’intention de ses élèves: les élèves paient désormais des frais sous forme de déchets plastiques!

Comme l’a dit le vice-président d’Akshar, M. Priyongsu Borthakur à Homegrown, cette idée est née du programme de recyclage du Forum d’Akshar.

Il y a six mois, l’école a commencé à collecter les déchets plastiques secs des ménages voisins, ce qui a permis aux élèves de se charger de la collecte et de la séparation de ces déchets plastiques.

“L’idée est de former les élèves à reconnaître comment vivre une vie respectueuse de l’environnement”, explique M. Borthakur. “l’ensemble du programme de recyclage est mis en œuvre par les élèves, du début à la fin.” Ils vont chez eux et collectent les déchets plastiques, les séparent à l’école et les réutilisent de différentes manières.

Récemment, Akshar a reproduit ce modèle et l’a appliqué aux ménages d’élèves. Aujourd’hui, l’école n’accepte que des déchets plastiques secs provenant d’élèves.

“Je me souviens encore de la façon dont nos salles de classe se remplissaient de vapeurs toxiques chaque fois que quelqu’un dans les régions voisines brûlait du plastique», explique Parmita Sarma à Better India.

“Ici, il était courant de brûler les déchets plastiques pour les garder au chaud. Nous voulions changer cela et avons donc commencé à encourager nos élèves à apporter leurs déchets plastiques au titre des frais de scolarité».

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Dans le village de Pamohi, de nombreux ménages préfèrent envoyer leurs enfants dans les carrières de pierre plutôt que dans les écoles pour pouvoir gagner quelques roupies par jour. Akshar Forum aspire à changer cela. En encourageant les familles à ne payer qu’avec les déchets plastiques, Akshar cherche à encourager davantage d’élèves à rejoindre l’école sans que cela ne représente un fardeau financier pour leurs familles. En même temps, il aborde les problèmes environnementaux du petit village en veillant à ce que le simple exercice de recyclage des déchets ménagers en plastique suscite un sentiment de conscience environnementale chez les élèves.

Le forum d’Akshar a toujours été différent – contrairement à d’autres écoles, il ne croit pas qu’il faille restreindre les élèves dans les limites d’un programme défini. Au lieu de cela, il veille à se concentrer sur les capacités personnelles de chaque élève et à les perfectionner. Ici, les élèves s’enseignent les uns les autres et l’éducation pour eux n’est rien de moins qu’un moment de plaisir.

En collectant les déchets plastiques en tant que frais de scolarité auprès des élèves , Akshar Forum ne vise pas seulement à rendre l’éducation abordable, mais également à établir un carrefour entre l’éducation et la durabilité. Dans le petit village d’Assam, lentement, des changements sont en train de se produire.

La police vient de mettre la main sur un réseau d’esclaves sexuelles

La police nationale a démantelé un réseau d’esclaves sexuelles alimenté par deux proxénètes nigérianes mises aux arrêts, rapporte, mardi, la page officielle Facebook de la direction générale de la police nationale (DGPN).

Selon cette source, la nommée Joy O (39 ans), de nationalité nigériane, «prostituée et proxénète », a fait venir en Côte d’Ivoire ses compatriotes « Alaby C., 36 ans et Adaézé E., 21 ans, le 12 mai 2019 » en leur faisant croire qu’elles venaient aux bords de la lagune Ebrié «pour vendre des vêtements ».
Contre toute attente, elle les confie à « sa complice la nommée R. Nwokoro, 40 ans, Nigériane, prostituée, le temps de trouver des ghettos où elle pourrait les placer pour être utilisées comme des esclaves sexuelles », explique la police.

Manque de pots pour les deux proxénètes. Car la petite sœur de la complice, «éprise de compassion » pour les filles, leur avoue la vraie raison pour laquelle elles sont en Côte d’Ivoire.
Se livrer au plus vieux métier du monde et «payer la somme de 2.5 millions FCFA à leur Madame » avant de recouvrer la liberté.
« Profitant d’un moment d’inattention, les deux victimes s’échappent du domicile et se rendent au commissariat de Police du 22ème puis au 30ème pour finalement être conduites à la Brigade Mondaine de la Préfecture de Police d’Abidjan pour compétence », relate la police.

Après les investigations, les fins limiers de la Brigade Mondaine interpellent les deux proxénètes le 16 mai 2019 aux environs de 18 heures et les déferrent au Parquet d’Abidjan Plateau pour répondre de leurs actes.

source: Togoweb.net

Voici comment opèrent les réseaux mafieux des concours au Togo

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Des compétences, ça ne manque pas au Togo. Seulement, une nébuleuse avec des ramifications partout dans l’administration arrive par des moyens détournés à promouvoir des médiocres au détriment des compétents. Ce réseau opère souvent par le biais des concours nationaux.

Les résultats des concours nationaux ne reflètent pas souvent la réalité. Parmi les retenus, des mystérieux noms apparaissent, au grand désarroi de ceux qui ont dépensé de l’argent pour des photocopies, légalisations, payements de quittance, frais de dossier, pour participer à ces sélections nationales. Il y a ceux qui ne prennent pas part aux examens; mais par enchantement, leurs noms se retrouvent sur la liste des retenus. A y voir de près, c’est un réseau qui est en activité depuis des années et qui arrive à glisser les noms par des moyens frauduleux, compromettant ainsi les concours nationaux.

Au Togo, l’homme qu’il faut n’est pas toujours à la place qu’il faut. La nébuleuse a ses hommes ou femmes médiocres. Une pratique qui ankylose l’administration. Le concours des agents de la communication a révélé des anomalies à l’époque où Arthème Seleagodji Ahoomey-Zunu était reconduit Premier ministre. A Radio Lomé, après la publication des résultats, il y a eu grincement de dents. Il y a eu des magouilles. Le réseau avait réussi à placer ses hommes au détriment de certains. Aucun des jeunes de l’émission « Fréquence-Jeunes » n’a été retenu, au grand dam de leurs encadreurs. Ces derniers avaient incité les jeunes dont certains faisaient plus de six ans à Radio Lomé, à postuler. Point n’est besoin ici d’étaler ce que cela a engagé en termes de coûts pour les jeunes animateurs de radio. L’espoir qu’ils nourrissaient de faire partie de la Fonction publique s’est transformée en peau de chagrin.

Un cas avait particulièrement énervé à l’issue du concours. Il se rapportait à l’époque qu’un chef de la boîte a réussi à placer un de ses proches qui ne s’est jamais essayé à la pratique radio. Aussi ce concours a-t-il consacré le parti pris par le réseau à un membre d’un célèbre groupe d’humoristes. A l’issue des examens, l’un qui s’affiche partout avec couleur bleue UNIR a curieusement réussi. L’autre a échoué, mais a quand même pris la sage décision de s’inscrire à l’Institut des sciences de l’information, de la communication (ISICA) à l’Université de Lomé.

C’est également par le biais de ce concours qu’un ancien directeur de cabinet du ministère de la Communication a régularisé sa situation. Ces exemples sont quelques faces visibles de l’iceberg.

L’administration togolaise est truffée de ces pratiques. Des fonctionnaires n’ayant pas de qualification requise sont de véritables problèmes. Mais ces pratiques ont malheureusement des jours devant. Tout récemment à l’Office togolais des recettes (OTR), 26 recalés se sont ajoutés à la longue liste de la nébuleuse à l’issue du concours de recrutement de juillet 2017.

A la suite des épreuves écrites, 136 candidats ont été déclarés admissibles pour l’option Douane. Le 03 septembre 2018, ils ont été convoqués au siège de l’Office togolais des recettes pour le contrôle des admissions. Tout semblait aller bien pour ces futurs douaniers puisqu’ils ont signé une fiche de prise de service. Aussi leur est-il demandé des documents complémentaires afin d’être intégrés dans la liste du personnel de l’Office. Des comptes bancaires ont été ouverts aux nouvelles recrues. Elles ont même perçu leur premier salaire. Mais ce que ces jeunes ne savaient pas encore, le réseau s’activait dans l’ombre pour tronquer les résultats.

C’est ainsi qu’il leur a été notifié le 05 octobre que 26 étaient recalés. Une magouille que les ajournés dénoncent surtout qu’ils ont participé à des formations et à des séances de sports. « Nous sommes en train de vous mettre dans le bain. C’est la même formation qui vous sera donnée au Centre national d’instruction (CNI) », leur disaient leurs formateurs à des heures de séance d’exercice physique. Donc l’argument selon lequel ils sont déclarés inaptes à la formation militaire est irrecevable à leurs yeux. Aussi le Directeur des ressources humaines les a-t-il rassurés. « Nous avons rencontré le DRH qui nous a dit que même si nous sommes déclarés inaptes pour la formation militaire, cela ne nous rend pas incapables de travailler à l’OTR. Il nous a rassurés et nous a dit de ne pas nous inquiéter », disent les recalés. De quoi nourrir des espoirs.

Mais ce que ces recalés ne savaient pas, ils avaient été remplacés à leur insu. Ils l’apprendront sur le tard. « Nous avons remarqué que d’autres candidats, 22 plus précisément, ont été contactés et convoyés eux aussi au CNI à Kara. Ce sont ceux qui ont échoué aux épreuves écrites auxquelles nous avons réussi. Certains n’étaient même pas candidats dans l’option douane comme nous. Un autre groupe s’y est ajouté et ils étaient 149 à avoir suivi la formation militaire », ont-ils révélé devant la presse le mercredi 15 mai 2019. Les 26 recalés ne se voient pas baisser les bras. Ils comptent crier, porter plus haut l’injustice dont ils sont victimes. Déjà, les ajournés ont saisi le Mouvement Martin Luther King (MMLK) qui a, plusieurs fois, demandé des audiences (sans succès) à Kodzo Adedze, l’ancien Commissaire Général de l’OTR. Le nouveau Commissaire Philipe Tchodié connaît bien cette affaire. A l’époque, il était le Directeur des ressources humaines.

Ces actes entachent une sélection nationale rigoureuse basée sur la compétence. La lutte contre la corruption devrait passer par là aussi afin de démanteler ce réseau avec ces pratiques nuisibles.
Source: L’Alternative

source: Togotribune.com