La communauté Adja ressortissant du sud-est du Togo subit depuis quelques mois une avalanche de violences organisées dans certaines localités du pays comme Bassar et Danpken, de la part des habitants qui se prévalent du titre d’autochtones.
Il assure tout de même que la justice fera son travail et
situera les responsabilités sans lever le petit doigt pour protéger les
victimes.
Une enquête menée dans la localité par des associations
d’ethnie adja a révélé que les autorités administratives et judiciaires
laissent les Adja à leur sort.
Le Préfet et le maire rencontrés n’ont pas promis de prendre
des mesures pour limiter les violences.
Dans le rapport de la mission, il est révélé que ce
comportement de ces populations envers l’ethnie adja ne date pas d’aujourd’hui.
Le peuple Bassar accuserait les Adja de faire prospérer
leurs affaires dans la localité sur des pratiques magiques. C’est vrai, les
détenteurs des boutiques, magasins stations d’essences et autres activités
commerciaux sont les Adja.
Et cette prospérité d’après le rapport est mal digérée dans
la localité. C’est donc l’une des raisons de ces violences qui ont permis aux
jeunes de la localité de piller les magasins pour se ravitailler en sacs de
riz, bidons d’huiles et autres produits.
Alors que les autorités togolaises ne semblent accorder de
l’importance à cette situation, les cadres adja et les hauts responsables de
cette communauté dans la capitale Lomé ne volent pas au secours de leurs frères
en danger alors même que ces agressions se poursuivent à Bassar et à Guérin
Kouka.
Koffi Sodokin, conseiller à la Présidence, informé, a juste
demandé aux victimes d’aller se plaindre à la justice.
Les associations Adja ont décidé de prendre leur
responsabilité face à la démission des cadres Adja en se préparant à donner une
conférence de presse pour alerter l’opinion.
Les jeunes ont été bloqués dans leur élan par l’ancien
ministre du Plan le sieur Sémondji qui a demandé de lui accorder deux semaines,
occasion de rencontrer le Chef le Chef de l’Etat avant toute action alors que
sur place les violences se poursuivent. Cette attitude de personnalités sensées
protéger leurs frères et sœurs est décriée par les Adja de tous horizons qui
menacent de faire la riposte contre les ethnies étrangères basées aussi dans
leurs localités. Des représailles que les jeunes Adja ont tenu à amortir en
attendant que l’Etat agisse, faute d’action des ministres et conseillers
incapables de protéger leurs communautés en danger.
Ironie du sort, le Préfet du moyen-mono, depuis 15 ans, le
fief des adja est originaire de Bassar, la ville xénophobe. Lui aussi n’appelle
pas ses frères au calme et à la retenue.
Le souhait des victimes et des jeunes Adja qui suivent cette
affaire est d’exhorter ces cadres adja à se défaire de ce rôle de spectateur et
d’entrer en action ; de venir en aide aux leurs.
La communauté adja a longtemps été victimes de ces actes
xénophobes. La justice devrait faire son travail ; les responsables de crimes
devraient être arrêtés et jugés pour que cela serve d’exemple. Tout citoyen
togolais est libre de circuler et de vivre dans n’importe quelle localité sans
en être empêché.
Le rôle des conseillers et ministres n’est pas seulement de
revendiquer les biens auprès des autorités au nom des populations mais aussi et
surtout de les protéger.
Le silence de Djossou Sémondji et de Koffi Sodokin qui se
proclament comme des représentants légaux des Adja auprès du Chef de l’Etat est
coupable.
Le peuple Adja les attend donc au tournant politique pour se justifier.
source: independantexpress