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Arrestation de Carlos Ketohou: Reporter Sans Frontières demande sa libération

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L’indignation de l’arrestation du journaliste togolais, Carlos KETEHOU, Directeur de Publication du journal L’Indépendant Express, traverse nos frontières. C’est le cas du Responsable du Bureau Afrique de RSF (Reporter Sans Frontières), Arnaud Froger a lancé que l’arrestation du Directeur de Publication du Journal « L’Indépendance Express » est « un contournement flagrant du droit » régissant la presse au Togo.

Il dénonce cette arrestation comme la dépénalisation des délits de presse qui est un acquis important pour le pays et ne peux pas être appliquée à la carte.

Pour monsieur Froger « Si des responsables politiques s’estiment injustement mis en cause ou diffamés, il existe des recours possibles devant l’organe de régulation des médias qui est compétent en la matière».

Le Responsable du Bureau Afrique de RSF, dans une démarche pédagogique, souligne que « Des faits présumés de diffamation ne devraient pas être examinés par un service d’investigation criminel de gendarmerie », rapporte le flambeau des démocrates.

Et d’exiger, devant ce fait contraire à la loi, la libération immédiate du mis en cause. « Sans juge du fond de l’affaire, RSF demande la libération de ce journaliste en respect des procédures et textes en vigueur» précise le confrère.

La presse togolaise « dénonce et condamne l’arrestation de Carlos KETOHOU

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Dans un communiqué datant du 30 décembre, signé par sept organisations de presse notamment OTM, CONAPP, PPT, URATEL, ATOPPEL, UJIT SYNJIT, la presse togolaise « dénonce et condamne avec la dernière rigueur, cette interpellation qui s’apparente à un enlèvement des citoyens dans une République, et appelle les éléments du SCRIC à garantir l’intégrité physique et morale du Directeur de Publication du journal L’Indépendant Express ».


Le Directeur de Publication du journal L’Indépendant Express, M. Carlos KETOHOU, est arrêté dans la nuit du mardi, 29 décembre 2020, alors qu’il rentrait chez lui.

Le communiqué des organisations de la presse togolaise précise que les attitudes de « ces hommes lourdement armés », selon les déclarations de l’intéressé, se sont présentés comme des éléments du SCRIC, Service central de recherches et d’investigations criminelles, une unité spéciale de la gendarmerie nationale » est « sortie du cadre légal ». Ils sont donc repartis nuitamment avec le Directeur de Publication du journal L’Indépendant express.

D’après nos informations, précise le communiqué, M. Carlos KETOHOU a reçu quelques heures plus tôt, une convocation du même SCRIC pour se présenter dans ses locaux, le lendemain, 30 décembre 2020 à 10h.

La presse togolaise à travers ce communiqué précise que « Les délits de la presse étant dépénalisés au Togo, la détention d’un journaliste pour ses écrits parait arbitraire, par conséquent l’ensemble des organisations de presse exige la libération immédiate du confrère Carlos Komlavi KETOHOU »

Couvre-feu: appelez le 1014 en cas d’abus

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Pour éviter les abus de violence orchestré sur les citoyens en période de couvre-feu par les agents de la force spéciale anti-pandémie Covid-19 (FOSAP), le ministère de la sécurité et de la protection civile rappelle aux citoyens que le numéro vert 1014 est disponible pour les signaler au département du général Yark Damehane.

Cette ligne est opérationnelle depuis le 26 août 2019. Ce numéro permet aussi de signaler les cas de corruption commis par un agent des forces de sécurité, ou d’un fait d’insécurité, « afin que des mesures d’urgence et appropriées soient prises, et en temps réel », rapporte le confrère de 24heurinfo.

Le confrère souligne que le numéro 10 14 s’ajoute au dispositif de monitoring mis en place par la CNDH en cette période de couvre-feu pour recenser les cas de violation des droits humains.

C’est depuis le 20 décembre que le couvre-feu est opérationnel et va de 22 heures à 5 heures du matin dans le Grand Lomé et de 23 heures à 5 heures les veilles des fêtes (Noël et nouvel an) sur l’ensemble du territoire.

Togo: les députés votent le nouveau Code du Travail

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Les députés togolais ont validé ce lundi 28 et mardi 29 décembre lors de la séance plénière, sous la présidence de Memounatou IBRAHIMA, 2ème vice-présidente de l’Assemblée nationale, le document du projet de loi modifiant la loi N°2006-010 du 13 décembre 2006 portant Code du Travail.

Les travaux ont permis aux députés d’adopter à l’unanimité, un nouveau code de travail au Togo, le mardi 29 décembre 2020, en présence du commissaire du gouvernement, Gilbert Bawara, Ministre de la fonction publique, du travail et du dialogue social.

Le document projet de loi soumis à l’appréciation de la Représentation nationale par le gouvernement, est une réforme du Code du Travail qui s’inscrit dans le cadre de la modernisation de l’économie nationale et de l’amélioration du climat des affaires au Togo.

Les Elus du peuple, après deux jours de travaux, ont examiné et adopté à l’unanimité, les trois cent soixante-dix-huit (378) articles du présent projet de loi portant sur le nouveau code du travail qui a pour objectif une refonte totale de la loi n° 2006-010 du 13 décembre 2006 portant code du travail afin de l’adapter aux évolutions technologiques et de tenir compte de l’universalisation et de la standardisation actuelle des règles du travail ; et bien évidement pour une meilleure mise en œuvre du Plan National de Développement (PND) et assurer la modernisation de l’économie nationale et l’optimisation des investissements nationaux et internationaux.

Les nouvelles mesures sont entre autres, le contrat saisonnier (article 56) et le contrat projet (article 57), le tâcheronnat (articles 104 et 105), le télétravail ou le travail à distance (articles 184 et 185). Bref, la quintessence des modifications s’articule autour de deux grands axes. Le premier est relatif à l’assouplissement, à la flexibilité et à une meilleure règlementation des relations de travail. Le second a trait à de meilleures garanties de sécurité et de protection des travailleurs. Le tout guidé par « un souci d’équilibre entre les préoccupations des entreprises et les aspirations des salariés », rapporte l’Assemblée nationale.

Les élus du peuple précisent que la « législation du Togo sur le travail plus lisible, plus compréhensive et plus accessible à tous » et va permettre de « lever les contraintes et les restrictions en matière des relations de travail, de préciser les conditions, les modalités et les effets de la rupture des relations de travail ».

Ce projet de loi va permettre au gouvernement de rendre le droit du travail plus lisible, compréhensible et accessible, avec une plus grande précision de rédaction des dispositions emblématiques du droit du travail pour éviter des problèmes d’interprétation et d’application et réduire par ricochet les conflits socioprofessionnels.

La 2ème vice-présidente de l’Assemblée nationale, Memounatou IBRAHIMA relate que l’adoption du nouveau Code du travail traduit « la volonté » et l’« engagement » des élus du peuple qu’ils sont d’accompagner la politique de l’Exécutif visant à offrir un cadre plus protecteur aux travailleurs. A ce titre, Mme IBRAHIMA a salué « les dispositions particulières relatives à davantage de protection de la femme enceinte, de l’enfant et des personnes handicapées. J’encourage au nom de la Représentation nationale, tous les acteurs du monde du travail à mettre en œuvre les recommandations issues des discussions législatives afin de traduire dans la réalité cet important outil juridique que se donne la République aujourd’hui ».

Il faut dire que cette refonte du code du travail, est en adéquation avec les concentrations de l’Organisation International du Travail (OIT) et du Projet d’acte uniforme relatif au droit du travail de l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA).

Prof. Robert DUSSEY donne le bilan de la diplomatie togolaise

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Le ministre des affaires étrangères, de l’intégration régionale et des Togolais de l’extérieur, Prof. Robert DUSSEY, a présenté le bilan d’activité de son ministère sur plusieurs points. Il évoque les difficultés des activités de son département liées au coronavirus, la CEDEAO, les coopérations avec les pays européens, USA et Russie.

Question 1 : Monsieur le Ministre bonjour ! L’année en cours prend fin dans quelques jours. 2020 marquera l’histoire comme une année particulièrement difficile en raison de la crise sanitaire du coronavirus qui a paralysé les activités de beaucoup d’institutions. Quel impact a-t-elle eu sur le bilan de la diplomatie togolaise ?

Réponse : Effectivement, l’année 2020  a été une année de grands défis pour tous les pays du monde dans la conduite des affaires nationales et internationales. La diplomatie est par essence un domaine de rencontres, de concertations et de poignées, toutes choses rendues difficiles par la crise du Coronavirus. Presque toutes les grandes rencontres internationales ont été annulées. Mais nous nous sommes très vite adaptés à cette nouvelle donne en poursuivant la mise en œuvre de notre politique étrangère par le biais de réunions virtuelles. A cet égard, je voudrais exprimer ma profonde admiration au Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE qui, malgré la crise, a tout mis en œuvre pour que la diplomatie togolaise demeure un outil efficace de soutien et d’appui aux différents programmes initiés pour le développement et le bien-être des populations togolaises, notamment le Programme National pour le Développement (PND) et la Feuille de route 2020-2025 du Gouvernement.

Question 2 : En l’espace d’à peine un mois et demi, le Togo a reçu la visite de S.E.M. Bah N’DAW et du Colonel Assimi GOITA, respectivement Président et Vice-Président de la Transition en République du Mali.  Professeur DUSSEY, dites-nous concrètement le rôle que joue le Togo dans la crise malienne.

Réponse : Comme vous le savez sans doute, beaucoup de pays dans notre espace communautaire sont confrontés au terrorisme et à l’extrémisme violent. En plus de ces fléaux déjà dévastateurs, s’ajoute, pour le cas du Mali, une crise politique sans précédent. Je ne vous le cache pas, le Togo est déterminé à aider le peuple malien dans cette crise, pour plusieurs raisons. D’abord, par solidarité envers un pays frère auquel le Togo est très attaché.  Ensuite, parce que la sécurité chez nous dans le Golfe de Guinée dépendant dans une large mesure de la sécurité au Sahel en général et au Mali en particulier. Enfin depuis longtemps, l’un des traits caractéristiques de la politique étrangère du Togo est la médiation de la paix. Sans la paix, il n’y a pas de politique de développement qui puisse prospérer. C’est conformément à ce fondement de notre action diplomatique que depuis le début, le Président Faure GNASSINGBE s’est personnellement mobilisé pour soutenir la transition en cours au Mali en maintenant un dialogue régulier et permanent avec tous les acteurs impliqués. De même, à un moment où les positions de la CEDEAO n’étaient pas très bien comprises par  le CNPS et vice-versa, le Togo a joué les bons offices pour rapprocher les points de vue.

De façon générale, le Togo soutient toutes les initiatives portées par les organisations internationales et les pays amis en faveur d’un retour rapide de la paix et de la stabilité au Mali. Il prend ainsi une part active dans la Coalition pour le Sahel qui promeut une approche intégrée au niveau régional et vise à traiter toute les causes de la crise. C’est toujours conformément à cette volonté que le Togo a pris une part active à la réunion inaugurale du Mécanisme de Soutien à la Transition au Mali (MST-MALI)  dont il s’est engagé à accueillir la prochaine réunion. Je vous le dis, le Togo est et sera un pays « exportateur » de paix.

Je voudrais préciser, pour finir, que dans toutes ses interventions, le Togo est resté fidèle à la position de la CEDEAO qui est celle d’une condamnation ferme de toutes les prises inconstitutionnelles de pouvoir.

Question 3 : Depuis plus de deux ans, les négociations du nouvel Accord de partenariat entre l’Union Européenne et l’Organisation des Etats d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OEACP) occupent une bonne partie de votre agenda. Il a été récemment annoncé que vous êtes parvenus à un accord. Quelles sont les principales innovations de ce nouvel accord ? Quelles sont les prochaines étapes ?

Réponse : Comme vous l’avez souligné, nous avions entamé les négociations en septembre 2018 avec l’espoir de les achever au plus tard le 29 février 2020, date d’expiration de l’actuel Accord de Cotonou. Les difficultés qui ont jalonné ce parcours ont rendu nécessaire un premier report au 31 décembre 2020. Ensuite, la crise du coronavirus ne nous a pas permis de tenir le calendrier arrêté, nous contraignant encore à un nouveau report pour le 30 novembre 2021. Cependant, malgré la crise sanitaire, les négociations se sont poursuivies par visioconférence et je suis heureux de vous annoncer que le 3 décembre dernier, nous sommes parvenus à un accord politique sur l’ensemble des textes en négociation, aussi bien le socle commun que les trois protocoles régionaux. Ces textes feront l’objet d’un toilettage technique et juridique avant leur paraphe par les Négociateurs en chef, en janvier ou février. Ce texte paraphé sera soumis aux procédures internes de chacun des partenaires avant sa signature et sa ratification.

L’une des nouveautés de cet accord est l’approche régionale qui a été privilégiée. L’accord comporte en effet un socle commun qui définit les principes et les valeurs partagés par toutes les parties prenantes. Ce socle commun porte également sur les domaines prioritaires que sont : droits de l’homme, démocratie et bonne gouvernance ; paix et sécurité ; développement humain et social ; durabilité environnementale et changement climatique ; croissance économique et développement durable et inclusif et migration et mobilité. A ce socle commun s’adossent trois protocoles régionaux qui font partie intégrante de l’Accord. Les régions Afrique, Caraïbes et Pacifique ont pu chacune négocier leur protocole en tenant compte de leurs priorités et spécificités. Cette approche a permis de préserver l’unité de l’OEACP tout en s’attelant aux défis réels et actuels des populations de chacune des régions.

Question 4 : Pouvez-vous nous rassurer que toutes les priorités et intérêts des Etats d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique ont été satisfaits ?

Réponse : Nous avons négocié sur la base du Mandat de négociations adopté en mai 2018 par le Conseil des ministre ACP tout comme mon homologue européen l’a fait sur la base des Directives de négociations approuvées en juin 2018 par le Conseil européen. Chacun de nous aurait aimé dire que ses priorités ont été satisfaites à 100%. Malheureusement, dans une négociation, on est obligé de concéder sur certaines questions afin de parvenir à un compromis global. Parfois, il a été nécessaire de rencontrer des personnalités de l’autre camp, qui ne sont pas directement impliquées dans les négociations mais dont les opinions comptent. C’est ainsi qu’en janvier par exemple, j’ai passé deux jours au Parlement européen à Strasbourg où j’ai eu des échanges avec plusieurs Eurodéputés et groupes politiques à qui j’ai présenté les attentes des pays de l’OEACP. Ces échanges ont permis de comprendre les positions de notre partenaire et ont confirmé notre ambition partagée pour bâtir une relation de coopération moderne qui réponde aux enjeux du siècle.

Malgré cette ambition commune, il y a eu des questions qui ont été âprement discutées : il s’agit, sans être exhaustif, de la peine de mort, de la gouvernance en matière fiscale et de lutte contre le blanchiment de capitaux, de la santé et des droits sexuels et reproductifs, de la non-discrimination fondée sur l’orientation sexuelle, de la cour pénale internationale, du retour des biens culturels, de la migration, etc. Il faut par ailleurs noter que les dispositions de l’accord de Cotonou sur la base desquelles l’UE prenait des sanctions unilatérales contre les Etats de l’OEACP ont disparu au profit d’un mécanisme de règlement des différends beaucoup plus consensuel. Je pense que dans l’ensemble le nouvel accord est bien équilibré et préserve les intérêts stratégiques de notre groupe.

Question 5 : C’est donc un satisfecit sur le plan multilatéral. En termes de renforcement des relations de coopération avec les pays ami, dites-nous Monsieur le ministre, quelles ont été les actions menées par vos services au cours de cette année 2020 qui s’achève ?

Réponse : Sur le plan de la coopération bilatérale, nous avons démarré l’année sur des chapeaux de roue. Déjà le 31 janvier 2020, j’ai effectué une visite de travail à Helsinki où j’ai eu de fructueux échanges avec mon homologue Finlandais, Pekka Haavisto. Nous avions convenu de renforcer la coopération politique et commerciale entre nos deux pays. Le Togo a également décidé de hisser à un niveau beaucoup plus ambitieux sa coopération avec la Fédération de Russie. C’est le sens de ma rencontre avec Sergey Lavrov, en février 2020. Ayant compris l’intérêt stratégique de se rapprocher des puissances émergentes, j’ai invité à Lomé le Ministre turc des affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu. Durant son séjour à Lomé, nous avons signé plusieurs accords notamment en matière de consultations politiques et de formation de diplomates.  La volonté du Togo de diversifier ses relations bilatérales s’est par ailleurs matérialisée par la visite au Togo de Jean-Claude Gakosso, Ministre des Affaires Etrangères de la République du Congo, les 19 et 20 août 2020. Nous avons à cette occasion décidé d’engager très prochainement les discussions afin de convenir des nouvelles bases de la coopération bilatérale entre nos deux pays.

Je ne saurai oublier le soutien de Cuba qui, au plus fort de la crise du Covid-19, a dépêché à Lomé une brigade médicale d’une douzaine de spécialistes dont l’apport a été très utile dans notre riposte contre cette pandémie.

Toutes ces nouvelles amitiés n’occultent pas les relations privilégiées que nous entretenons avec nos partenaires traditionnels, la France, l’Allemagne, la Chine, le Japon et les USA en l’occurrence.

Question 6: Revenons au plan multilatéral. Il y a quelques jours, nos collègues du journal Le Soleil titraient : « Robert DUSSEY dans une percutante lancée ». Quelles actions au plan multilatéral, a pu susciter un tel enchantement de la presse ?

Réponse 🙁 …Rires) Vous auriez bien fait de poser la question à vos confrères. Pour ma part, je dirai que sur le plan multilatéral, l’action du Togo est restée ancrée dans la poursuite de la défense des valeurs que nous estimons devant être les fondements des relations internationales. C’est le fil conducteur de toutes nos prises de position dans les enceintes internationales. Parmi ces valeurs figure en bonne place le multilatéralisme, largement remis en cause ces derniers temps par la montée des égoïsmes nationalistes sur fonds d’affrontements commerciaux et géostratégiques de certaines puissances. C’est pour réaffirmer le principe suivant lequel les relations inter-Etats devraient se baser sur le droit et la concertation que le Togo a adhéré à l’Alliance pour le multilatéralisme, portée par la France et l’Allemagne. Cette Alliance est un réseau informel de pays unis par leur conviction que l’ordre multilatéral fondé sur des règles peut seul garantir la stabilité et la paix internationales et que nos problèmes communs ne peuvent trouver de solution qu’à travers la coopération. Elle s’attache à restaurer l’engagement mondial en faveur d’une stabilisation de l’ordre international fondé sur des règles et le  respect des principes.

Une autre valeur est la liberté religieuse.  Face à la multiplication des menaces de divers ordres à la coexistence pacifique des nations et des peuples, il s’avère impérieux de mener des actions ciblées pour tenter de sauvegarder et de renforcer la paix mondiale. Et s’il y a une menace à ne pas négliger de nos jours, c’est bien l’extrémisme violent souvent sur fond d’intolérance religieuse. Cette menace est insidieuse et plus présente qu’on ne le pense. C’est pour y répondre que le Secrétaire d’Etat américain, Mike POMPEO m’a sollicité pour que nous lancions, le 05 février 2020 à Washington, l’Alliance pour la liberté religieuse. C’est un projet qui a pour finalité ultime la construction d’un monde prospère et paisible dans lequel personne ne devra plus être persécuté pour sa foi et ses croyances religieuses.

La réunion que j’ai pris la responsabilité d’organiser le 29 septembre 2020 par visioconférence avait pour objectif de convenir avec mes homologues africains des actions à mener en vue de l’adoption d’une position commune continentale sur la liberté religieuse. Notre souhait aujourd’hui est que la mise en œuvre de cette initiative puisse être coordonnée à un niveau élevé par l’Union Africaine qui, dans cette tâche, travaillera avec un groupe d’experts de la question et des comités régionaux dont le rôle sera d’œuvrer pour l’ancrage de cette vision sur l’ensemble du continent. Je suis convaincu que la promotion du dialogue inter-religieux est l’une des pistes pour bâtir la paix.

Pour finir, permettez-moi d’évoquer sous ce chapitre la visite de travail que j’ai eue à effectuer en mars 2020 à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) où nous avons signé le programme-cadre national 2020-2025 permettant au Togo de bénéficier de l’accompagnement de cette institution dans la gestion, l’utilisation des matières nucléaires et l’application de la technologie nucléaire et radiologique pour la promotion du développement économique et social. 

Question 7 : En novembre 2019, le gouvernement togolais a procédé à l’installation du Haut Conseil des Togolais de l’extérieur (HCTE). Un an après la mise en place de cette structure, quel regard portez-vous sur son fonctionnement et sur l’exécution de ses missions ?

Réponse : Pour rappel, l’idée de la mise en place du Haut Conseil des Togolais de l’extérieur (HCTE) s’inscrit dans la droite ligne de la vision du gouvernement de faire participer la diaspora togolaise au développement national. Mais le résultat immédiat qui était en vue dans le cadre du projet du HCTE est de fédérer les communautés togolaises à l’étranger, longtemps disparates, et de donner un interlocuteur crédible au gouvernement sur les questions de la diaspora. Aujourd’hui, nous pensons que cette attente est comblée. Le HCTE a consacré la première année de son existence à définir ses règles de fonctionnement par l’adoption de son règlement intérieur et à exécuter son plan d’actions exercice 2020. Par ailleurs, la restauration de la confiance entre le gouvernement et la diaspora à travers la mise en place du HCTE a permis à nos compatriotes vivant à l’étranger d’exercer pour la première fois leur droit de vote lors de l’élection présidentielle de février 2020.

Sur un autre plan, signalons que le HCTE et ses démembrements notamment les Délégués Pays ont apporté un soutien important au Gouvernement dans la coordination du rapatriement des Togolais qui étaient bloqués à l’extérieur du pays suite à la fermeture des frontières par les Etats. Ils ont aussi contribué à l’effort national de riposte à travers un don de 10.000 masques pour venir en aide aux couches vulnérables et défavorisées de notre pays. D’autres activités organisées par visioconférence ont permis aux compatriotes à l’étranger d’être outillé sur les fondamentaux de l’emploi à l’international avec le soutien de l’Etat et de cerner davantage les opportunités qu’offrent certaines structures dans le cadre de la mobilisation des ressources financières vers le Togo.

Question 8 : Vous faites partie de ces leaders africains qui partagent régulièrement des réflexions prospectives sur le monde. En mai 2020, vous avez publié dans le journal français l’Opinion une tribune intitulée « Coronavirus: dix leçons à tirer pour un nouvel ordre mondial ». Avec le recul, laquelle de ces leçons vous parait  la plus importante ? 

Réponse : La 2ème leçon : nous devons retenir à l’échelle humaine que l’incertitude liée à l’avenir et au devenir historique des sociétés humaines est plus grande que la certitude liée au présent. En l’espace de quelques mois, notre monde de plus en plus sûr de lui-même, de ses avancées scientifiques et de leurs applications technologiques ainsi que de ses forces agissantes a repris conscience de son étonnante vulnérabilité. Le monde est vulnérable et il ne s’agit pas d’une simple vue de l’esprit. Il s’agit d’une vulnérabilité liée non seulement à la fragilité de l’expérience existentielle de l’homme mais aussi à la civilisation moderne aux prémices idéologiques très « discutables ». La vulnérabilité mise à jour par la pandémie du covid-19 est une vulnérabilité à l’échelle humaine dont la manifestation prend diverses formes parce que l’humanité elle-même est diverse. Nos sociétés, Etats ou continents n’ont pas la même résilience ni les mêmes moyens dans la lutte contre la pandémie.

Question 9: Monsieur le Ministre, nous arrivons au terme de notre entretien. Avez-vous un mot de fin ?

Réponse : Que dire d’autre, si ce n’est formuler à vous-mêmes, aux populations togolaises et africaines, à toutes et à tous mes vœux de santé et de prospérité pour l’année nouvelle.

Au Chef de l’Etat, S.E.M. Faure Essozimna GNASSINGBE, je présente mes vœux de bonne santé, de paix intérieure et de bonheur. Que la grâce du Seigneur accompagne également le Premier Ministre, Madame Victoire TOMEGAH-DOGBE, ainsi que l’ensemble du Gouvernement. A tous nos partenaires, je souhaite une joyeuse année 2021.

Pour finir, je voudrais exhorter les jeunes togolais et africains à être les architectes de leur propre bonheur, à construire par eux-mêmes le monde dont ils rêvent.

Deux nouveaux membres font leur entrée au Conseil national du crédit

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Le Conseil national du crédit (CNC) compte deux nouveaux membres. Simféitchéou Pré, conseiller du Président de la République et Kodzo Mawuena Dossa, membre du comité de politique monétaire de la Bceao, ont officiellement fait leur entrée au sein de cet observatoire des évolutions économiques du Togo rapporte le confrère de « république togolaise ».

L’ancien ministre de la planification et du développement, Simféitchéou Pré fut également Directeur de cabinet du Premier Ministre, jusqu’en octobre dernier. Kodzo Mawuena Dossa fut entre autres conseiller du Gouverneur de la Banque centrale et Directeur du département des études économiques et de la monnaie.

Le confrère précise que les deux nouveaux membres ont été présentés cette semaine par le ministre de l’économie et des finances, Sani Yaya, à la faveur de la dernière session du conseil pour l’année, tenue en vidéo-conférence.

Il faut dire le CNC, composé des représentants du secteur de la banque, de la microfinance, du ministère de l’économie et de la Bceao, se réunit 04 fois par an pour faire le point sur la situation économique du pays.

Couvre-feu: Nakpa Polo de la CNDH prône le respect des droits de l’homme

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La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) suit de près le déroulement du couvre-feu décrété par le gouvernement dans le but de contenir la propagation de la pandémie du Coronavirus en ces périodes des fêtes de fin d’année.

Ainsi Mme Napka Polo, la présidente de la CNDH pour se faire invite le gouvernement à veiller au respect des Droits de l’Homme et signaler les éventuels cas de bavures en cette période exceptionnelle.

La CNDH pour l’occasion s’être mieux réorganisée et a déployé des équipes sur le terrain pour surveiller la mise en œuvre de cette mesure de couvre-feu.

« La sous-commission promotion et protection des droits de l’Homme de la Commission assure la coordination des activités de l’observatoire. Les antennes régionales de la CNDH sont aussi mises à contribution. Elles doivent recenser et transmettre sans délai, à l’observatoire les cas de violation des droits de l’Homme collectés durant cette période d’exception », indique l’institution.

Pour rappel, le couvre-feu instauré depuis le 20 décembre 2020 se déroule de 22 heures à 5 heures dans le Grand Lomé. Il a lieu les 24, 25, 31 décembre 2020 et le 1er janvier 2021 et ira de 23 heures à 5 heures du matin.

Kako Nubukpo annonce les États Généraux de l’Eco en avril 2021 à Lomé

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La nouvelle monnaie régionale, Eco tiendra son États Généraux au Togo et plus précisément à l’Université de Lomé du 28 au 30 avril 2021, annonce l’économiste togolais, Kako Nubukpo dans un message.

Cet événement, a dit le professeur d’Économie, permettra aux acteurs africains de mener des réflexions sur certains aspects « importants » de la nouvelle monnaie « Eco » afin de tracer une feuille de route susceptible de guider les Chefs d’État de la CEDEAO dans l’adoption de l’Eco « appelée à être une véritable monnaie africaine ».

Pour l’ancien ministre de la Prospective et de l’Évaluation des politiques publiques du Togo, le passage du F CFA à l’Eco va constituer un défi majeur de l’an 2021 dont les Africains doivent être des acteurs.

« De fait, les réformes actuelles concernent les aspects symboliques. En revanche, elles ne touchent pas les critiques d’ordre économique, en particulier le caractère problématique de la parité fixe du F CFA avec l’Euro et le sous-financement chronique des économies de la zone franc en proie à un rationnement du crédit comme en témoignent les taux d’intérêt réels à deux chiffres. Je suis convaincu que l’expertise africaine doit être présente collectivement au rendez-vous de l’histoire, car ce qui nous unit est plus important que ce qui nous divise », a soutenu le Professeur Nubukpo sur son compte Twitter.

Les modalités liées au déroulement de la rencontre de Lomé seront communiquées dans les mois à venir en fonction de l’évolution de la pandémie du Coronavirus, a-t-il ajouté.

Il faut noter que la même rencontre prévue en avril 2020 a finalement été annulée à cause de la pandémie de la Covid-19.

Yawa Djigbodi TSEGAN, Cheffe de la Mission d’Information et de Contact de l’OIF au Niger

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La Présidente de l’Assemblée nationale du Togo, Yawa Djigbodi TSEGAN est à la tête d’une mission dans le cadre de l’accompagnement par l’OIF des processus électoraux dans l’espace francophone et à l’invitation des autorités nigériennes.

Cette mission a été dépêché par Louise MUSHIKIWABO, Secrétaire générale de la Francophonie pour une mission d’information et de contacts (MIC) du 21 au 30 décembre 2020, à l’occasion des élections présidentielle et législatives du 27 décembre 2020 au Niger. La Mission est composée de personnalités politiques et des experts de haut niveau venant notamment du Bénin et du Cameroun.

 « La Mission d’Information et de Contacts dépêchée par la Secrétaire générale de la Francophonie à l’occasion des élections présidentielle et législatives au Niger constate que l’organisation des élections et la campagne électorale s’est déroulée de manière paisible dans le respect des dispositions légales. Le double scrutin a permis à une majorité des électeurs nigériens de participer au vote, avec une participation notable des femmes et des jeunes. La Mission de la Francophonie exhorte toutes les parties prenantes à poursuivre le processus dans la transparence et à formuler d’éventuels recours conformément aux voies légales pertinentes » note la cheffe de mission.

La mission s’est entretenue à Niamey du 21 au 30 décembre 2020 avec toutes les parties prenantes du processus électoral notamment les autorités politiques, administratives et judiciaires du pays, les institutions en charge des élections, les acteurs politiques notamment les candidats à l’élection présidentielle, les organisations de la société civile. Elle a également travaillé en étroite collaboration avec les autres missions d’observation électorale nationales et internationales accréditées par les autorités compétentes ainsi qu’avec les partenaires internationaux présents dans le pays.

La mission s’est attachée, conformément à son mandat, à recueillir des informations sur les conditions de préparation et de tenue des élections et à veiller au renforcement de la confiance entre les parties prenantes.

L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a appuyé les institutions et organisations du pays impliquées dans le processus électoral. Elle a notamment participé, en lien avec la CEDEAO, à l’audit du fichier électoral. Elle a également apporté un soutien technique et financier à la Cour constitutionnelle, à la Commission électorale nationale indépendante, au Conseil supérieur de la communication, à la Commission nationale des droits de l’Homme, au renforcement des capacités des candidates aux législatives et celles de l’Association nigérienne de défense des droits de l’Homme.

Ces actions s’inscrivent dans la mise en œuvre des dispositions pertinentes du Chapitre 4 de la Déclaration de Bamako, dédié à la tenue d’élections libres, fiables et transparentes dans l’espace francophone.

Myriam Dossou-d’Almeida «Nous œuvrons à asseoir un changement de mentalité pour booster le développement»

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C’est ce mardi 29 décembre que le ministère du développement à la base, de la jeunesse et de l’emploi des jeunes a tenu sous forme de webinaire sa revue annuelle de performance, présidé par Myriam Dossou-d’Almeida, la patronne de ce département ministériel, précise le confrère de togobreakingnews.

Il était question de permettre aux acteurs du développement à la base et de la jeunesse de faire le bilan de la mise en œuvre de ses actions au cours de l’année 2020 et de préparer les actions au titre de l’année 2020.

La revue de l’année 2020 a été l’occasion pour les acteurs d’apprécier la pertinence des résultats des actions menées au regard des objectifs fixés par la lettre de mission. Les difficultés rencontrées au cours de la mise en œuvre des actions ont été relevées et des leçons ont été tirées.

Par la même occasion, de nouvelles perspectives ont été identifiées pour maximiser les résultats et assurer un meilleur impact sur les conditions de vie des populations en prenant en compte les orientations contenues dans la feuille de route sur laquelle s’est engagé le ministère.

On note ainsi que durant l’année finissante, les priorités du ministère ont été centrées sur la feuille de route du Gouvernement et autour de deux secteurs dont il est chargé de promouvoir le développement.

Pour Myriam Dossou-d’Almeida « Contribuer à la réduction de la pauvreté, à travers l’amélioration de l’accès aux services de base et à l’emploi, constitue le cœur de notre mission. Pour cette fin, s’appuyant sur les principes fondamentaux que sont la participation, la responsabilisation et l’autonomisation des populations, nous œuvrons à asseoir un changement de mentalité pour booster le développement conduit par les communautés ».

Plusieurs résultats ont été obtenus dans le cadre de l’amélioration du cadre et des conditions de vie des communautés à la base. Dans les détails, on apprend que 1 350 groupements (125%) et 2 357 Comité de développement à la base ont vu leurs capacités renforcées ce qui a permis à 194 communautés de disposer chacune d’un plan d’actions (100%). De même, 90 nouveaux quartiers ont été renforcés (102,1%) et 36 fédérations de groupements (100%) ont été appuyés ; 467 GIE financés (100%). Parallèlement, 206 infrastructures sociocommunautaires et économiques ont été réalisées (71%) et 7 nouvelles PTFM ont été installées. En ce qui concerne les filets sociaux, 97 518 (103,2%) écoliers ont bénéficié de 8 255 135 repas chauds. En outre, 59 179 ménages (97%) ont bénéficié des transferts monétaires au cours de cette année.

La promotion de la jeunesse et de l’emploi des jeunes a connu une évolution. Le ministère annonce que 52 800 jeunes ont bénéficié des activités socioéducatives et 4 unités d’infrastructures ont été réceptionnées dont deux (2) équipées. 8 861 nouveaux jeunes ont renforcé leur employabilité et 19 642 jeunes et femmes ont été formés en entrepreneuriat.

Courant 2020, le département a mobilisé et allouer 2,77 milliards de FCFA de crédits aux jeunes entrepreneurs. Cela a permis la création par de 7 389 microentreprises. Ainsi 13 863 emplois durables (emplois directs) au profit des jeunes ont pu être engendrés. Quant aux travaux à haute intensité de main d’œuvre, les activités ont permis de créer 251 554 emplois temporaires au profit des jeunes.

Par rapport à l’exécution de la mesure des 25% de marchés publics à réserver aux jeunes et femmes entrepreneurs, sur 75 procédures réservées au niveau du ministère, 71 ont été attribuées à la cible soit un taux d’exécution de 94,67% pour un total de 350 334 340 F CFA, indique le ministère.

La promotion de l’artisanat était également au centre des préoccupations jusqu’à fin septembre.  Dans ce sens, 5 centres de ressources pour l’artisanat (CRA) ont été mis en place et 3 941 artisans ont bénéficié de perfectionnement professionnel. 308 autres artisans ont été formés en entrepreneuriat et 833 artisans ont été équipés en kits. 43 artisans ont été appuyés pour leur participation aux foires et expositions au Togo et à l’extérieur. En tout, 1 069 entreprises artisanales ont créé et 2 546 emplois artisanaux générés.

« La pandémie du coronavirus a, durant plusieurs mois, freiné la mise en oeuvre de nombreuses actions en faveurs de nos cibles. Mais avec l’appui de nos partenaires et la détermination des acteurs du développement à la base, nous avons su, rebondir et mobiliser les énergies nécessaires afin que le maximum soit fait pour davantage d’inclusion économique et sociale », s’est réjouie Mme Dossou-d’Almeida.

Le ministère a mobilisé auprès de l’Etat et de ses partenaires au titre de 2020, plus de 25 milliards F CFA, contre près de 28,4 milliards FCFA en 2019.