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Ce qu’il faut retenir du sit-in du mouvement MLK.

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Le Mouvement Martin Luther King (MMLK)  a organisé samedi dernier un sit-in devant le stade municipal de Lomé pour exiger le départ du sélectionneur des Eperviers Claude le roy.

Les manifestants ont été dispersés à coup de gaz lacrymogènes par les forces de l’ordre alors qu’ils sont presque à la fin de leur sit-in  

Pour le Pasteur Edoh Komi, président du MMLK, les forces de l’ordre et de sécurité ont mal interprété les actions de son mouvement et ont pensé que les manifestants voulaient prendre la rue et se diriger vers la Fédération togolaise de football (FTF) alors qu’il n’en était pas ainsi.

« On chauffait un peu les gens dans les parages et le bon sens voudrait que les forces de l’ordre qui étaient là viennent parler avec nous pour savoir exactement notre intention, parce que nous sommes à la fin de notre sit-in et nous avons juste quitté devant le stade pour faire le tour et ce n’était pas pour faire une marche dans les rues. Mais le fait de descendre immédiatement de leurs véhicules et commencer par tirer des gaz, c’est déplorable », a-t-il exprimé

Malgré cet incident pour le Pasteur komi, les objectifs poursuivis en organisant cette manifestation ont été atteints.

 « La manifestation et toutes les voix qui s’élèvent contre Chaude Le Roy ces derniers jours, sont des choses qui doivent l’amener à savoir qu’il n’est plus le bienvenu et qu’il est indésirable pour le football togolais. Purement et simplement nous exigeons le départ de Claude Le Roy et c’est le but de notre manifestation. Le peuple togolais est conscient que cet entraineur n’est pas venu améliorer le niveau du football togolais, mais plutôt il l’a détruit. Aujourd’hui les résultats sont là. Le Togo est le 126e au classement mondial. Pourtant ce pays a été à la Coupe du monde et est habitué à la CAN. Et ce qui est pertinent c’est au moment où le nombre des équipes est porté à 24, que notre pays ne s’est pas qualifié pour la CAN. Donc Claude Le Roy doit savoir que le bilan est catastrophique », a lancé pasteur Komi.

Pour finir, le responsable du MMLK a interpelé les autorités togolaises à prendre des mesures idoines pour redonner vie au football togolais.

« Claude Le Roy doit prendre conscience de la situation et les autorités qui l’ont recruté doivent veiller à ce qu’il parte parce qu’on ne le voit pas en communion avec le peuple togolais et les Togolais seront prêts à boycotter les matchs des Éperviers prochainement », a ajouté Pasteur Edoh Komi.

source: afreepress

FNFI : ASSIH Mazamaesso annonce de grands chantiers pour les 5 prochaines années

Après le lancement de deux nouveaux produits à savoir le Produit d’Accompagnement à la Formalisation (PAF) et le Produit  de Refinancement (PR) il y a quelques jours à Kara, Mazamaesso ASSIH,  Secrétaire d’Etat  chargée  de l’inclusion financière dans une interview accordée mardi 02 avril 2019 au quotidien « Togo Matin », dresse le bilan du Fonds depuis son lancement en 2014. « Près d’un million de bénéficiaires, plus de 1.500.000 crédits, plus de 80 milliards et un taux de remboursement de près de 95% (100% dans certaines zones) », résume-t-elle, avant d’annoncer les couleurs pour les 5 prochaines années. « Les 5 prochaines années vont être consacrées à :

-Mettre en place des mécanismes de facilitation entre les banques et les IMF,

-Tendre vers une qualité plus accrue de ses interventions pour accompagner efficacement la croissance de la demande sur le marché de la microfinance, induite par ses premiers résultats,

-Accompagner à l’assainissement du secteur par la diffusion des « best practices »,

-Etre un vecteur accru pour l’atteinte des résultats tels que définis dans l’axe 3 du PND,

-Contribuer à œuvrer à l’autonomisation des populations les plus vulnérables et la création d’emplois,

-Être une force de proposition aux cotés de sa tutelle pour impacter davantage positivement le secteur de la microfinance », projette-t-elle.

Voici l’intégralité de l’interview  

Bonjour madame Mme la Secrétaire d’Etat, Mazamaesso ASSIH. Quel sentiment vous anime-t-il alors que vous venez de célébrer les cinq années d’existence du Fonds national de la finance inclusive ?

Mme Mazamaesso ASSIH : C’est une concrétisation de la politique de lutte contre la pauvreté dans notre pays initiée par le chef de l’Etat. Une des bénéficiaires de l’inclusion financière que je suis moi-même, ne peut que me réjouir du bilan et du cap franchit.

Au départ, il y avait beaucoup de réticences et de doutes. Mais 5 ans après la réalité des chiffres est tout autre. Quel bilan dressez-vous ?

Mme Mazamaesso ASSIH : Il faut se remettre dans le contexte. Avant la mise en place du FNFI et de son mécanisme de financement, des projets ou programmes en lien avec le secteur de la microfinance ont été initiés avec l’appui des PTF et des bailleurs.

Il y a eu le PASNAM 1 et le PASNAM 2 qui avaient pour objectif de favoriser l’émergence du secteur de la microfinance mais les questions d’accès aux ressources et d’inclusion des populations les plus vulnérables, étaient toujours pendantes. Fort de ce constat, le gouvernement a poussé les réflexions pour trouver un mécanisme permettant de lever les barrières de l’accès au crédit pour tous et surtout, des plus vulnérables. Des pays voisins notamment le Bénin avaient des mécanismes qui fonctionnaient très bien.

Notre pays s’en est inspiré et le résultat a été à la hauteur. La volonté constante et l’implication permanente du Chef de l’Etat qui a fait de la lutte contre la pauvreté dans notre pays, une priorité a énormément contribué à la levée des doutes et est un des grands facteurs de ce succès.

Près d’un million de bénéficiaires, plus de 1.500.000 crédits, plus de 80 milliards et un taux de remboursement de près de 95% (100% dans certaines zones). Les performances ont été à la hauteur des hommes et femmes qui au quotidien, se sont investis dans le combat contre l’exclusion financière.

Cinq ans durant, quelle a été l’implication véritable de l’Etat, surtout au niveau budgétaire, en faveur de l’inclusion financière ?

Mme Mazamaesso ASSIH : La contribution de l’Etat a été de premier plan et constant. Une disponibilité permanente de tous les acteurs étatiques (autorités administratives, locales et traditionnelles) qui se sont vraiment impliqués aussi bien dans la sensibilisation que le suivi. Le budget mis à disposition par l’Etat Togolais a été conséquent (près de 30 milliards sur les 5 ans). Les facilitations faites par l’Etat auprès des Partenaires techniques et financiers (PTF) (BOAD, BAD, PNUD, FKDEA) ont permis d’avoir accès à des ressources dans des conditions plus que favorables et de manière diligente pour que le circuit de financement ne souffre d’aucun ralentissement.

Aujourd’hui, les adhésions sont spontanées et massives. Il existe tellement de “success stories” autour de ce mécanisme. À combien s’élève à ce jour, le nombre des bénéficiaires des différents produits du FNFI ?

Mme Mazamaesso ASSIH : Les objectifs assignés au FNFI lors de sa création reposaient sur trois axes majeurs. Le premier ; la promotion d’offres des produits innovants et adaptés aux personnes exclues du système de financement classique des PSF et autres partenaires, le second, le renforcement des capacités financières des PSF à travers des lignes de crédits à des conditions bonifiées. Ces deux premiers axes se sont illustrés par la création des produits que vous connaissez (APSEF, AGRISEF, AJSEF) et aussi par la mise à disposition directe de ressources aux PSF à des conditions plus que favorables. Le poids financier de l’Inclusion Financière a été porté par l’Etat.

Des « succès stories », nous en avons autant que de bénéficiaires, chaque crédit octroyé à un bénéficiaire est une réussite au prime abord pour l’institution. L’ingéniosité et l’implication de chacun d’entre eux, leur a permis de faire des « miracles » que nous nous efforçons de partager notamment à travers une des rubriques de votre journal depuis Décembre 2017 (Echos des Bénéficiaires). Nous avons 1 MILLION DE « SUCCES STORIES à partager.

Pendant toutes ces années, il y a eu sans doute des exemples de réussite, des anecdotes, des récits poignants qui vous ont particulièrement marqué ?

Mme Mazamaesso ASSIH : Bien évidemment, il y en a tellement que nous ne pouvons nous résigner à en conter une. Mais j’ai été surtout marquée par une bénéficiaire que j’ai rencontré fortuitement à la foire en 2017. Au détour de la visite des stands lors du lancement officiel de l’édition 2017 de la foire, la jeune Secrétaire d’Etat que je suis depuis peu reconnaît un visage qui me semble familier. Ma curiosité me pousse à revenir vers elle après le départ des officiels. Elle me confirme qu’elle est bien bénéficiaire du FNFI depuis 2014, qu’elle a franchi toutes les étapes de financement à commencer par APSEF à 30.000 FCFA jusqu’au produit d’accompagnement à 100 000 FCFA. Après sa première année de financement, elle a opté pour la transformation au lieu de la production, a investi les bénéfices obtenus dans des emballages pour mieux protéger ses produits, s’est inscrite pour bénéficier d’une formation de la FAO en transformation alimentaire, a fait sa carte d’opérateur économique et a reçu une invitation pour participer à la foire.

Elle n’avait aucun complexe vis-à-vis des grands exposants malgré son présentoir modeste. Sa détermination et sa fierté étaient vraiment palpables. Au-delà des indicateurs de performances que nous enregistrons, le parcours de cette bénéficiaire venue de la région des Savanes est plus qu’illustratif du succès de ce mécanisme né de la vision du Chef de l’Etat. Et la suite est étonnante, en allant lui rendre visite le lendemain, pour lui témoigner mon admiration, je découvre qu’une équipe de journalistes étrangers (Réussite de CANAL+ il me semble) est en plein tournage d’un reportage avec elle. Comme quoi, on peut commencer par un crédit modeste et parvenir à une entreprise prospère. Ce n’est pas le rêve américain mais le miracle de l’inclusion financière au Togo à travers le FNFI (rires).

Quels ont été les mécanismes d’intervention de ce fonds ? 5 ans après, ces mécanismes changeront-ils ?

Mme Mazamaesso ASSIH : Les mécanismes d’intervention du fonds sont ceux que je vous ai précédemment cités (les deux axes stratégiques). Ils n’ont pas vocation à changer, mais nous travaillons au quotidien à les améliorer avec l’aide de tous les intervenants. L’axe 3 stratégique qui est le mécanisme de fonds de garantie de financement des PSF et de facilitation de refinancement entre les banques, le Produit Refinancement dont la convention entre le FNFI, ORABANK et les PSF a été signée le 23 mars 2019, lors de la cérémonie de lancement de nouveaux produits que le Chef de l’Etat nous a fait l’honneur de présider personnellement.

Vous venez de lancer à l’occasion de cet anniversaire de nouveaux produits de financements. Quels sont les critères pour y être élu, de quels arguments disposez-vous à l’étape actuelle pour susciter beaucoup d’adhésion autour de ces nouveaux produits ?

Mme Mazamaesso ASSIH : Le 5e anniversaire du FNFI a été l’occasion de faire le bilan des premières années d’intervention et de capitaliser sur les résultats obtenus pour mieux ajuster les perspectives aux nouveaux défis de l’inclusion financière.

L’ambitieux PND que notre pays vient de lancer officiellement consacre son Axe 3 à la factorisation de tous les mécanismes d’inclusion. Aussi le Secrétariat d’Etat qui s’inscrit pleinement dans ce volet jouera pleinement le rôle qui lui est dévolu à savoir, favoriser l’inclusion financière et accompagner l’émergence des acteurs du secteur informel.

Le Produit d’Accès à la Formalisation (PAF) va permettre aux bénéficiaires déjà existants de renforcer leur capacité financière pour répondre aux exigences d’accroissement de leurs activités, aux jeunes entrepreneurs qui ont des besoins plus conséquents pour démarrer leur activité, de trouver des solutions adaptées. Une des premières conditions pour être éligible est de formaliser son activité (carte d’opérateur économique, enregistrement fiscal etc), ensuite il faut comme tous les autres financements, être porteur d’un projet ou d’une activité génératrice de revenu.

Le Produit de Refinancement (PR) est destiné aux partenaires financiers qui nous accompagnent depuis le début dans la lutte contre l’exclusion financière. Issu d’un partenariat avec ORABANK, il va permettre aux PSF d’avoir accès à des ressources à des conditions plus que favorables, leur permettant de faire des crédits adaptés à la cible autre que celle du FNFI. Ce partenariat avec la banque permet de mettre à disposition des PSF partenaires, une ligne de financement permanente de 5 milliards, grâce à un cautionnement d’1 milliard porté par le FNFI. Les Microfinances qui durant les 5 années écoulées se sont impliquées sans limite aux cotés de l’Etat pour l’inclusion financière vont pouvoir bénéficier en priorité de ce fonds de facilitation qui leur permettra de répondre à l’accroissement de la demande dans leur zone d’intervention.

Nous avons aujourd’hui assez de recul pour identifier au mieux les besoins de notre cible et nous adapter au mieux a ces besoins. Je ne doute pas un seul instant de l’adhésion des bénéficiaires autour de ces produits. Pour le PAF, les membres de la FEBESEF (Fédération des bénéficiaires de services financiers), ont grandement contribué à son élaboration. Cela peut paraître incongru, mais la fédération des bénéficiaires est la mieux placée pour nous aiguiller dans la conception des produits. Elles ont été même en premier plan en exprimant le besoin. Les équipes du FNFI ont travaillé pour leur apporter un produit correspondant. Le PR (Produit Refinancement) a été salué par les partenaires lors de la présentation qui leur a été faite avant le lancement. Il répond à une des préoccupations qu’ils ont émises depuis 2016 déjà, la problématique des ressources pour maintenir l’accompagnement des bénéficiaires de l’inclusion financière.

Quels sont les mécanismes d’accompagnement et de suivi pour une utilisation rationnelle des fonds et pour vous assurer un retour sur investissement, pour s’assurer donc que des remboursements se fassent sans difficultés ?

Mme Mazamaesso ASSIH : Il est vrai que la qualité de notre portefeuille est dépendant du suivi et de l’accompagnement qui est fait, tant auprès des bénéficiaires que des PSF partenaires. Depuis la mise en place du Secrétariat d’Etat, nous avons misé sur la FEBESEF, la fédération des bénéficiaires des services financiers mis en place en 2015, en renforçant leurs capacités organisationnelles et leurs aptitudes de formation pour un meilleur accompagnement des bénéficiaires. Aussi, leur fonctionnement décentralisé, couplé aux formations de leurs représentantes, leur a donné la capacité d’être à même d’accompagner dans les préfectures, cantons et villages, la cible en matière d’éducation financière et de gestion entrepreneuriale. Elles ont institué des rencontres périodiques (mensuelles et trimestrielles) pour partager leurs difficultés et approches de solutions. Nous les appuyons par la mise à disposition d’experts en fonction des thématiques sur lesquelles elles nous sollicitent. Qui mieux qu’un bénéficiaire pour partager avec un autre ses astuces de réussite. Nous avons remarqué que les zones qui affichent les meilleures performances sont celles où l’on a constaté une régularité dans les rencontres. Concernant les PSF, nous avons renforcé la périodicité du suivi et de compensation des comptes qui est devenu trimestriel, nous avons également renforcé notre système d’audit externe et augmenté le nombre de contrôles réalisés annuellement. Pour finir, nous avons également misé sur le renforcement des équipes en recrutant au total 9 jeunes collaborateurs au cours de l’année 2018, ayant une forte expérience dans le secteur de la microfinance.

Loin d’être une surveillance soutenue, ce sont des mécanismes qui permettent une Gestion Axée sur les Résultats, tant auprès des collaborateurs que des partenaires qui permettent de maintenir le cap des performances.

Comment réglez-vous les cas des mauvais débiteurs ? Comment cela est-il perçu ?

Mme Mazamaesso ASSIH : La problématique des mauvais débiteurs est intrinsèquement liée à l’activité de crédits et n’est pas propre au FNFI. Les bailleurs, les banques, les microfinances connaissent cette difficulté avant l’avènement du FNFI. Un problème de remboursement peut avoir des origines diverses (de la mauvaise approche de son activité à la mauvaise foi, en passant par une mauvaise gestion de son activité et le contexte économique etc.). Loin d’être une fatalité et eu égard à la fragilité économique de notre cible de base, nous nous efforçons de les accompagner en amont du financement par les formations qui précèdent l’obtention des crédits et en aval par les sensibilisations et les renforcements en éducation financière déjà évoqués. Mais nous sommes globalement satisfaits puisque finalement, les performances de remboursements que nous affichons sont nettement au-delà de celles des banques.

En ce qui concerne le produit Accompagnement à la formalisation, qu’est-ce qui peut motiver quelqu’un à y souscrire ?

Mme Mazamaesso ASSIH : Le PAF est le produit par excellence pour permettre une transition sur mesure pour tous les bénéficiaires qui ont été inclus financièrement et qui ont pu mettre en place une activité à fort potentialité de développement. Mais c’est aussi le produit qui permet de concrétiser son parcours entrepreneurial. Souvent on exerce une activité mais on ne bénéficie pas des dispositions offertes ou encore on auto-limite les opportunités parce qu’on ne franchit pas le cap de la formalisation. Les raisons sont parfois purement financières ou culturelles. Aujourd’hui ce produit offre la possibilité à tous les acteurs qui exercent déjà une activité génératrice de revenu de passer à l’échelle ENTREPRISE. Cela s’adresse aussi bien aux commerçantes, agriculteurs, artisans, coiffeurs (ses), jeunes ou non. Les domaines d’activités ne sont pas limités. J’invite donc tout Togolais qui souhaite bénéficier d’un financement pouvant aller jusqu’à 500.000 FCFA, à se rapprocher d’un des PSF partenaires ou à contacter le numéro vert du FNFI 80-00-00-12.

Ses bénéficiaires seront-ils exemptés d’impôts pendant une période, des mesures incitatives qui seront prises à leur endroit ?

Mme Mazamaesso ASSIH : Des efforts ont été faits par le gouvernement en faveur de l’entrepreneuriat, notamment les facilitations mises en place pour la création d’entreprises ou encore la nouvelle loi fiscale qui est encourageante pour les nouveaux entrepreneurs.

Il va de soi que nous allons capitaliser ces avancées pour accompagner notre cible. Bien évidemment, l’exonération d’impôts comme prévu par la loi fiscale, mais également accompagnement pour bénéficier des facilités pour les créations d’entreprises. Le Secrétariat d’Etat avait déjà des programmes communs avec le CFE pour favoriser la création d’entreprise aux acteurs du Secteur Informel via la DOSI qui a permis de formaliser des « zemidjans » dans sa phase pilote.

Nous avons déjà rencontré les services fiscaux pour asseoir des réflexions pour accompagner efficacement toutes les personnes qui vont s’inscrire dans cette dynamique pour que cela ne soit pas perçu comme une lourdeur pour eux. Notre rôle avant tout c’est de leur faciliter l’intégration dans tous les dispositifs mis en place par l’Etat togolais à leur profit. C’est aussi cela l’Axe 3 du PND.

Comment voyez-vous le FNFI dans les cinq prochaines années ?

Mme Mazamaesso ASSIH : Le FNFI a entamé son processus d’autonomisation au cours de l’année 2018 qui s’est concrétisé en début d’année 2019 par l’autonomie financière. Ce qui a justement permis la mise en place du partenariat avec la banque ORABANK. Le FNFI n’a pas vocation à se substituer aux fonds de financements classiques, mais est plus un mécanisme catalyseur des efforts qui sont faits par le gouvernement togolais pour accompagner les populations vulnérables. Nos produits sont conçus sur des cycles assez courts, justement pour assurer notre rôle d’éducation et de facilitateur pour ces hommes et femmes togolais qui sont aujourd’hui en marge du système financier au sens large.

La première mission assignée est en bonne voie de poursuite. Les 5 prochaines années vont être consacrées à :

-Mettre en place des mécanismes de facilitation entre les banques et les IMF,

-Tendre vers une qualité plus accrue de ses interventions pour accompagner efficacement la croissance de la demande sur le marché de la microfinance, induite par ses premiers résultats,

-Accompagner à l’assainissement du secteur par la diffusion des « best practices »,

-Etre un vecteur accru pour l’atteinte des résultats tels que définis dans l’axe 3 du PND,

-Contribuer à œuvrer à l’autonomisation des populations les plus vulnérables et la création d’emplois,

-Être une force de proposition aux cotés de sa tutelle pour impacter davantage positivement le secteur de la microfinance.

Un mot à l’endroit de vos partenaires et de vos bénéficiaires ?

Mme Mazamaesso ASSIH : A l’ endroit de tous les partenaires, bailleurs, nos gratitudes pour leur soutien qui a permis de faire prendre corps à cette vision du Chef de l’Etat et qui a contribué à ce jour à l’épanouissement économique et financier de près d’un million de Togolais.

Aux PSF, nos remerciements pour leurs efforts constants aux cotés des bénéficiaires que nous sommes durant ces 5 années. Nous avons relevé des défis ensemble et nous parviendrons à relever les nouveaux qui se présenteront à nous.

Aux bénéficiaires que nous sommes, parce que pour moi les bénéficiaires de l’inclusion financière sont multiples. Des bénéficiaires du crédit, à la microfinance en passant par les collaborateurs du FNFI et même la Secrétaire d’Etat que je suis aujourd’hui, nous sommes tous les premiers bénéficiaires de cette volonté du gouvernement togolais à lutter efficacement et sans relâche contre toutes les formes d’exclusion.

A nous les bénéficiaires, toute mon admiration à l’égard de ces braves femmes qui ont réussi les miracles devant lesquels nous nous extasions aujourd’hui, leur abnégation, leur détermination à entretenir ce précieux outil qui a été mis en place pour eux, est à saluer. Je les encourage à poursuivre leurs efforts en ce sens. Aux collaborateurs du FNFI et des PSF, je nous encourage à garder constamment dans nos priorités d’intervention, la recherche du mieux-être de nos concitoyens les plus vulnérables. Ils sont le maillon essentiel du développement de notre pays et des bons résultats que nous affichons.

Pour le nouveau partenaire ORABANK, les remerciements appuyés du Gouvernement Togolais au Directeur Général et à son équipe pour son accompagnement non négligeable. Tout sera mis en œuvre pour que les engagements soient tenus de part et d’autres.

Pour les futurs partenaires, l’inclusion financière au Togo est une réalité. C’est une coalition pour la lutte contre la pauvreté. L’axe 3 du PND y trouve tout son fondement. Ils sont les bienvenus pour participer à nos côtés à cette noble cause.

Source Togo Matin N°521 du mardi 2 avril 2019

La CEET échange avec sa clientèle institutionnelle à Lomé

La Compagnie Energie Electrique du Togo(CEET) organise ce vendredi 5 avril 2019 à Lomé une rencontre d’échanges avec sa clientèle institutionnelle.

Cette rencontre a pour objectif d’échanger avec ces partenaires sur les performances du Togo dans le dernier rapport du Doing Business, notamment en matière d’énergie. Elle, conduite par le DG de la compagnie, Paul Mawusi Kakatsi, sera également l’occasion de parler des facilités offertes par la société en charge de l’approvisionnement et de la distribution de l’électricité au Togo, ses réformes en cours et ses perspectives.

Au rang des réformes déjà entreprises et effectives, on note une réduction de 50% des frais de raccordement moyenne tension (MT), une transparence et une célérité dans les procédures de demande de raccordement, une amélioration des indicateurs sur le réseau de distribution d’énergie.

En rappel, le taux d’électrification au Togo est passé de 30 à 40% en 03 ans. Le gouvernement entend parvenir à un accès total (100%) d’ici 2030.

Assiba Johnson président du REJADD, recouvre sa liberté

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Assiba Johnson président du REJADD( Regroupement des jeunes africains pour la démocratie et le développement au Togo) est libéré ce vendredi 05 Avril 2019. Il a été arrêté le 04 Avril 2018 .

Le défenseur des droits de l’homme recouvre la liberté après une année passée à la prison civile de Lomé pour avoir diffusé un rapport faisant état d’une centaines de morts dans la répression des manifestations de rues de la coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise.

Ce rapport a mis à mal le pouvoir qui, par le truchement du Procureur de la République, a retenu contre Assiba Johnson ces chefs d’accusation : « propagation de fausses nouvelles, outrage aux autorités et appel au génocide »

Une situation qui n’était pas du goût de plusieurs organisations de défense des droits de l’homme et des partis politiques qui ont accusé le pouvoir d’embastiller les défenseurs des droits de l’homme. En décembre de la même année, M. Johnson a été condamné à 18 mois de prison dont 6 avec sursis.

source: global actu

La finance inclusive au cœur du 11eme Forum National du Paysan Togolais


L’anticipation est le meilleur choix. En prélude de la 11eme édition du Forum National du Paysan Togolais qui se tiendra à Kara du 11 au 13 avril prochain, le Fonds National de la Finance Inclusive (FNFI) organise à partir de ce 06 avril toujours à Kara une foire d’exposition.

Cette foire sera l’occasion pour l’institution que dirige madame ASSIH Mazama Esso de communiquer avec le monde agricole sur les différents produits développés au profit du secteur, notamment les produits AGRISEF, PAS-AGRISEF et PNPER.

Le produit AGRISEF concerne les femmes et les hommes pauvres mais qui sont potentiellement et économiquement actifs, pouvant exercer une activité agricole telle que l’agriculture, le maraichage, l’élevage, la pêche, la transformation, le stockage notamment.

Tant disque le Produit PNPER vise les jeunes de 18 à 40 ans formés sur l’entrepreneuriat et autres formations utiles disposant d’un plan d’affaires. Les activités éligibles ont les produits et services en amont et en aval de la production agricole, artisanat.

Pour répondre conformément à la vision du Chef de l’Etat Faure Gnassingbé déclinée dans l’axe 2 du PND, le gouvernement aspire  développer des pôles de transformation agricole selon l’approche chaînes de valeurs avec pour objectif à terme l’amélioration de la productivité indispensable au renforcement de la sécurité alimentaire.

Pour rappel, le Forum National du Paysan Togolais est placé sous le thème « Les pôles de transformation agricole pour valoriser les potentialités au Togo : une nouvelle vision traduite par le PND ».

Tony Blair explore des niches de projets de développement au Togo

L’ancien Premier ministre britannique Tony Blair est depuis ce jeudi 4 avril 2019 en séjour au Togo pour explorer de nouvelles pistes de projets de développement en faveur des communautés à la base.

Après avoir été accueilli à l’aéroport par le Chef de l’Etat, SEM Faure Essozimna Gnassingbé, avec lequel il a eu un tête à tête sur des questions de développement du Togo, l’ex-premier ministre a effectué des visites sur le terrain.

En compagnie des ministres Cina Lawson et Zouréhatou Tcha-Kondo, Tony Blair a visité le village de pêche de Lomé et le nouveau port de pêche. Selon l’ancien dirigeant britannique, les échanges avec les associations de femmes opérant dans ces installations ont été constructifs et « permettront de concevoir un projet de travail plus adapté, destiné à améliorer leurs activités ».

Parlant du Plan National de Développement (PND 2018-2022) lancé en mars dernier, Tony Blair s’est déclaré « très confiant et confiant dans les possibilités de développement du pays ». Rappelons que l’institut Tony Blair, via sa représentation pays, appuie le Togo avec l’expertise nécessaire dans la mise en œuvre de projets structurants du PND.

source: republiquetogolaise

FIDA appui l’équipe du MIFA SA pour élaborer les outils de gestion du ProMIFA

Un atelier, ouvert ce 04 avril 2019 à Kara avec l’appui du Fonds International de Développement Agricole (FIDA), a réuni la coordination du Mécanisme Incitatif de Financement Agricole fondé sur le partage des risques (MIFA SA).

Cette rencontre permet aux participants de plancher sur les outils de gestion du ProMIFA, notamment en matière de gestion administrative et financière. Elle devrait être également l’occasion pour eux, d’élaborer les outils de suivi-évaluation de ce projet.

Notons que le ProMIFA, c’est le Projet d’appui au MIFA SA, fondé sur le partage des risques. Il s’agit de l’instrument spécifique via lequel le partenaire FIDA va accompagner le MIFA, avait détaillé Noël Koutera Bataka, ministre de l’Agriculture, de la production animale et halieutique.

source: republiquetogolaise

Une rencontre sur la criminalité transfrontalière en discussion à Lomé

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Une rencontre de la Communauté du renseignement Afrique et de l’Agence européenne des gardes côtes (AFIC) s’est tenue ce jeudi 4 avril 2019. Il s’est agi pour les pays participants, d’aborder avec l’Agence Européenne de protection des frontières extérieures (FRONTEX), la question de la migration et des flux migratoires, avec notamment en toile de fond, les enjeux liés au terrorisme, au blanchiment d’argent et aux trafics illicites.

« Le Togo s’honore d’abriter pour la première fois cette rencontre, dont l’importance n’est plus à démontrer, dans le contexte sécuritaire actuel », a souligné Yark Damehane, Ministre de la Sécurité et de la Protection CivileContexte justifié en effet par « la persistance de la menace des attaques terroristes, à l’image de celles qui ont endeuillé récemment de nombreuses familles, au Mali, et au Burkina Faso », a-t-il souligné.  

Le ministre a par ailleurs rappelé, à cette réunion de l’AFIC, que « la connexion et la coexistence de ces attaques avec d’autres menaces sont de réelles préoccupations pour le gouvernement ».

Notons que 37 pays font partie de la communauté AFIC à ce jour. Ainsi, il s’agit également de renforcer leur concertation, afin de poser les bases d’une action d’envergure, en vue de répondre efficacement aux défis sécuritaires auxquels ils sont confrontés.

source: republiquetogolaise

Faure Gnassingbé lance le PND Tour à Tsévié

Le PND Tour, tournée de vulgarisation et de présentation du Plan national de développement aux localités de l’ensemble du pays, s’est lancé ce jeudi 4 avril 2019 à Tsévié pour 02 jours.

Les activités de cette première journée ont été essentiellement marquées par une grande caravane de sensibilisation et d’information qui a sillonné les artères de la ville.

La présentation proprement dite du nouveau référentiel de développement du Togo se tiendra ce vendredi et connaîtra la présence du Chef de l’Etat, SEM Faure Essozimna Gnassingbé.

Rappelons que le PND, adopté l’an dernier et lancé le 04 mars dernier, entend transformer structurellement et profondément l’économie nationale avec, à l’horizon 2022, une croissance de 7,6% et 500 000 emplois crées.

source: republiquetogolaise

En route pour une réorganisation de l’Etat civil

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Le ministre Payadowa Boukpessi de l’administration territoriale, de la décentralisation et des collectivités locales a lancé jeudi à Lomé une tournée de concertation avec les acteurs d’état civil, une tournée qui s’étendra  aux autres chefs-lieux des 5 régions et de préfectures. L’objectif est d’échanger avec les acteurs concernés et recueillir les informations pouvant aider à approfondir le diagnostic du système d’état-civil togolais.

Ledit comité a pour mission de réorganiser le système de l’état civil au Togo. Il devra faire un état des lieux exhaustif de l’état civil, définir un cahier de charge à l’endroit des différents acteurs de la chaînes de production et d’exploitation des actes de l’état civil.

C’est dans ce sens qu’une tournée de concertation est initiée pour aller à la rencontre des acteurs concernés. La tournée lancée jeudi rassemblera un public-cible constitué de préfets, présidents de délégations spéciales, chefs traditionnels, secrétaires généraux de mairies et secrétaires de conseil de préfectures, agents d’état-civil, de santé, de justice, membres de comité de développement à la base, représentants de parents d’élèves, chefs cantons, …

Les rencontres permettront au comité d’échanger avec ces acteurs et recueillir les informations pouvant aider à approfondir le diagnostic du système d’état-civil togolais, recueillir les propositions des usagers. L’idée est de parvenir à une amélioration les prestations et amener les populations à avoir la culture de l’enregistrement des faits d’état-civil.

Pour le ministre en charge de l’administration territoriale, l’état civil est l’une des préoccupations majeures du gouvernement togolais pour le fait que ses prestations se rapportent directement à la vie du citoyen, de la naissance à la mort.

« Il constitue un outil de planification de développement. L’état civil devient un des maillons essentiels pour l’exécution efficace du Plan national de développement (PND) 2018-2022 dans son axe 3 relatif à la consolidation du développement social et le renforcement du mécanisme d’inclusion », a déclaré Payadowa Boukpessi.

Le ministre précise par ailleurs que l’état-civil est source de fiabilisation du fichier électoral. Sur ce point, il reconnait que l’état civil togolais souffre d’organisation et de fonctionnement. Et les pouvoirs publics sont désormais résolus à procéder à une amélioration du système d’enregistrement des faits d’état-civil qui constituent un élément important dans la chaîne des services publics rendus aux citoyens.

Au Togo, l’état-civil est confronté à plusieurs difficultés. Il s’agit entre autres de la méconnaissance par les usagers des procédures de délivrance des actes et pièces de l’état-civil, la lourdeur administrative dans le traitement des dossiers, l’indisponibilité des signataires dans certains cas, insuffisance des agents d’état-civil qualifiés, non retrait des actes de l’état-civil par les usagers ainsi qu’une faible collaboration entre les acteurs.

Malgré l’existence des dispositions qui font obligation aux parents de déclarer les naissances, il est indiqué qu’environ 20% des enfants nés au Togo ne sont pas déclarés dès leur naissance.

A ce sujet, la Représentante résidente adjointe de l’UNICEF au Togo a exhorté les autorités à poursuivre les efforts afin que tous les enfants puissent être déclarés dès leur naissance.

source: togobreanlingnews