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Les zem et le tramadol, un poison lent

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« Deux (2) Zemidjan man togolais sur trois (3) se droguent à la tramadol

La scène se déroule à Adidogomé. Une foule s’active autour d’un jeune, à peine la vingtaine gisant au sol, inconscient devant l’étalage d’une vendeuse de bouillie. La dame, toute effarée, tente d’expliquer ce qui s’est passé.

En réalité le jeune a fait usage à tort d’un code usité par les zemidjan man pour s’approvisionner en Tramadol auprès de la dame. Il a donc été servi en conséquence, résultat il est tombé dans les vapes.

Signe de mains, Efferalgan (…) voilà quelques codes usités pour désigner cet anti douleur détourné en drogue nocive par des contrebandiers de la sous-région. Selon les informations recueillies, un comprimé normal de tramadol est dosé à 50mg mais celui de la rue est surdosé (120, 200, 250 mg) ce qui renforce l’addiction des consommateurs.

⅔ des conducteurs de taxis-motos togolais en consomment, soit disant pour «combattre la fatigue et bien travailler.» Ils sont partout, sur les routes, aux feux tricolores, hélant vigoureusement les passants. Ils paraissent les plus habiles, n’ont aucune difficulté à foncer dans les embouteillages, se faufilent fièrement entre des voitures en mouvement avec une aisance à vous glacer le sang.

Ces réflexes n’ont qu’une seule et unique source, le tramadol. Dans un grand reportage réalisé et tourné au Togo par la chaîne Allemande Arte, le laborantin Pakame Midamou officiant au laboratoire de la police scientifique de Lomé a expliqué que le tramadol, est un produit pharmaceutique qui est «utilisé normalement pour réduire les douleurs, mais les gens préfèrent l’utiliser d’avance pour peut-être minimiser la fatigue.

Une version corroborée par un Zman initié qui depuis 3 ans, n’arrive pas à s’en défaire. « J’ai constaté que quand je prends du tramadol cela me fait du bien, je travaille plus, cela me donne de l’énergie et sur la moto je suis à l’aise».

Autant cela procure du bonheur, autant ses conséquences sont dramatiques. Entre autres, l’overdose, la démence, des accidents de circulation conduisant bien souvent au trépas.

Partis pour réduire la fatigue, plusieurs sont-ils, conducteurs de taxis motos mais pas seulement, footballeurs, portefaix, militaires (…) à se retrouver pris au piège de l’addiction. Malheureusement, le pays ne dispose d’aucun centre de désintoxication. Qu’adviendra-t-il de ces jeunes ? « J’ai peur» a déclaré l’un d’eux.

Décès de Mgr Pierre Marie Coty, l’auteur de l’hymne national de la Côte d’Ivoire

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Le parolier de l’hymne national ivoirien, Monseigneur Pierre Marie Coty, évêque émérite de Daloa-Centre, est décédé ce 18 juillet 2020, à l‘âge de 93 ans.

La nouvelle a été a annoncée à l’AFP par Mgr Ignace Blessi, président de la Conférence des évêques catholiques de Côte d’Ivoire. « La conférence confirme le décès de notre collègue Mgr Pierre Marie Coty », a-t-il annoncé.

Evêque de Daloa jusqu’en 2005, le désormais feu Mgr Pierre Marie Coty, est connu pour avoir été le parolier de L’Abidjanaise (hymne national de la Côte d’Ivoire) en 1960, à l’indépendance du pays. La musique a été composée par l’abbé Pierre-Michel Pango.

« Fiers Ivoiriens, le pays nous appelle. Si nous avons, dans la paix, ramené la liberté, notre devoir sera d’être un modèle de l’espérance promise à l’humanité. En forgeant, unis dans la foi nouvelle, la patrie de la vraie fraternité », chantent désormais les Ivoiriens lors du premier refrain de l’hymne.

Afrique du Sud : mort par balle de deux voleurs de masques

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Deux personnes ont été tuées le 18 juillet 2020, à l’aéroport international de Johannesburg, lors d’un échange de coups de feu entre la police et des voleurs qui avaient dérobé du matériel de protection sanitaire.

« Des suspects sont entrés dans la partie cargo de l’aéroport et retenu du personnel, des armes sur la tempe », décrit le communiqué de la police, rapporté par Africanews.

La police est arrivée sur place au moment où les voleurs s’enfuyaient à bord d’un véhicule. Une course poursuite et des échanges de coups de feu s’en sont suivis. Deux suspects ont été tués et cinq personnes blessées par balles.

La police a procédé à l’arrestation de sept suspects et saisi les masques de protection dérobés par les voleurs, ainsi que trois caisses de téléphones portables.

L’Afrique du Sud reste le pays le plus touché d’Afrique, par la pandémie de Covid-19, avec 4 948 décès et plus de 350 000 cas confirmés.

Ole, gozem, zmobile : quelle est la préférence des togolais ?

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Un peu partout en Afrique de l’Ouest, les taxi-motos tentent de réinventer leurs services de transports de passagers. Gozem, Olé Moto et plus récemment Zmobile, la concurrence est de taille. Mais le dernier mot revient toujours aux clients qui font le tri, choisissent en fonction de la qualité du service. 

Pour les passagers, Gozem est considéré comme le vieux renard du transport. Avec plus de trois ans d’expériences, il est clair que cette solution de transport ait toujours gardé une place de choix pour les passagers. Selon nos investigations, Gozem est utilisé par plus de 100 000 utilisateurs. Le détour vers quelques utilisateurs nous a appris que ce qui fait la particularité de cette solution de transport, c’est la commande en ligne depuis son salon et surtout le fait que le chauffeur puisse se déplacer jusqu’à votre domicile ou zone d’habitation. La possibilité est donnée à tous de tout faire en ligne, que ce soit de la commande jusqu’au paiement. Cerise sur le gâteau, avec Gozem, « la sécurité et la rapidité » sont garanties, comme nous le confie un utilisateur. Seul bémol, l’internet. Il faut donc croire que, qui n’a pas accès à internet n’a pas accès à Gozem. Aussi ce que reprochent les clients de Gozem, a-t-on appris, c’est le manque de confort. Comme le dit un jeune étudiant, autrefois adepte de Gozem « La plupart des motos Gozem ne sont pas confortables… ». Et justement sur ces deux points, Olé a su tirer son épingle du jeu.

Olé a été mis en place par la société Léopard. Tout comme Gozem, Ole facture ses courses à 50 francs Cfa le kilomètre. Contrairement à Gozem, les motos Olé sont équipées de compteur affichant systématiquement le kilométrage parcouru et le tarif correspondant. « Avec Olé, tu vois en même temps l’argent que tu vas payer. Plus besoin de discuter le prix. Tu paies juste ce que montre le compteur. Simple et pratique », a confié un client joint par la rédaction.

Un autre point important, le confort. Les motos Olé disposent d’un siège confortable, mousseux avec un espace assez raisonnable qui met en confiance le passager.

Du côté des conducteurs, il n’est pas question de se plaindre. Au-delà de tout, l’avantage réside dans la conception des penseurs à l’origine de cette initiative. La moto est assurée, si un accident survient et si la faute ne provient pas du conducteur, ce dernier reçoit une somme allant de 50 000 à100 000f.

« Il faut qu’on arrête de se leurrer. Après tout, c’est une bonne initiative. Cela nous permet de nous prendre en charge un tout petit peu. Grâce à cette initiative on peut aussi mettre un peu d’argent de côté, soit pour débuter une activité génératrice de revenus ou acheter sa propre moto. Tu paies 2000f à la fin de la journée, c’est bien. Ça veut dire que si tu fais 10 000f durant toute la journée, tu gardes les 8 000 restant », nous confie Arouna, la trentaine, conducteur de moto Olé à la station Total Totsi.

« C’est vrai qu’il y’a des choses aussi qu’on n’apprécie pas. On n’a pas cette possibilité d’aller n’importe où avec la moto. La société a défini un périmètre dans lequel la moto doit circuler. Une fois sorti du périmètre on bloque le moteur à distance. Aussi, la moto ne doit pas rester inactive si tu venais par exemple à être malade. On vient simplement te la retirer », a-t-il ajouté.

Quant au petit nouveau, il y a à peine 1 mois qu’il a fait son entrée sur le marché des transports. Tout comme un nouveau-né, ce service tente de connaitre son univers et de faire bonne impression. « C’est une seule fois que j’ai pris Zmobile. J’étais curieux, je voulais en savoir plus sur leurs services. En ce qui concerne l’accueil et le confort, il n’y a pas de différence avec Olé. Ce n’est pas comme ces motos simples sur lesquelles, une fois tombé dans un trou, tu auras tous les maux de hanches du monde », a affirmé, sourire aux lèvres, Marius, père de famille.

Zmobile semble adopter la tactique d’Olé mais la différence entre ces deux services de transport est remarquable. Les motos Zmobile ne sont pas équipées de compteurs. Les conducteurs discutent le prix avec les clients et sur ce point, Olé remporte le pari. « Du coup je préfère Olé », lance Marius.

Selon nos recoupements, pour les conducteurs, pas question de sortir hors de Lomé. Ils sont suivis à la trace depuis la direction. Mais au-delà de tout, ce qui est avantageux, c’est que « nous avons la moto nous est campé. On paie 2000f chaque jour et après deux ans, si tu paies tout, la moto t’appartient. C’est très bien parce que toi-même tu vas bien t’occuper de la moto pour que ça soit encore neuf pour toi après avoir tout payé », nous confie un conducteur rencontré au carrefour 3K.

Que ce soit Gozem, Olé ou encore Zmobile, ces services de transports ont tous leurs particularités. Les benjamins ont su jouer sur les défauts des ainés et les ainés tentent au jour le jour de garder leurs places de leaders. Un pari plus ou moins difficile à gagner. Puisque le dernier mot après tout revient aux passagers qui, lassés des erreurs d’une solution de transport peuvent se réfugier sous la houlette de l’autre.

Ole ou la révolution des prix de leopard motors

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Jusqu’au début de l’année 2019, aucune moto équipée de compteur ne circulait à Lomé, ni dans aucune ville du Togo. Il a fallu attendre la fin de cette année 2019 pour voir des motos équipées de compteurs de la société Olé Togo, se faire la part belle à Lomé. L’arrivée de cette solution de transport a donné le ton au changement dans l’habitude des Loméennes et Loméens.

Peu nombreux dans les rues de Lomé, les conducteurs Olé vêtus d’un gilet vert clair roulent sur leurs engins targués du nom homonyme. Selon les initiateurs, cette solution de transport a été pensée pour « simplifier la vie aux togolais ».

Avec les motos Olé, finies les disputes autour du prix entre conducteurs de taxis-motos et clients. La tarification est carrément autre contrairement aux Zedmans ordinaires habitués à taxer les clients. La particularité d’Olé résidant dans le fait, le compteur affiche directement la tarification suivant la distance parcourue. Le kilomètre étant facturé à 50 francs Cfa, les passagers préfèrent beaucoup mieux les Olé au détriment des taxis moto normaux.

« C’est très avantageux. Les zedmans nous ‘’volent’’ très souvent. Trop c’est trop. Raison pour laquelle je ne prends plus ces motos. Je préfère mieux être en retard au boulot en attendant un Olé qui me prendra 300 francs Cfa plutôt qu’un Zem normal à 500 francs.  Au moins avec Olé, tu ne vas plus discuter le prix. Si c’est 1000f que le compteur affiche, tu paies et c’est tout », affirme toute souriante Débora, coiffeuse à Lomé.

Les conducteurs Olé ne sont cependant pas tirés d’affaire. Ils font face également des clients véreux qui tentent de les tourmenter, allant jusqu’à demander une réduction du prix affiché au compteur.  

« Il y a de ces passagers indélicats qui demandent parfois une réduction du tarif. Par exemple, si le compteur affiche 250 francs, ils exigent une réduction de 50 francs. Mais quelle maladresse ? », a confié sous anonymat, un conducteur rencontré à la direction Olé Moto.

De leur côté, les passagers ont aussi leurs raisons. Au cours de notre enquête, certains passagers affirment que très souvent les conducteurs Olé ont aussi leurs manières de leur soutirer injustement de l’argent. Difficile pour le moment de vérifier.

« Ils (les conducteurs Olé) truquent parfois le tarif. Ils ont des mécanismes pour y arriver. Ce qui fait que parfois tu fais une petite distance mais le compteur affiche 700 francs ou 1000 francs », fait savoir une Loméenne habituée à Olé.

Contacté par la rédaction sur ce sujet, l’assistante de direction de la société Olé Moto, Mme Kaka Tsifotsu a été catégorique et a apporté des précisions. « C’est impossible de truquer les compteurs parce que toutes les motos sont surveillées à distance. S’il y a un problème au niveau du compteur, nous recevons un signal ».

A l’en croire, il figure un tarif standard de 100f Cfa sur le compteur de chaque moto. Celui-ci augmente de 50 francs après avoir parcouru une distance de 1,9 km.  Selon elle, il n’y a pas de fluctuation des prix sauf la nuit « à partir de 22h59 à 04h59 » ou le kilomètre est facturé à 100f CFA.

Aujourd’hui la société Olé moto compte plus de 1000 conducteurs. Les togolais, eux voient leur train de vie simplifié et exempt d’arnaques.

Entretien avec Monsieur Tchala Essowe, DA de la structure ZMOBILE, le nouveau venu

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Le Togo connaît depuis quelques mois l’apparition d’une nouvelle ligne de transport dénommé Zmobile. Une initiative d’un groupe de jeunes dévoués appartenant à la société Télé mobile internationale. Une société spécialisée dans la vente des voitures et des huiles à moteurs dont fait partie l’artiste de la musique togolaise Aamron. Elle vient s’ajouter à deux autres société de transport, (Olé et Gozem) pour améliorer le train de vie des togolais à travers le prix qu’elles offrent à leurs clientèles. Une révolution dont plusieurs personnes méconnaissent les innovations apportées et les avantages à gagner.
Entrevue avec Tchala Essowe, Directeur administratif de la structure.


Présentez-nous votre structure


Je me nomme monsieur Tchala Essowe, directeur administratif de la structure Zmobile.
Zmobile, c’est une société de transport au même titre que les autres déjà présentes sur le marché. Nous avons pour objectif de répondre au double défi de la création d’emploi et de la facilitation du déplacement intra urbain au sein de notre communauté.

La moto Zmobile
La moto Zmobile

Pourquoi avez-vous senti la nécessité d’une nouvelle ligne de transport d’autant plus qu’il y a déjà deux autres sur le terrain ?


D’abord notre société mère s’appelle Télé mobile internationale, nous sommes spécialisés dans la vente des voitures et des lubrifiants, souvent des conducteurs viennent vers nous pour payer des huiles à moteur pour leur vidange. Dans ce cadre il y en a ceux qui se sont approchés de nous pour nous exprimer leur besoin d’avoir une structure qui puisse les accompagner c’est ça dire comme nous vendons déjà des véhicules si nous pouvions amener des motos afin de pouvoir leur permettre de devenir des acquéreurs et des propriétaires de ces motos auprès de nous.
Nous avons essayé de faire l’étude du marché et on s’est dit ce serait bien si on créait une société de transport. Nous avons vu ce qui se développe déjà sur le marché, nous avons pensé à apporter certaines innovations.
Donc nous développons deux volets : Le premier volet c’est que nous donnons la possibilité aux conducteurs de devenir des propriétaires au bout d’un temps passé avec nous et le second volet c’est qu’on fait des salariés. Je m’explique
Dans le premier volet nous visons plus les jeunes. Au départ pour beaucoup de personnes le métier de zemidjan, ce n’est pas une vocation. Les gens y entrent parce qu’ils ont des difficultés et se disent qu’ils vont faire ce petit boulot pour joindre les deux bouts et se prendre en charge ; ils y entrent pour un petit moment malheureusement comme ils n’ont pas de projet claire, ou de vision d’avenir, ils finissent par se perdre ou s’arrêtent là. Nous leur donnons la possibilité, en venant auprès de nous de se programmer à passer deux ans 5 mois avec nous et après devenir leur propre patron. Les deux ans 5 mois, c’est pour leur permettre de pouvoir emmarger de l’argent durant cette période-là et au bout du compte ils deviennent propriétaire de leur moto et ils vaquent à leurs propres occupations.
Ils nous font un compte à l’ordre de 2000 Fcfa par jour de lundi à vendredi. Les samedis, dimanches et les jours fériés, ils sont à leur propre compte. Nous leur donnons la possibilité d’avoir une assurance avec une offre que nous avons développée avec la Citoyenne Vie qui est une compagnie de micro assurance. Elle les couvre en cas d’accident et en cas de maladie. Ils ont une carte de santé personnalisée qui leur permet d’avoir une réduction allant jusqu’à 80% sur leur ordonnances et les factures quand ils sont malades ou quand ils sont accidentés auprès des centres de santé ou des pharmacies qui sont partenaires des structures d’assurance. Ils ont aussi la possibilité quand ils sont avec nous, d’acheter des kits alimentaires et de payer par tranches parce que nous voulons faire dans le social.
Le second volet c’est que nous faisons aussi des salariés. Des personnes sont engagées auprès de nous et ne seront jamais propriétaires de leur moto. Il s’agit des personnes qui sont peut-être d’un certain âge et qui se disent qu’ils vont finir dans ce milieu. Nous leur donnons la possibilité d’assurer leur retraite parce qu’une fois qu’ils sont avec nous ils nous font des comptes à l’ordre de 4000 f par jour de lundi à vendredi. Les samedis dimanches et les jours fériés également ils sont à leur propre compte et chaque fin du mois ils ont un salaire de 40.000 f. Ils sont déclarés à la Caisse nationale de sécurité sociale et bénéficient aussi d’une assurance qui leur permet d’avoir une couverture comme s’ils ont l’assurance classique en cas d’accident et de maladie. Ils ont aussi la possibilité d’avoir des kits alimentaires et payer graduellement. Donc c’est cette innovation que nous avons essayé d’apporter.

Comment devenir propriétaire d’un engin de Zmobile? Expliquez-nous le processus


Nous demandons au prime abord 3 photos d’identité, la photocopie de leur carte nationale d’identité ou de leur carte d’électeur. Ensuite, on étudie le dossier et on leur fait appel, nous discutons avec eux pour voir c’est quoi leur objectif et quand nous allons vouloir leur remettre la moto que ce soit pour la première ou la seconde option, ils viennent avec des cautions. Elles sont des intermédiaires entre les personnes et nous au cas où il y a un problème.
Nous avons essayé de développer un partenariat avec la DOSI pour aider les personnes qui viennent auprès de nous sans carte d’identité, sans nationalité et des naissances mais qui n’ont que des cartes d’électeurs. Elle nous aidera à leur fournir ces pièces et même le permis de conduire et d’autres pièces indispensables. C’est que nous prenons des gens qui sont hors du système pour les intégrer dans le système.

De qui vient cette louable initiative ?


Cette initiative vient de télé mobile internationale, c’est un groupe composé de beaucoup de jeunes qui ont le souci d’améliorer le quotidien des populations et de la jeunesse togolaise. L’objectif, dans un premier temps, c’est de faire le test sur Lomé et la région maritime mais à long terme, nous irons dans les 5 régions du pays….
Nous sommes une jeune compagnie. Comme nous sommes en phase de test, nous avons lancé pour le moment 93 motos sur le marché. Il y a 500 motos qui arrivent et nous sommes en train de développer aussi d’autres produits. On a un très grand projet derrière mais puisque nous ne l’avons pas encore lancé on se réserve d’en parler.

Les moto Zmobile
Les moto Zmobile

Nous avons appris que l’initiative vient de l’artiste Aamron. Vrai ou faux ?


Aamron fait partie de la société. On dit : Deux têtes valent mieux qu’une. Je ne suis pas la seule personne qui ait travaillée sur le projet, nous sommes un groupe et chacun a mis de son énergie, il y a un aspect technique, je ne maîtrise pas tellement la technologie. Il y a quelqu’un qui s’occupe de la technologie, d’autres de la comptabilité et donc nous sommes un groupe. L’idée ne vient pas d’une seule personne.


Que réserve Zmobile à la population togolaise


Zmobile apporte à la population aujourd’hui de la sécurité. C’est le maître mot sur lequel nous vivons. Après avoir développé tout ce que nous avons apporté comme offre en ce qui concerne, l’assurance, la possibilité de devenir propriétaire, les salariés déclarés à la caisse de sécurité sociale pour assurer leur retraite et tout ce que nous faisons en ce qui concerne les kits alimentaires que nous mettons dans le carton social je pense que les gens peuvent aisément se faire une idée de ce que nous faisons.


Un message à ceux qui hésitent à vous rejoindre


Je dirai qu’il n’y a pas à hésiter, à l’impossible nul n’est tenu. Ils n’ont juste qu’à s’approcher de nous, on leur expliquera plus en détails ce que nous faisons et je pense que chacun trouvera son compte.

Gozem, l »uber » togolais pour zem

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Si désormais, 3 sociétés Gozem, Olé et Zmobile se partagent aujourd’hui le marché des taxis-motos, sans compter les indépendants, Gozem est le premier du genre au Togo. Et ce, avec des innovations qui, depuis novembre 2018, année de son lancement, font leurs preuves. Avec ses plus de 500.000 téléchargements sur Play Store, l’appli compte plus de 300.000 utilisateurs au Togo.

Et c’est à cœur joie que certains clients s’y mettent. « Avec Gozem, plus besoin que je me déplace ou que j’aille chercher un zem au bord de la route. Je reste là où je suis et en quelques clics, on vient me chercher. Le fait que le prix soit fixé en fonction du kilométrage également est une bonne chose. Ainsi, tu as le cœur net et personne ne t’arnaque. Leurs promotions sont aussi intéressantes, elles permettent de réduire les prix de déplacement.

« En ce qui concerne les difficultés, leurs services ne couvrent pas toutes les zones de Lomé, ce qui fait qu’on ne peut pas y avoir accès n’importe où. Il y a également ces fois où tu commandes, tu passes des minutes à attendre le Gozem qui a accepté ta commande et après il annule. C’est très énervant ! », confie, Fallone Agbé, utilisatrice de Gozem.

« C’est vrai qu’avec la venue de Gozem, les zed traditionnels ont perdu une part de leur marché mais n’oublions pas que la plupart des chauffeurs de Gozem étaient des zed traditionnels, du coup j’estime que pour l’instant, les parts sont plus ou moins partagées. En plus, sur les millions d’habitants que nous sommes à Lomé, je crois qu’il y’a toujours une grande partie qui n’utilise pas Gozem », estime-t-elle.

Quant au tarif, il est variable, puisque selon les explications, il y a des heures de hausse du tarif notamment entre 21H30 et 5h59 pour motiver les chauffeurs, sans oublier des heures de majoration spéciales.

Mais, face à ces innovations, d’autres initiatives révolutionnaires notamment Olé et Zmobil ont fait surface afin de damer le pion à Gozem. Et ce, chacun avec des touches particulières.

Les zmen au Togo, dispersés, et pourtant organisés

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Donnant l’apparence de travailler en rangs dispersés, les conducteurs de taxi-moto au Togo ont une organisation magnifique derrière leur travail.

Déjà 4 ans, après l’arrivée de ce métier au Togo, un syndicat du nom d’USYNCTAT, Union Syndicale des Conducteurs de Taxi-moto du Togo a vu le jour depuis 1994. C’est la toute première organisation représentative des conducteurs de taxi-moto. L’importance de la création d’un syndicat pour défendre les droits des conducteurs fait surface lorsque le gouvernement décide de les faire disparaître en prétextant que « les taxi-motos ont vu le jour au Togo avec la grève générale illimitée et doivent donc disparaître avec la fin de la grève. »

Face à cette menace ils se sont regroupés en organisation syndicale pour entrer en négociation avec le Gouvernement. Ayant eu gain de cause, l’organisation s’est vue perdurer jusqu’à ce jour.

L’objectif de ce syndicat est la reconnaissance des taxi-motos par les autorités administratives. Ensuite, œuvrer et contribuer à l’organisation et à l’assainissement du secteur pour permettre aux acteurs de mener librement en toute tranquillité et sécurité leur travail.

Quatre ans après sa création, le premier objectif est atteint et aujourd’hui les taxi-motos sont reconnus et le secteur est réglementé en 1996 avec un Arrêté interministériel.

Aujourd’hui, avec l’arrivée d’autres organisations de conducteurs de taxi-moto comme « Olé », « Gozem » et « ZMobile », l’USYNCTAT n’est plus seul à opérer. Plusieurs syndicats ont alors vu le jour en fonction de ces organisations.

Notons que chaque syndicat a un siège où ils se retrouvent pour leurs différentes activités. « Ce métier n’étant pas stable, au même moment que certains raccrochent parce qu’ayant trouvé mieux, d’autres font leur entrée. Aussi chaque conducteur de taxi-moto ne fait pas partie du syndicat, seuls ceux qui font le métier en temps plein. La plupart des personnes qui le font juste pour joindre les deux bouts ne font pas partie intégrante. Dans les autres organisations comme « Olé », « ZMobile » et « Gozem », l’appartenance à l’organisation implique l’appartenance au syndicat », rapporte un membre de l’USYNCTAT.

Les syndicats  entre difficultés, COVID-19 et incertitudes de l’avenir

Les syndicats rencontrent des difficultés telles que : difficultés avec le service des impôts par rapport au fisc, les incompréhensions entre eux-mêmes, surtout chez les indépendants, ainsi que des difficultés relatives à la propriété des motos et aussi au niveau des assurances. Le syndicat est aussi souvent confronté au problème de confiance. Il faut gérer l’argent des cotisations et souvent le mouvement est affaibli par le détournement de l’argent des cotisations. Et cela, bien évidemment, développe la réticence au sein du groupe.

Notons que la crise sanitaire de la COVID19 a eu un impact considérable sur leurs activités. Dépendants de l’activité des conducteurs de taxi-moto, les travaux se sont vus presque aux arrêts depuis l’arrivée du coronavirus. Les clients évitent la prise des taxi-moto à cause de la méfiance. Les actions et discussions avec le gouvernement sur des décisions qui mettent à mal l’activité des conducteurs de taxi-moto restent entre autres l’une de leur activité phare en cette période de COVID19.

Nous connaissons aujourd’hui l’avancée du nombre de conducteurs de taxi-moto, ainsi que l’installation des organisations formelles des conducteurs de taxi-moto à l’intérieur du pays. On peut noter des organisations régionales, préfectorales et locales. Au niveau des autres organisations, seul la société « Olé » s’est installée pour l’instant à Tsevié.

Dans un environnement dynamique et non stable avec l’urbanisation des localités, on se demande si ce secteur est durable. Pourtant on connaît l’arrivée de nouvelles organisations qui cherchent à rendre le métier plus professionnel, avec une avancée dans le formel. Évoluerons-nous plutôt vers la conservation de ce métier dans notre société avec une amélioration et un professionnalisme ? Si tel est le cas, le Togo ne serait-il pas en train d’évoluer en reculant ? Sachant que dans des grandes villes, les taxi-moto n’existent pas, allons-nous connaître sa disparition à Lomé ? Les organismes qui se créent pour tenter de formaliser ce secteur ne seraient-ils pas en train d’investir dans un projet non durable ? En tout cas, l’avenir nous en dira plus.

Mali : La CEDEAO procède au partage du pouvoir

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Afin de trouver une solution à la crise politique qui secoue le Mali depuis juin dernier, la mission de la Communauté économique de des États de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO), fait des propositions.

Elle demande ainsi au pouvoir, à l’opposition et à la société civile, un travail en synergie pour un gouvernement d’union nationale.

La mission, à travers Jean Claude Kassi Brou, président de la mission de la CEDEAO propose alors, que « 50% des membres du gouvernement proviendront de la coalition au pouvoir ; 30% proviendront de l’opposition et 20% seront de la société civile ».

La nomination par un mécanisme complexe de nouveaux membres de la Cour constitutionnelle, fait également partie des recommandations de la mission et « aucune forme de changement non-constitutionnel d’accession au pouvoir ne sera acceptée », note la mission de la CEDEAO.

Le Mouvement du 5 juin, principale plateforme de contestation du président Ibrahim Boubacar Kéita, rejette cette dernière proposition.

L’Université de Kara réduit l’effectif de ses étudiants au tiers et fixe la date du début des vacances

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Sur 21.000 étudiants, 7000 seulement reprendrons le chemin des amphithéâtres à compter de ce lundi 20 juillet à l’Université de Kara. L’enjeu étant de pouvoir respecter les mesures barrières notamment celle de la distanciation physique.

Cette décision émane de la conférence de presse tenue le vendredi dernier dans dans la salle KA-A-200 du Campus Sud de l’UK.

Cette conférence s’est tenue pour préciser les conditions pratiques de la reprise partielle des activités pédagogiques et académiques en présentiel aux médias et, par ricochet, à tout le public universitaire : enseignants et étudiants.

Plusieurs autres décisions ont sanctionné cette conférence. Au rang des décisions pédagogiques, on note la programmation de 2358 places assises sur les 7635 places assises que compte l’UK sur les deux campus, ceci, à la fois pour les cours et les évaluations.

Les cours en ligne se poursuivront pour ceux qui ne seront pas programmés en présentiel. Aussi, la fin de l’année académique 2019-2020 est envisagée pour le 19 décembre 2020.

Au rang des dispositions sanitaires, le port de bavette faciale, les dispositifs de lave-mains entre autres et la mise en place d’une police Covid qui veillera au grain sont les décisions saillantes prises.

Et pour d’autres dispositions, le prix du transport du bus pourrait être revu à la hausse, les lignes ainsi que les points d’arrêt seront réduits et côté restauration, aucun des deux restaurants ne seront ouvert au public universitaire.

Le président Komla SANDA a par ailleurs, invité toutes les parties à faire preuve de solidarité et de patriotisme pour la réussite du reste de l’année académique durant cette période.