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Un officier supérieur des FAT décède dans des conditions énigmatiques

Retrouvé ce lundi matin dans son bureau les pieds devant et la tête dans l’au delà, le Chef corps du 1er Bataillon d’intervention Rapide (BIR), le Lieutenant-Colonel Madjoulba Bitala s’en est allé et ce pour toujours.

Les conditions entourant ce tragique décès reste pour l’heure énigmatiques. L’armée togolaise toute entière est frappé par ce drame qui survient juste au moment où le chef de l’État, premier responsable des forces armées togolaise venait hier de renouveler son serment.

En 2014, le Colonel Madjoulba Bitala a été placé à la tête du premier bataillon d’intervention rapide. Il avait sous sa supervision au moins 500 hommes.

La rédaction d’Elite d’Afrique présente ses condoléances à la famille éplorée ainsi qu’aux FAT. Une enquête devra être incessamment ouverte pour élucider cette affaire.

FIF : Debordo Leekunfa ne soutient pas Didier Drogba

L’artiste du Coupé Décalé Debordo Leekunfa ne porte pas son soutien à Didier Drogba, l’ancien attaquant de Chelsea.

Debordo ne compte pas soutenir Didier Drogba mais pense apporter ses soutiens à Yaya Touré. La star du coupé décalé estime que son grand frère Didier Drogba ne l’a jamais soutenu donc lui, il ne va non plus le soutenir.    

« Moi personnellement en ce qui concerne Drogba ne me dit absolument rien. Moi c’est Yaya Touré ou rien !!! DD est un grand frère, une légende, un modèle mais pour dit soutien dd !!! Non (surtout sur ce tatami de la FIF !) a –t-il indiqué.

Debordo trouve comique le fait que Drogba s’est entouré des personnes âgées. « Je le trouve un peu ridicule !!! Se mélangeant avec les vieilles personnes à cause de ce petit poste de président la fif srx !!! Tu vaux mieux que ça ! Personnellement. Mais bon tu as déjà gagné !!! Dort trkil », ajoute-il.

Pour l’ancien ami de Dj Arafat, il aurait voulu voir Drogba sur d’autres fronts « mais je t’attendais plus sur le tatami des présidentielles tu te serais démarqué ».

Mais bon peut-être une stratégie on verra ! Ces ivoiriens qui crient aujourd’hui sur toute la toile sont très bipolaires et super lunatiques. Ils seront sans pitié avec toi quand tu seras président s’il arrivait une défaillance c’est un peuple très insatisfait fait gaff », a-t-il souligné.

« Fallait juste tester la détermination de ces ivoiriens aux présidentielles fhum, ils allaient te montrer effectivement que tu n’es qu’un simple footballeur pas plus », a conseillé Debordo à Drogba.

L’impact du Covid-19 sur l’économie, le social, la politique et l’assurance: José Kwasi SYMENOUH fait le point

Nos confrères d’Afreepress, relayant l’intervention du PDG du Groupe la Protectrice, José Kwasi SYMENOUH dans le Togo presse, révèlent que le monde est aujourd’hui assujetti à la volonté d’un ennemi invisible appelé le coronavirus. Son impact sur l’économie, le social, la politique, bref tous les domaines est manifeste. Rien ne se définit comme paramètre de gouvernance sans prendre en compte ce mal.

C’est ainsi que s’agissant du très sélect et délicat secteur des assurances, toutes les théories sont avancées sur la place qui pourrait revenir aux assurés dans la prise en compte des survenues liées au Covid19. Comme le rappel le PDG José Kwasi SYMENOUH, dans cette entrevue.

Il faut lire pour appréhender ce qui peut éclairer notre lanterne afin de ne pas nous embrouiller sur ce qui doit être et ce qui ne le doit pas.

L’homme a toujours pensé et construit des solutions pour parer aux risques de pertes et dommages auxquels, son patrimoine, son activité et lui-même sont exposés. Au nombre de ces solutions, le mécanisme de l’assurance. En réalité, le métier de l’assureur est né de la volonté des hommes d’alléger le poids de la souffrance à laquelle ils font face, lorsqu’ils sont atteints par la survenance d’un risque émanant de leurs activités quotidiennes ou de leur cadre de vie. L’assurance est un mécanisme de transfert de risque qui pèse, sur un individu à un autre, et qui s’inscrit dans une relation contractuelle et économique.

Dans cette relation, interviennent deux parties, le souscripteur du contrat d’assurance qui paie une prime d’assurance (coût de la couverture d’assurance achetée) et l’assureur, l’entreprise qui intervient pour le paiement ou remboursement des pertes ou dommages subis par le premier. Dans les polices d’assurance, il est défini les obligations de ces deux parties, les conditions dans lesquelles les garanties sont exercées et surtout les évènements couverts par l’assureur et les dommages et pertes pris en charge ; des indications étant aussi faites pour instruire sur les différents évènements exclus.

En ce temps de pandémie à coronavirus « Covid19 », nous sommes tous les jours interpelés par nos clients sur la mise en œuvre de la garantie de leur assurance. Nous comprenons aisément la préoccupation des uns et des autres sur la question. Aussi, nous vous proposons entre ces lignes quelques éléments de repère pour comprendre l’assurance d’un risque de grande envergure comme le risque de contamination à la Covid-19.

Les dommages ou pertes liés à la contamination au Covid-19 sont-ils assurables ?

Il est vrai que dans la pratique assurantielle, des dommages et pertes liés à certains événements sont systématiquement mis hors de la couverture des assureurs, à l’instar des opérations de contrebande, le trafic illicite, l’assurance sur la tête d’un mineur de moins de 12 ans et même les conséquences pécuniaires de la responsabilité pénale. L’article 6 du code dispose à cet effet qu’« on ne peut déroger, par des conventions particulières, aux lois qui intéressent l’ordre public et les bonnes mœurs ». Il est donc clair qu’il n’est pas admis d’évoquer que le contrat d’assurance s’entend une entente entre deux parties qui s’accordent sur les termes de leur convention pour donc assurer tout événement. Une bonne lecture de cet article 6 nous engage à dire que les dommages ou pertes liés au risque de contamination au Covid-19 quant-à-eux peuvent être assurés puisque la couverture de ce risque n’est pas frappée d’une exclusion légale interdisant une prise en charge de ces dommages par un assureur.

Un assureur peut donc au vu de la bonne connaissance du risque de contamination au Covid-19 proposer à ses clients la souscription dans les conditions bien aménagées, une garantie de pertes ou dommages liés au Covid-19  ; mais pour autant qu’il dispose d’une bonne connaissance du risque pour apprécier de manière suffisante, la probabilité de réalisation de ce risque (si elle n’est pas très récurrente) et l’ampleur des dommages à sa réalisation (si le coût des dommages ne dépasse pas ses capacités). Dans tous les cas, le risque contre lequel on s’assure doit être situé dans le futur. Pour un événement déjà réalisé, il n’y a plus de risque. Il est donc clair qu’au même titre, un individu déjà contaminé ne peut contracter sur sa tête une assurance couvrant la prise en charge des frais liés à sa maladie après sa contamination. De même une entreprise ne peut espérer la couverture de ses pertes liées au Covid-19 que pour autant que son contrat l’ait prévu à la souscription avant le déclenchement de la pandémie.

Enfin, il est aussi de règle que le risque assurable doit intéresser un nombre d’assurés suffisamment nombreux afin que la mutualisation puisse fonctionner correctement. Mais pour autant, ce risque ne saurait être systématique de telle manière qu’il impacte le plus grand nombre en cas de réalisation.

C’est ce dernier critère qui est craint au niveau des dommages et pertes liés à la contamination des populations lors d’une pandémie qui justifie que bon nombre d’assureurs excluent des conditions générales de leur police les événements de crise sanitaire comme la pandémie et autre comme, les explosions nucléaires, les catastrophes naturelles… Ces exclusions peuvent donc faire l’objet d’un rachat pour que l’événement soit couvert. L’essentiel est de pouvoir en faire la demande à l’assureur et d’en payer le prix (surprime ou prime complémentaire).

Pertes et dommages liés au Covid-19, assurances à souscrire par les particuliers

Au niveau des individus, les pertes et les dommages liés à la pandémie du COVI-19 peuvent être bien énormes. Ce sont pour la plupart les pertes de revenus découlant de l’impact de la maladie sur la situation économique ou de l’incapacité de travail et les charges supplémentaires générées par les mesures de prévention de la maladie ou les frais médicaux de traitement.

Ces pertes de revenus peuvent être enregistrées avant que l’individu ne soit contaminé et s’accroitre donc du fait de son arrêt de travail après contamination et affecter bien entendu les personnes dont il a la charge ou qui dépendent de son soutien. Les pertes de revenus peuvent être couvertes à travers un contrat d’assurance pertes d’emploi ou de revenus.

En règle générale, les assurances maladies prennent en charge les dépenses engagées par les assurés infectés dans le cadre d’une pandémie sauf disposition contraire inscrite dans les exclusions du contrat. Ces dépenses couvrent aussi bien les frais de consultation, l’imagerie médicale, la biologie, l’hospitalisation, la pharmacie et même les frais d’évacuation sanitaire. Elles ne sont souvent pas étendues au test de dépistage.

Heureusement dans le cadre de cette crise sanitaire, les frais liés à la prise en charge médicale de la maladie, sont couverts totalement par les pouvoirs publics à condition que la prise en charge se déroule dans un établissement de soins sanitaires retenu par l’Etat.

Si l’individu dispose d’une assurance voyage dans laquelle les conditions d’adhésion n’excluent pas l’événement « pandémie », l’assistance au titre de cette police pourra prendre en charge ses frais médicaux à l’étranger lorsqu’il est infecté sur place, le rapatriement sanitaire ainsi que d’autres frais comme le rapatriement du corps en cas de décès. Tout dépend donc des conditions d’assurance de l’assisteur dont l’assureur commercialise l’assurance voyage.

Il faut aussi noter que le risque de décès d’individu est couvert par les polices d’assurances décès toutes causes. Mais ces contrats prévoient en général l’exclusion des décès résultant d’épidémies, de pandémies ou encore de catastrophes naturels reconnus comme tel par l’OMS ou les pouvoirs publics ; comme le cas du Covid-19.

Heureusement, depuis le début de la crise sanitaire, certains assureurs annoncent leur renonciation à cette exclusion comme Prudential Assurance Vie depuis le début du mois d’Avril 2020 (Togo-Presse du jeudi 02 avril 2020). Il serait indiqué que les autres compagnies d’assurances du marché emboîtent le pas pour exprimer leur position sur la question.

Il faut rappeler qu’en dehors des pertes de revenus et de l’atteinte physique liées au Covid-19, les biens des particuliers restent toujours exposés aux risques habituels pour lesquels les assurances de dommages aux biens et de responsabilité sont souscrites.

Pertes et dommages liés au Covid-19, assurances à souscrire par les entreprises, organismes, institutions ou groupes organisés

La perte d’un homme clé contaminé (décédé ou en capacité de travail) peut être couverte par une société par le biais d’une assurance personne clé. Cela suppose donc que la date de souscription de ce contrat soit antérieure au déclenchement du Covid-19 et que cette personne clé pour l’entreprise soit désignée nommément au contrat.

Tout comme au niveau des particuliers, de lourdes pertes résultant de l’impact négatif de la maladie sur l’économie et de l’inexécution des contrats due aux mesures de fermeture des frontières, de blocages de zones géographies, des difficultés de déplacement des personnes et d’acheminement des biens ou de confinement des travailleurs sont infligés aux entreprises.

Il faut noter qu’à travers les garanties pertes d’exploitation des polices d’assurance multirisque dommages ou professionnelles, les assureurs indemnisent généralement les pertes de marge brute résultant d’un arrêt ou le ralentissement de l’activité suite à un événement garanti dans le contrat causant un dommage à la structure notamment l’incendie, les dommages électriques, les dégâts des eaux, les bris de machine… quid du Covid-19 ? Il faut donc pour la prise en charge des pertes sur le chiffre d’affaires liées au Covid-19 que l’entreprise ait donc anticipé à la souscription une garantie spéciale perte d’exploitation consécutive à une crise sanitaire ou une pandémie pour être indemnisée.

Pour le cas spécifique des marchandises convoyées (facultés) par tout moyen, voies terrestres, aériennes et maritimes, les difficultés d’acheminement vers les destinations avec des implications de retard de livraison, les mesures conservatoires prises en terme de transbordement, d’activités de manutention pour déchargement ou dépotage, pour chargement ou avitaillement aux points de stockage intermédiaire, ou encore le conditionnement pendant les périodes d’attente sont identifiés comme des situations générant des pertes énormes pour les propriétaires liées aux avaries et freinte de route.

Il faudra donc pour le propriétaire des marchandises, selon le mode de transport adopté pour l’acheminement des marchandises, souscrire une police d’assurance facultés terrestres, aériennes ou maritimes. Et puisque, ces polices excluent généralement l’évènement « pandémie » parmi les évènements déclenchant la garantie de l’assureur, une demande de rachat de cette exclusion devrait être faite pour que les différentes pertes évoquées, soient remboursées par l’assureur. La couverture de l’assurance facultés en ce moment peut s’étendre, s’il est souscrit, aux personnalités contractuelles du fait d’un retard de livraison surtout pour les marchandises sous date limite de vente ou de consommation ou encore sous conditionnement particulier, et aussi aux frais de voyage pour l’acheminement vers une autre destination en cas de fermeture des frontières ou de stockages intermédiaires et activités connexes.

Il faut reconnaitre aussi qu’en règle générale, la force majeure est retenue comme une situation pouvant exonérer l’exécution d’une obligation contractuelle. L’article 1218 du code civil dispose à cet effet qu’ « il y a force majeure en matière contractuelle lorsqu’un évènement échappant au contrôle du débiteur, qui ne pouvait être raisonnablement prévu lors de la conclusion du contrat et dont les effets ne peuvent être évités par des mesures appropriées, empêche l’exécution de son obligation par le débiteur ». On reconnaît ainsi trois caractères principaux à la force majeure qui est donc un évènement extérieur, imprévisible, et inévitable auxquels répond indéniablement le Covid-19. Les entreprises pourront donc s’abriter derrière cette disposition pour se prémunir contre les réclamations en dommages intérêts découlant de l’inexécution de leur contrat pour autant que les conditions s’y prêtent bien.

Dans ce contexte, la souscription d’une police d’assurance RC Chef d’entreprise reste toujours fortement recommandée pour couvrir les dommages résultant de la mauvaise exécution des obligations contractuelles et des dommages subis par les tiers dans les exploitations de la structure ou causés à eux par les préposés au cours de l’exécution de leur mission. Cette police peut aussi être utile, si la responsabilité civile de la structure venait à être recherchée pour faute de mise en place des conditions de travail préservant la santé et la maladie professionnelle de ses salariés.

A ce titre, la garantie faute inexcusable pourrait couvrir les réclamations des salariées sous réserves que la maladie professionnelle soit établie.

Il faut avouer que cette crise sanitaire a éveillé la conscience collective sur le trou de garantie dans la quasi-totalité des polices commercialisées par les assureurs lié au risque de contamination pandémique. Aujourd’hui que tout l’intérêt des assurés porte vers cet évènement, des solutions sont en cours d’élaboration. Selon le magazine Atlas, le P-DG d’AXA Thomas Buberl, propose déjà la création d’un régime d’assurance pandémie. Ce mécanisme mutualisé s’inspirera de celui qui a été mis en place pour les catastrophes naturelles et dans ce régime, l’Etat pourrait participer à 50% et les assureurs privés également à 50%.

Pertes et dommages liés au Covid-19, les mécanismes à mettre en place par l’Etat

Afin de soutenir les populations et l’activité économique, depuis le déclenchement de la crise sanitaire, tous les pays du monde sans exclusive, ont pris des mesures fortes impactant significativement les ressources financières à la disposition de l’Etat pour assumer ses tâches régaliennes. Ce sont pour la plupart des pertes ou baisse de recettes résultant des facilités et mesures d’accompagnement concédées (fiscalité, taxes,…) aux particuliers et entreprises pour les soutenir, du replis de la productivité et des dépenses engagés dans les mesures de riposte contre la maladie ou la prise en charge du dispositif sanitaire de quarantaine, de dépistage et de prise en charge des malades.

Il faut ici féliciter et encourager l’Etat togolais des mesures d’accompagnement dont il a l’initiative depuis le début de cette crise sanitaire dont la dernière est la mise en place d’un programme social de transfert monétaire « Novissi » aux personnes et familles vulnérables pour leur apporter une aide face aux situations créées par le Covid-19.

Et puisque ces moment de pandémie sont des périodes de grandes attentes et de sollicitation des pouvoirs publics, il existe par ailleurs bien des mécanismes au niveau des Etats pour financer les pertes liées à la survenance de risque d’envergure qui peuvent s’apparenter au Covid-19 . Les plus usités restent la mise en place des fonds spéciaux ou le système d’émission d’obligations liés au risque d’envergure généralement appelés des produits dérivés.

A l’image des fonds pour les Catastrophes Naturelles (Cat Nat), le système des fonds spéciaux fonctionne sur la base de la collecte auprès des assureurs de primes afférentes à une garantie « pandémie » commercialisée dans leurs polices dommages aux biens. Les fonds constitués à travers cette collecte et gérés par un organisme indépendant sur une longue période permettent la prise en charge des pertes et dommages des assurés à la survenance d’une pandémie dans des conditions bien fixées, soulageant ici, les pouvoirs publics.

S’agissant du système d’émission d’obligations pandémie, il consiste à mettre en place à la souscription des particuliers ou investisseurs de tous les niveaux (ou des Etats s’il s’agit d’une solution à l’échelle internationale) des obligations pandémie pour une durée, donnant lieu à service des intérêts (coupons) chaque année pour le détenteur jusqu’à maturité (à la date d’échéance de l’obligation) en plus du reversement de la mise initiale si aucune pandémie ne se déclenche.

La survenance d’une éventuelle pandémie avant la maturité de l’obligation signe l’arrêt des versements des intérêts et la perte au profit de l’émetteur de la mise initiale de l’investisseur pour l’achat de l’obligation. C’est donc un système de levée de fonds à risque auprès des particuliers et investisseurs (et de ce fait rémunérées à un taux intérêt) en vue de financer les pertes et dommages en cas de pandémie.

Ces systèmes sont très efficaces pour l’appui de pouvoirs publics pour faire face à leurs prérogatives et mener des actions dans le cadre de la riposte en cas de pandémie.

En définitive, pour conclure et répondre à notre question, au Covid-19 est-elle assurable ? A priori oui. Il faut l’avoir prévu au contrat même si certains n’en disent rien. En cas d’exclusion de l’évènement pandémie des conditions générales des polices, il faudra alors racheter l’exclusion et en payer la prime. Il existe même des mécanismes à l’échelle des Etats. Toute porte à croire qu’après cette crise sanitaire sans précédent, mettant à rude épreuve l’ensemble de l’écosystème sociale et économique, les assureurs, le secteur privé ainsi que les pouvoirs publics s’accorderont pour définir un système d’indemnisation à la hauteur de ce type d’évènement.

En tout état de cause, cette pandémie doit permettre aux Assureurs conseils de jouer pleinement leur rôle aux côtés des consommateurs d’assurance et demander aux Assureurs de revoir le contenu et les contours de leurs polices d’assurance pour une meilleure couverture des assurés et bénéficiaires de contrat d’assurances.

Source: Togo-Presse N° 10777 du 30/04/2020

« Je ne suis pas de mèche avec lui », le pasteur Adjognon Joseph clame son innocence.

Avili socialement par un message audio, qui fait de lui le complice du sieur Mawussi Dokponou, présumé coupable de l’assassinat de sa femme madame Ankou Solange, le pasteur Joseph Adjognon se glisse dans la peau de Ponce Pilate et  » lave ses mains » de l’affaire.

Approché par les confrères de Gapola, il a tenu à être clair : «En vérité, en vérité, je connais le pasteur Mawussi. Mais à l’heure où je vous parle lorsque je vais évoquer son nom, plusieurs de nos fidèles diront qu’ils n’ont jamais entendu parler de lui. Parce que cela fait bientôt 5 ans que le monsieur a quitté le Temple du changement pour aller créer sa propre église. Depuis là il ne m’a jamais invité pour une quelconque célébration de culte, pire je ne connais même pas là où il a érigé son temple et aussi je ne suis jamais allé chez lui à la maison sauf il y a 2 semaines quand il m’informait de la mort de son épouse »

Faisant fi de la parole biblique qui exhorte les humains à laisser Dieu se charger de la justice, le pasteur Joseph Adjognon a promis de poursuivre les responsables de ces propos calomnieux devant le juge. Il s’explique : «(…)Trop c’est trop. On nous a beaucoup calomnié, accusé des choses que nous n’avons jamais entendues ni vues ».

La source du message audio circulant sur les réseaux ne serait autre que la cousine de la défunte. Elle déclare que le pasteur Mawussi Dokponou serait en fuite à l’heure actuelle.

La rédaction de Élite d’Afrique convie les internautes et usagers des réseaux sociaux à se garder de la diffusion des messages vocaux calomnieux. Pour l’heure, le pasteur Adjognon et la justice togolaise tiennent en main l’épée de Damoclès.

Barry Moussa Barqué, nouveau Grand chancelier des ordres nationaux

Barry Moussa Barqué, jusqu’à présent conseiller du Président de la République, vient d’être nommé Grand chancelier des ordres nationaux, par décret présidentiel le 30 avril 2020.

À ce nouveau poste, ce dernier aura pour attribution de présider les conseils des ordres nationaux, contrôler les décorations, recevoir des propositions de nomination et de promotion entre autres.

La Grande Chancellerie est une institution de construction et préservation de l’unité nationale.

Elle a pour objectif de récompenser la probité morale des togolais et citoyens d’autres nationalités à travers des distinctions comme l’ordre du Mono, l’ordre national du mérite, la médaille du mérite militaire, l’ordre du mérite agricole, l’ordre des palmes académiques et la croix de la vaillance.

La Grande Chancellerie des Ordres nationaux contribue à mettre en place une culture de succès, de mérite et d’excellence des personnalités civiles ou militaires qui participent loyalement et pleinement à la construction nationale.

Il faut noter que Barry Moussa Barqué est un homme politique Togolaise depuis 1979. Militant du parti UNIR, il avait précédemment servi au sein du Rassemblement du Peuple togolais (RPT) sous Gnassingbé Eyadema. Sa nomination intervient à l’orée de la prestation de serment de Faure Essozimna Gnassingbé pour son 4e mandat, ce dimanche 3 mai.

Cyberharcèlement, vie privée et droit togolais : Prof Akodah AYEWOUADAN explique

Agrégé des Facultés de droit, Akodah AYEWOUADAN, professeur à l’Université de Lomé et directeur des prestations de services de ladite Université, a expliqué sur son blog le 02 mai 2020, les rouages du droit togolais en ce qui concerne les réseaux sociaux et la vie privée.
Des atteintes à l’intimité de la vie privée

Les réseaux sociaux peuvent constituer un vecteur de la violation de l’intimité de la personne. Une telle infraction peut être caractérisée lorsque d’une part, l’on publie ou diffuse des papiers ou enregistrements privés, un dessin, une photographie, un film ou tout autre support reproduisant l’image de cette personne sans son accord ou celui de ses ayants droit.
Le droit à l’image impose que toute personne ait le droit de disposer de son image et conséquemment de s’opposer à la publication, à la diffusion ou à l’utilisation de son image. Concrètement, avant de publier une photo sur laquelle apparaît une personne, il faudrait obtenir son consentement préalable. Cette demande est faite au nom du respect de la vie privée dont le droit à l’image constitue un outil de protection. Il faut préciser que le fait qu’une personne accepte d’être photographiée n’implique pas automatiquement son consentement à la publication.
D’autre part, une telle violation est caractérisée par le fait d’organiser, par quelque procédé que ce soit, l’interception, l’écoute ou l’enregistrement de communications privées, orales, optiques, magnétiques ou autres échanges reçus dans un lieu privé, à l’insu ou sans l’accord des personnes en communication ou du maître des lieux.

Réseaux sociaux, un medium d’infractions ?

Enfin, les réseaux sociaux peuvent être le medium d’infractions telles que le chantage, le revenge porn et le harcèlement. En droit togolais, le chantage est prévu et puni par le code pénal. Le revenge porn est une violation délibérée de la vie privée intime d’autrui par la transmission ou l’affichage d’un contenu sexuellement explicite (une image, un audio ou une vidéo) d’une personne qui est dans un lieu privé, sans le consentement de celle-ci [5], dans un but de vengeance ou d’extorsion. Ce comportement n’est pas expressément prévu par le législateur, mais tombe sous le coup de plusieurs dispositions pénales, notamment l’atteinte à la vie privée, à l’honneur et à la dignité, le droit à l’image.

Code pénal et harcèlement sexuel

Le harcèlement est édicté sous la rubrique des attentats contre les mœurs. En effet, aux termes de l’article 299 du Code pénal, « Constitue un harcèlement sexuel, le fait pour une personne d’user d’ordres, de menaces, de contraintes, de paroles, de gestes, d’écrits ou tout autre moyen dans le but d’obtenir d’autrui, contre son gré, des faveurs de nature sexuelle ». Il s’agit bien entendu d’une infraction classique, mais elle trouve une « nouvelle jeunesse » à travers les réseaux sociaux qui peuvent en faciliter la commission.
L’infraction est caractérisée par le fait d’imposer à une personne, de façon répétée, des propos ou comportements à connotation sexuelle qui, soit portent atteinte à sa dignité en raison de leur caractère dégradant ou humiliant, soit créent à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante. L’anonymat relatif des réseaux sociaux est un véritable comburant pour le développement de cette forme de harcèlement.
Le harcèlement sexuel commis avec les TIC et notamment sur les réseaux sociaux n’échappe pas à la sanction prévue par l’article 300 du code pénal, à savoir une peine d’emprisonnement de un (1) à deux (2) ans et d’une amende de cent mille (100.000) à un million (1.000.000) de francs CFA ou de l’une de ces deux (2) peines. Il faut souligner l’étroitesse du domaine du harcèlement retenu par le législateur togolais. En effet, celui-ci ne prend en considération que le harcèlement sexuel. Or, il est indubitable que les formes du harcèlement sont plurielles. A côté du harcèlement sexuel, l’on note le harcèlement moral.

Harcèlement moral, l’insidieux

Et, cette dernière forme de harcèlement, qui peut être la plus insidieuse, n’a pas eu l’heur de retenir l’attention du législateur. L’approche retenue ne semble pas non plus procéder d’une « qualification unique de harcèlement ». Aujourd’hui il faut certainement avoir une vue plus globale du harcèlement, et l’étendre au cyberharcèlement.
Celui-ci peut être défini comme un acte agressif, intentionnel perpétré par un individu ou un groupe d’individus, de manière répétée dans le temps, au moyen des technologies d’information et de communication pour porter délibérément atteinte à un individu qui ne peut facilement se défendre seul. Il peut se manifester par l’humiliation, les moqueries, les injures, la diffamation, le discrédit, l’intimidation, l’usurpation d’identité́, les menaces physiques, les prises de contact insistantes. Le cyberharcèlement n’est pas en soi une infraction réprimée en tant que telle par la loi togolaise, l’auteur d’actes accomplis à cette fin est toutefois susceptible de voir engager sa responsabilité́ sur le fondement du droit civil, du droit de la presse ou du code pénal.

Agrégé des Facultés de droit, Akodah AYEWOUADAN est professeur à l’ Université de Lomé (Togo). Actuellement, il est directeur des prestations de services de l’Université de Lomé. Après ses études supérieures à l’Université de Poitiers, il a soutenu une thèse sur la contractualisation en ligne en 2010, publiée chez Larcier. Akodah AYEWOUADAN mène des recherches de façon générale sur le Droit des affaires (Ohada) et le Droit Civil. Spécifiquement, ses travaux touchent les domaines suivants : Audit juridique, Contract management, droit des affaires Ohada, droit de la famille, droit de l’investissement, droit des techniques de l’information et de la communication, droit de l’Arbitrage et droit pénal.

Coronavirus : la presse Togolaise face au défi de la désinformation

Depuis le début de l’épidémie de Coronavirus, l’équilibre du monde comme on l’a toujours connu est ébranlé. Et pas que sur les plans économique, politique ou sanitaire.

En dehors des personnels de santé qui livrent chaque jour un combat de front contre la maladie, la presse quant à elle livre un autre combat : celui contre la désinformation.

C’est à ce titre que le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, affirmait ce 3 mai 2020 à l’occasion de la célébration de la journée internationale de la liberté de presse :  » À l’heure où le monde est aux prises avec la pandémie du Covid-19 (…), la propagation de la pandémie du Covid-19 en a fait naître une nouvelle, celle de la désinformation, où de dangereux conseils de santé côtoient les théories conspirationnistes les plus folles. Le remède, c’est la presse : des informations et des analyses vérifiées, scientifiques et fondées sur des faits. »

Une situation qui se justifie d’ailleurs par les milliers d’informations les unes aussi vraisemblables que les autres qui circulent tant sur les médias que les réseaux sociaux et qui sèment la confusion dans l’esprit des populations.

Au Togo, afin de faire face à la pandémie, le Patronat de la Presse Togolaise (PPT) invite à « (…) une implication plus soutenue de la presse dans la lutte contre la pandémie à Coronavirus dans notre pays le Togo », dans un communiqué rendu public ce dimanche 3 mai.

Aussi, poursuit le communiqué, « L’augmentation inquiétante du nombre de cas confirmés révèle que le mal gagne du terrain. Cette avancée du virus est notamment due au manque d’information et de sensibilisation surtout des populations de l’intérieur du pays. La mobilisation de la presse, dans son ensemble, sans distinction aucune, s’impose. »

Pour ce faire, l’organisation regroupant les patrons de presse appelle le gouvernement à la rescousse. « (…) Le PPT lance un appel au gouvernement à doter de moyens conséquents la presse afin que celle-ci puisse remplir au mieux son cahier des charges qui est d’informer, de former, et de divertir. C’est donc un appel à placer la célébration de cette journée sous le signe « Rôle des médias dans une situation d’urgence sanitaire » ».

Pour l’heure, le Togo a dépassé le seuil des 120 cas confirmés d’infections à Coronavirus avec 9 décès recensés dont des nouveaux-nés. Les populations sont donc invitées à davantage de vigilance et surtout au respect des gestes barrières afin de se protéger et protéger les autres contre l’infection.

Qui est Faure Essozimna Gnassingbé , l’homme né pour être président?

À cette question, tous les enfants à partir du cours élémentaire répondront unanimement et sans hésitation aucune qu’il s’agit de l’actuel président du Togo. Absolument , l’homme vient d’entamer, ce 03 mai 2020 sa 16 ème année de gouvernance à la tête du Togo précédemment dirigé par son père, feu Général Gnassingbé Eyadéma 38 ans durant. Dans la sous région ouest africaine il est également connu pour son passage en 2017 à la tête de la Cedeao .

Apparemment fan du chiffre 6, le président Faure est né le 06 juin 1966 ( 06/06/66) loin de sa préfecture d’origine (Kozah) dans l’hôpital Saint Jean de Dieu d’Afagnan dans les Lacs. Son devenir était certain avant même son entrée en scène. Il etait né pour devenir président de la République. Sa sortie de l’Université Paris-Dauphine en 1989 nanti d’une maîtrise en économie de gestion ne surprend donc pas. Il va continuer son cursus à l’Université Georges Washington (États-Unis) où il obtient un Master of Business Administration (MBA) avant de revenir au Togo en 1998 pour mettre en application toute la théorie acquise à travers le monde.

À 33 ans , il fit son entrée en politique en tant que représentant de la première circonscription de la préfecture de Blitta en mars 1999. De ce poste, il va connaître une ascension fulgurante pour arriver au pouvoir le 07 février 2005, soit deux jours après le décès de son père. Les tintamarres de la rue vont le pousser à démissionner avant d’être réélu le 24 avril 2005 , puis en 2010, en 2015 et tout récemment le 22 février 2020 avec 70,78% des suffrages exprimés.

Le champion d’Unir (Union pour la République) surnommé « Tchalévi simple » ou FEG comme par ses concitoyens, n’est pas homme à rester à la traîne. Il est très actif sur Twitter à l’instar de son homologue américain Donald Trump et par contre très silencieux sur les médias traditionnels. À croire qu’il n’aime que la modernité…

Loin d’être un saint, il ne cache pas sa détermination implacable à rester seul capitaine à bord. Son frère Kpatcha en a fait les frais. En prison depuis 2009, celui qui l’avait aidé à prendre le pouvoir à la mort de leur père a été condamné à 20 ans de réclusion pour avoir tenté de le renverser. Agbeyomé Kodjo président du Mouvement patriotique pour la démocratie et le Développement (MPDD), principal contestataire de son quatrième mandat devrait peut-être se faire discret pour vivre heureux.

Aujourd’hui à presque 54 ans et grandi de ses 21 années d’expérience dans la politique, Faure Gnassingbé compte avec ce quatrième mandat faire du Togo, un pays avec un avenir sûr et des progrès certains.
Il peut se targuer d’avoir de quoi se lancer. Sous ses auspices, le pays jadis au banc de la communauté internationale est devenu une destination de choix pour faire des affaires. Grâce à un plan de développement, le pays aspire à se construire autour du hub portuaire et des investissements passifs dans le secteur agricole, principal employeur du pays.

Simplice Honyiglo

Que cherche Pascal Bodjona à l’investiture de Faure Gnassingbé ?

D’aucuns se sont posés sans doute cette question après l’avoir aperçu à la cérémonie d’investiture du président élu Faure Gnassingbé.

Depuis sa sortie de prison en Février 2016, l’ex bras droit de Faure a longtemps joué la carte du silence. Mis à part quelques sorties publiques à l’église, le natif de kouméa semble ne plus s’intéresser à la chose politique. Certains l’ont pressenti dans le rang de l’opposition.

Après l’élection présidentielle de février dernier, contesté par le candidat du MPDD arrivé en deuxième position, beaucoup ont attendu en vain la réaction de l’ex ministre de l’Administration territoriale. Si Pascal Bodjona s’est longtemps gardé de se prononcer sur la bataille entre Agbeyomé et Faure, sa présence à l’investiture du candidat du parti Unir en dit d’avantage. Il(Pascal Bodjona) aurait choisi son camp selon certains observateurs.

Quoiqu’il en soit, l’avenir politique de l’ex bras droit de Faure Gnassingbé reste toujours une énigme.

Travail et Covid-19 : Gilbert Bawara et les partenaires sociaux s’accordent sur les responsabilités

Dans le cadre de la célébration de la fête des travailleurs ce 1er mai au Togo, le ministre de la Fonction publique, Gilbert Bawara, s’est entretenu avec les partenaires sociaux. Ils se sont accordés sur les responsabilités qui incombent à chacune des parties, en cette période de crise sanitaire du Covid-19.

Placée sous le signe du travail en cette période de crise sanitaire mondiale et au Togo en particulier, la rencontre entre le ministre de la Fonction publique, Gilbert Bawara et les partenaires sociaux, a été l’occasion pour le ministre de faire appel à des qualités indispensables en ce moment.

« Si nous avons été en mesure de surmonter un certain nombre de
difficultés alors que les temps étaient calmes, aujourd’hui que les temps sont difficiles, c’est le moment d’intensifier et de redoubler de volonté d’écoute et de
dialogue et surtout de volonté de compréhension mutuelle », a-t-il exhorté.

« Il faut savoir se tenir les coudes, ce n’est pas le moment du point de vue du gouvernement, pour les entreprises de se lancer dans des mesures qui pourraient précariser et fragiliser davantage la situation des travailleurs. C’est pourquoi nous devons pouvoir réfléchir ensemble et trouver des solutions innovantes et créatives pour faire face à un certains nombres d’insuffisance que compte notre législation de travail notamment en matière de chômage techniques », a poursuivi Gilbert Bawara.

En réponse au ministre les partenaires sociaux ont exprimé leur volonté d’oeuvrer dans la lutte contre le Covid-19 au Togo. « Tout en rappelant que la situation n’est que conjoncturelle, les organisations syndicales soulignent que la plateforme revendicatives en cours de négociation demeure d’actualité notamment les précisions sur les modalités de reinstauration de l’indemnité de départ à la retraite, la mise en place d’une protection sociale pour tous, la révision du code de travail», ont-ils éprouvé.

Les partenaires sociaux ont également fait valoir leur requête auprès du gouvernement, en remettant au ministre de la Fonction publique, le cahier de doléances des centrales syndicales.