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Ghana: Un marabout réclame dans une église son charme donné au pasteur

Kwaku Bonsam est un marabout populaire au Ghana. Il est souvent consulté par les hommes d’Eglise pour faire développer leur Eglise à travers des miracles.

Il aurait pris d’assaut une église pour récupérer son Juju (charme) auprès d’un pasteur. Cette scène se passe dans une ville au Ghana.

L’information est rendue public à travers une vidéo qui a fait le tour des réseaux sociaux. Dans la vidéo, on peut voir le marabout et son équipe perturber les activités dans l’église tout en demandant au pasteur de rendre le Juju qu’il lui a remis.

L’on peut entendre Kwaku Bonsam dire «Je t’ai dit de patienter», mais il n’est pas sûr s’il s’adressait directement au pasteur, totalement déconcerté par le mouvement inattendu du marabout.

Dans une interview, le marabout a récemment déclaré qu’il avait des clients pasteurs à travers le continent africain environ 1 700 d’entre eux et qu’ils le sollicitaient pour différents charmes pour accroître l’adhésion à leurs églises, rapporte Pulse NG.

«Plus de 1 700 pasteurs et soi-disant hommes de Dieu de différentes régions d’Afrique m’ont contacté, cherchant des pouvoirs pour accomplir des miracles, y compris le prophète T. B Joshua du Nigeria. C’est mon petit. Je le défie de sortir et de nier cela.”

“Outre les pasteurs, de nombreux hommes d’affaires éminents et fondateurs d’églises célèbres en Afrique fréquentent mon sanctuaire pour mes services et s’ils le nient, je les nommerai.” les propos de Kwaku Bonsam, le marabout que nous rapporte afrikmag.

Essohanam Koutom à la 72e Festival de Cannes

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Le Togo est en honneur à la 72e Festival de Cannes. Le pays de Faure Gnassingbé sera représente par Essohanam Koutom, le directeur du Cinéma Togolais.

Cette tout comme les autres années le rendez-vous reste et demeure l’un des événements les plus médiatisés au monde et le plus important festival de cinéma du point de vue du rayonnement international.

La délégation togolaise participe aux nombreuses conférences organisées en marge des projections pour discuter de cette industrie majeure. Et le Togo que représente Essohanam Koutom sera au premier plan ce jeudi à Cannes

Toutes les activités sont pilotées par le pavillon Afrique qui regroupe les professionnels du continent. C’est une première à Cannes.

Tiken Jah déplore ce qui se passe au Bénin avec Talon

L’artiste engagé, Tiken Jah Fakoly a participé ce matin à l’émission de Rfi. Invité principal de l’émission de plus d’une trentaine de minutes, le reggae man a passé en revue des situations politiques que traversent les pays africains dont la crise politique aux Bénin.    

Pour ce fils de la Côte d’Ivoire, le Bénin était cité en exemple sur ce continent. Ainsi dit-il, on ne peut que regretter ce qui s’y passe.

« Je pense que c’est dommage hein. C’est dommage parce que le Bénin était cité en exemple sur ce continent. Un exemple de démocratie, un exemple de stabilité. Donc on a été tous choqués par l’action des gouvernants actuels » a-t-il déclaré.

Quant à la population béninoise, le panafricaniste estime qu’elle ne va rien laisser, « donc moi je connais les béninois, ils ne vont rien lâcher » a-t-il ajouté.

Tiken Jah Fakoly n’est plus à présenter. Il  est l’un des artistes engagés de l’Afrique avec des mouvements par ici par là au point de donner l’insomnie aux régimes dictatoriaux que connait l’Afrique. C’est ainsi, que sa musique n’est pas toujours bien accueillie par les hommes politiques de son pays, la Côte d’Ivoire. Il a même été obligé de s’exiler un moment pour ses prises de positions sur les sujets politiques.

Pour rappel, il s’était même prononcé sur la situation politique au Togo lors de la crise en soutenant le peuple par sa fameuse chanson « quitte le pouvoir », une chanson qui n’est jamais du goût de certains acteurs politiques du continent.

Un atelier sur la promotion de la consommation intérieure du café s’est ouvert ce jeudi à Lomé

Un atelier sur la promotion de la consommation intérieure du café s’est ouvert jeudi à Lomé. l’atelier regroupe tous les pays producteurs africains du café.

L’Afrique contribue à hauteur d’environ 10% des exportations mondiales de café mais, à l’exception de l’Éthiopie, sa consommation intérieure est limitée.

La fortune économique de la plupart des pays producteurs d’Afrique dépend du café.

Ainsi, la rencontre de Lomé va permettre à l’Organisation interafricaine du Café (OIAC) de traiter les questions liées à l’amélioration de la productivité tout en encourageant la consommation intérieure dans ses États membres et en développant des partenariats pour promouvoir la consommation dans les autres pays africains dans le cadre de la promotion du commerce intra-africain de l’Union africaine.

Aussi occasion de faire des plaidoyers pour que la dimension locale, régionale et africaine soit de mise.

De nombreux officiels sont présents ainsi que les représentants des principales organisations professionnelles (Organisation internationale du café, Organisation inter-africaine du café, Comité de coordination pour les filières café et cacao …). 

Le programme proposé par l’OIC vise à tirer parti de l’urbanisation croissante en Afrique et de l’intérêt des investisseurs locaux pour les cafés dans les zones urbaines. Cela permettra de libérer l’énorme potentiel du sous-secteur africain du café, d’assurer un marché stable pour le café africain et de contribuer à l’amélioration du niveau de vie dans les communautés rurales. 

On estime que cela aura un impact particulier sur les femmes, qui jouent un rôle majeur dans le café et d’autres formes d’agriculture, générant ainsi des revenus accrus pour leurs familles. 

La promotion de la consommation de café fait partie de la stratégie quinquennale de l’OIAC approuvée par ses membres lors de sa 57e assemblée générale annuelle qui s’est tenue en février 2018 à Grand Bassam (Côte d’Ivoire). 

L’agriculture est le pivot économique de la plupart des pays africains et offre un potentiel élevé pour la croissance et la création d’emplois. 

Le secteur agricole emploie plus de 70% de la main-d’œuvre africaine et représente environ un tiers du PIB du continent. 

La pauvreté est importante dans les communautés rurales où l’on trouve les producteurs de café. Cela est dû au fait que plus de 70% des démunis du continent vivent dans les communautés rurales et dépendent de l’agriculture pour leur alimentation et la création de richesses. 

L’Afrique compte le plus grand nombre de pays producteurs de café et cette industrie est essentielle pour de nombreux pays car elle constitue une source majeure de revenus pour plus de 12 millions de ménages et contribue de manière significative aux recettes fiscales d’un certain nombre de ces pays. 

Le sous-secteur du café en Afrique continuera d’offrir des opportunités de croissance, d’augmentation des revenus et de transformation de la vie des communautés paysannes. Il offre un grand potentiel pour catalyser le développement du secteur privé, créer des emplois et générer des revenus pour les secteurs public et privé – y compris les planteurs, les transformateurs, les coopératives, les sociétés privées d’exportation, les gouvernements, etc. 

L’Afrique doit exploiter pleinement les opportunités existantes dans la transformation de la chaîne de valeur du café africain, en se concentrant à la fois sur les marchés nationaux et régionaux, en faisant la promotion de la demande intérieure et donc de la consommation, ce qui pourrait contribuer à faciliter une croissance à long terme tirée par le café dans les pays membres de l’OIAC dont le Togo fait partie. 

Sani Yaya et le représentant de la BAD font le bilan des différentes interventions de la BAD au Togo

Le ministre de l’Economie et des Finances, Sani Yaya, les membres du gouvernement et le représentant de la BAD pour le Togo, étaient ce jeudi à Lomé pour une réunion destinée à faire le suivi de la mise en œuvre des projets financés par la Banque africaine de développement.

Un bilan qui permet d’identifier les forces et les faiblesses des différentes interventions.

Le portefeuille actuel de la Banque au Togo compte douze projets qui se chiffrent à plus de 199 milliards de Fcfa ; un montant conséquent.

Récemment, la BAD a mené un audit complet à l’issue duquel un satisfecit a été délivré aux autorités togolaises.

Le programme d’action gouvernementale prévoit la poursuite des réformes, de l’assainissement des finances publiques, de la stabilité du cadre macroéconomique, l’amélioration du climat des affaires et la bonne gouvernance.

Autant d’orientations stratégiques nécessaires pour la réussite du Plan national de développement (PND). Un programme lancé récemment par le président Faure Gnassingbé.

Les interventions de la Banque dans différents domaines cadrent bien avec l’orientation stratégique du PND : social, agriculture, énergie, eau et assainissement, protection de l’environnement, transports …

‘Pour mettre en œuvre cet ambitieux programme, l’appui de nos partenaires au développement s’avère nécessaire. Dans cette dynamique, l’accompagnement de la BAD porte notamment sur le renforcement du cadre institutionnel et le développement économique à travers le financement des projets dans les secteurs de la gouvernance, du social, du secteur agricole, de l’énergie, de l’eau et de l’assainissement, de la protection de l’environnement et des transports’, a rappelé Sani Yaya. 

La réunion du jour permet de capitaliser les expériences sur les forces et faiblesses, de mettre en lumière les contraintes et de proposer des approches de solutions pour améliorer la qualité du portefeuille et de la réalisation des projets.

M. Yaya avait à ses côtés Kassah Traoré Zouréatou, la ministre des Infrastructures et des Transports, Mazamesso Assih, la secrétaire d’Etat auprès du président de la République chargée de la Finance inclusive, Aharh-Kpessou Mongo secrétaire permanent pour le suivi des reformes et Georges Bohoussou, représentant pays de la BAD.

Voici les noms des députés à l’origine du « charcutage » de la Constitution selon Me Améganvi

L’Alliance Nationale pour le Changement a fait une analyse juridique du charcutage constitutionnel opéré dans le temple chinois le 8 mai dernier. Le parti de Jean-Pierre Fabre a relevé au moins 26 « cavaliers législatifs » dans les modifications faites par les nommés de la nouvelle législature.

Dans le projet de loi de révision constitutionnelle introduit à l’Assemblée nationale, c’est seulement trois (3) articles de la loi fondamentale qui devraient subir des amendements. Mais dans la nuit du 8 mai dernier, les députés de la nouvelle législature ont plutôt procédé à une « opération chirurgicale bâclée », un charcutage individuel de la Constitution en violant complètement le règlement intérieur du parlement, les pratiques parlementaires, et les dispositions de la Constitution.

Sur les trois articles devant être amendés, notamment les articles 59, 60 et 100, ces députés en complicité avec la commission des lois, sont délibérément sortis du cadre du projet de loi introduit par gouvernement en modifiant, selon ce qui leur convient, plus d’une vingtaine d’articles de la Constitution. Il s’agit des articles 13, 52, 54, 55, 65, 75, 94, 101, 104, 106, 107, 108, 109, 110, 111, 115, 116, 117, 120, 125, 127, 128, 141, 145, 155 et 158.

Selon Me Isabelle Améganvi, 2eme vice-présidente de l’ANC, ces 26 articles charcutés arbitrairement, en pleine plénière, par les députés sont devenus des « cavaliers législatifs » d’autant plus qu’ils ne figurent pas dans le projet de loi du gouvernement et ne font même pas objet de proposition de loi soumise à l’étude à la Commission des lois.

Et selon l’ANC, les députés qui sont à l’origine de ce « massacre constitutionnel » sont entre autres : Atcholi Aklesso d’Union pour la République (UNIR), Gerry Taama Komandéga du Nouvel Engagement Togolais (NET), Tsolényanou Koffi du Cercle de Réflexion et d’Action pour le Développement (CRAD), Innocent Kagbara du Parti démocratique panafricain (PDP), Touh Pahorsiki d’Union pour la République (UNIR), Kantaga Poro d’Union pour la République (UNIR), Mme Kayi Raymond Lawson de Souza d’Union pour la République, Séna Alipui de l’Union des forces de Changement (UFC), Mme Mémounatou Ibrahima d’Union pour la République (UNIR) et Ajourouvi Yawovi Missiame Amenyo (député indépendant).

Le comble dans cette histoire, c’est que la commission des lois qui est censée empêcher ce charcutage, s’est elle-même prêtée à ce jeu en modifiant, en pleine plénière, les articles 101, 155 de la Constitution togolaise.

 L’Alliance Nationale pour le Changement a fait une analyse juridique du charcutage constitutionnel opéré dans le temple chinois le 8 mai dernier. Le parti de Jean-Pierre Fabre a relevé au moins 26 « cavaliers législatifs » dans les modifications faites par les nommés de la nouvelle législature.

Pour Me Isabelle Améganvi, c’est comme si ce 8 mai 2019, chaque député s’est levé et demandé à ses collègues de modifier tel article ou tel autre de la Constitution.

« Tout ceci montre qu’il n’existe pas d’opposition à la nouvelle Assemblée nationale. C’est vraiment une association de malfaiteurs qui se sont entendus et se sont partagé les rôles pour modifier irrégulièrement la Constitution de la République togolaise », a indiqué l’avocate.

Pour rappel, l’ANC a déjà saisi la Cour Constitutionnelle pour demander l’annulation de la forfaiture du 8 mai dernier à l’hémicycle.

source: icilome

TOGO : Vers la création d’un comité interministériel de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent

Le Togo veut vraiment lutter contre l’insécurité grandissante dans la sous-région ouest africaine et surtout la sécurité des Togolais. Face à ce sujet le gouvernement vient d’adopter trois projets de loi et un décret.

A ce 8ème conseil des ministres de l’année tenu ce mercredi 15 mai sous la supervision du Chef de l’Etat, SEM Faure Essozimna Gnassingbé, le sujet tourne autour du renforcement de la sécurité intérieure et de facilitation du trafic maritime international pour le Togo.

Le décret adopté ouvre la voie à la création d’un comité interministériel de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent (CIPLEV). Sa mise en place, dans un contexte de recrudescence de la menace terroriste dans la sous-région, doit permettre d’éradiquer ou de réduire la propagation de l’extrémisme violent.

L’autre disposition prise, toujours dans le domaine sécuritaire, donne au pouvoir exécutif, les instruments nécessaires pour faire face à de nouvelles menaces, tout en veillant à l’équilibre entre les libertés et à la sauvegarde de la sécurité publique.

Pour le volet commerce, deux projets de loi portant sur des conventions internationales maritimes, et destinées à faciliter la mise en œuvre de l’axe 1 du PND, ont été adoptés. Le gouvernement a autorisé l’adhésion du Togo à la Convention FAL, qui vise à faciliter le trafic international, et la ratification du protocole de 1988.

La convention adoptée en avril 1965 à Londres, a pour objectif de rendre plus accessibles les transports maritimes grâce notamment à une simplification des formalités. L’adhésion du Togo doit permettre de bénéficier de ces simplifications et de renforcer son attractivité, compte tenu de sa position géographique et des multiples atouts qu’offre le Port autonome de Lomé.

La ratification du Protocole de 1988 qui introduit un nouveau système de visite et de certification harmonisées, vise à améliorer la réputation du pavillon togolais, surtout vis-à-vis des instances maritimes internationales, et à attirer de nouveaux armateurs.

Le conseil a également procédé à des nominations au ministère de la justice et dans celui de l’administration territoriale.  

La fédération togolaise de football (FTF) en crise

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Ils ne font plus partis de la commission des recours de la fédération togolaise de football (FTF). Il s’agit de Monsieur Abodji Yacoubou, président, Monsieur Baba Fambaré, vice président, Monsieur Baba-Yara Affo, membre, Monsieur Kuevidjin Ekue, membre.

Après la décision du COMEX de la dite fédération de les révoquer, du moins provisoirement, pour violations graves et réitérées des statuts et des règlements de la FTF délibérément orchestrées au sein de la commission de recours, selon un communiqué rendu public mercredi 15 mai, le président de la dite commission a à son tour rendu son tablier en signe de protestation.

Selon des informations qui ont fuité dans les réseaux sociaux, Monsieur Abodji Yacoubou fustige la façon dont le président de la FTF le colonel Guy AKPOVI  use de son autorité pour influencer les décisions prises dans l’affaire qui oppose les clubs Agouwa et Unisport.

« J’ai déposé la décision le 26 avril 2019. A ce jour où je vous écris, vous avez refusé de notifier la décision aux deux clubs concernés. En lieu et place, vous avez préféré  m’envoyer les observations en me demandant de reprendre la décision. Malgré mes explications, vous persistez à me faire reprendre le dossier dans le sens contraire à ce que la commission a délibéré et voté », peut-on lire dans sa lettre de démission adressée au président de la FTF.

Ajoute t-il encore :  « Votre acharnement ne me permet plus d’exercer mes fonctions en tant que président de la commission de recours en toute sérénité. Je préfère vous remettre ma démission au lieu de poser des actes contraires à l’éthique et à la déontologie de ma profession de magistrat. Je vous souhaite bon vent à la tête de la FTF, notre sport roi ».

Source: radiooreole

Deux ponts inaugurés sur la rivière Zio à Togblékopé

Le Premier ministre Komi Selom Klassou a procédé ce mercredi 15 Mai à l’inauguration de deux ponts sur la rivière Zio (nationale n°1) à Togblékopé. Le coût de la réalisation est évalué à plus de 3 milliards de F CFA financés par l’Etat togolais et la Banque ouest-africaine de développement (BOAD). Ce sont des infrastructures socio collectives qui s’inscrivent dans le cadre de la politique des grands travaux entreprise sur la rivière Zio depuis quelques années par le Gouvernement togolais.

Le projet s’inscrit en effet dans le cadre des travaux de dédoublement de la route nationale n°1. Dénommé « autoroute de l’unité », ou « autoroute de partage de la prospérité », le dédoublement de cet axe stratégique pour le développement du pays, est l’un des projets phares du gouvernement togolais en termes d’infrastructures routières.

La section Lomé-Davié (20 Km) dans laquelle se situent les ponts inaugurés, constitue la première étape de ce dédoublement, selon la ministre des Infrastructures et des Transports. « La deuxième phase va concerner le tronçon Davié-Atakpamé sur une longueur d’environ 200 Km. C’est un projet en cours de négociation avec les partenaires », a indiqué Mme Zouréatou Kassa Traoré.

La conception architecturale des ponts prévoit une durée de vie de 50 ans. Cependant, le respect des règles des charges à l’essieu est nécessaire pour la pérennité des ouvrages. Les travaux ont été réalisés par l’entreprise SOGEA SATOM.

Source:Lavoixdelanation

Tikpi Atchadam rejette les réformes adoptées et appelle à la résistance

Tikpi Atchadam a rejeté mercredi les réformes adoptées le 8 mai dernier par l’Assemblée nationale togolaise. Le président du Parti national panafricain (PNP) qualifie les nouvelles dispositions de « costume tout cousu pour Faure Gnassingbé ».

Le leader du PNP condamne l’arrestation de certains responsables de son parti politique qui se retrouvent actuellement en prison. Il appelle à des comités de résistance contre un 4e mandat de Faure Gnassingbé en 2020.

« L’Assemblée a rejeté le texte projet de réformes constitutionnelles de la CEDEAO. Elle a adopté qui, quoi qu’on dise, a tous les traits d’un costume tout cousu pour Faure. Le message à travers l’attitude du pouvoir est clairement décelable : taisez-vous, nous monarchisons », a commenté Tikpi Atchadam dans un nouveau message publié mercredi.

Le juriste estime que toutes les modifications constitutionnelles intervenues au Togo répondent au même dessein, celui de « s’opposer à l’alternance au sommet de l’Etat ». Me Atchadam martèle que le régime togolais ne veut pas de limitation de mandat dans le temps et dans les prérogatives.

« Autrement dit, le régime en place ne veut pas d’une constitution. C’est pourquoi depuis 1992, tous ses efforts déployés de façon permanente consistent à rejeter la lettre et l’esprit de la Constitution du 14 octobre 1992 », fustige-t-il.

Le leader du PNP note que le régime togolais fait tout pour sauter le verrou lié au temps qu’impose la constitution « pourtant en harmonie avant l’heure avec les constitutions des Etats de la sous-région, aujourd’hui très avancés en matière de démocratie ». Le but visé par le pouvoir, selon lui, est de se conformer à ce qu’il appelle « testament politico-familial de feu Gnassingbé Eyadèma ».

Tikpi Atchadam croit que la possibilité offerte au Chef de l’Etat actuel de participer à la présidentielle de 2020 répond à un schéma de pouvoir à vie. Pour lui, les nouvelles dispositions sont des tentatives de maintien de Faure Gnassingbé au pouvoir.

« Celles-ci accordent à ce dernier des garanties et des privilèges inimaginables qui rappellent ceux de Louis XVI… Nous sommes dans une situation du souverain législateur. Avec la nouvelle constitution, Faure Gnassingbé, en toute impunité, dispose d’un droit de vie sur chaque citoyen. Ainsi, il devient souverain au vrai sens du terme. Rien au-dessus de lui, même pas Dieu », appuie Me Atchadam.

Le président du PNP condamne « une attitude cinique » de l’Assemblée nationale « qui ne représenterait pas le peuple mais le président ». Tikpi Atchadam pointe du doigt un texte personnel, en déphasage avec le travail fourni par l’expert constitutionnaliste commis par la CEDEAO.

« Des comités contre le 4e mandat de Faure doivent se constituer très rapidement »

Me Atchadam pense que le Togo n’a pas besoin d’un sénat qui serait un « refuge ». Il voit à travers cette réforme une façon d’effacer les 3 mandats effectués par le Faure Gnassingbé et de compter son 4e mandat comme étant le premier en 2020.

Au vu de cet argumentaire, le leader du PNP appelle à s’opposer à la « candidature de trop » de Faure Gnassingbé en 2020 parlant d’une perspective inadmissible pour le Togo.

« Pour ce faire, en plus des structures existantes dont les actions sont à saluer, des comités contre le 4e mandat de Faure doivent se constituer très rapidement. Toutes les voix de ce pays, sur le territoire national comme dans la diaspora doivent porter un seul et même message : non au 4e mandat de Faure Gnassingbé ».

Tikpi Atchadam appelle les autorités religieuses, la diaspora, les artistes togolais de la chanson à porter ce combat contre cette dite candidature. Le patron du parti au cheval blanc mobilise pour des élections libres et démocratiques et la normalisation de la vie politique au Togo.

L’opposant réaffirme la position de son parti qui est de ne pas participer aux élections locales mais de continuer la mobilisation pour le rendez-vous de 2020 afin de libérer la nation née sous Sylvanus Olympio.

Tikpi Atchadam s’est également prononcé sur l’arrestation des responsables et militants de son parti politique. Condamnant le fonctionnement de la justice, il appelle à leur libération ainsi que la libération de tous les « détenus politiques ».

« Effacer un règne de 15 ans, effacer des centaines de morts, ignorer des handicapés à vie et des détenus politiques n’avance en rien notre pays. C’est plutôt au niveau des détenus politiques qu’il convient de mettre le compteur à zéro avant de le refermer définitivement », a-t-il ajouté.

Pour finir, Me Atchadam appelle les populations à rester mobiliser pour répondre massivement, efficacement, à tout moment au rendez-vous avec le destin du pays.

« La victoire en main, nous pourrons nous réconcilier avec nous-mêmes, réhabiliter les grandes figures togolaises et africaines, refonder l’Etat togolais sur la bases des valeurs de libertés, de justice pour les citoyens égaux et contribuer à la construction de l’Afrique… », a-t-il conclu.

source: Togobreaking